Quatrième de couverture
Un professeur d'université au sommet de sa carrière découvre, dans une revue savante lue par ses collègues et ses étudiants, un articulet anonyme qui met en cause le sérieux de ses travaux. Quel adversaire, ou quel ennemi, se cache sous l'anonymat? C'est ce qu'il lui importe de savoir au cours d'une enquête que le lecteur mène à ses côtés. Dans le milieu où nous introduit l'auteur, tous peuvent être suspectés : le collègue affable, l'assistant respectueux, voire le faux ami, sans parler de l'ex-rival auprès de l'épouse bien-aimée qui n'est peut-être pas irréprochable. Dans la savante partie qui s'engage, il faut, comme au jeu des échecs, parvenir au mat par la feinte et la manuvre autant que par l'attaque, ne laisser au coupable aucune retraite possible, l'amener à se découvrir lui-même. Il' arrive toutefois que les plus fins tacticiens se trompent, et, quand il y a mort d'homme, le jeu se transforme en tragédie. « Le joueur invisible » n'est pas celui qu'on croit.
L'aspect « policier » de cet ouvrage, s'il donne un intérêt certain à la lecture, ne doit cependant pas faire illusion. Le Joueur invisible met en scène des existences individuelles en état de crise et constitue une satire de certaines façons de vivre la culture. Il repose sur une violence souterraine qu'expriment au mieux des dialogues incisifs et une construction narrative qui, sous les agitations de surface, laisse voir le fond assez trouble des rapports humains.
L'auteur vu par l'éditeur
Giuseppe Pontiggia, né à Côme en 1934, professeur et critique, est l'auteur d'une thèse sur "la Technique narrative d'Italo Svevo". Il a publié deux autres romans avant le joueur invisible qui est le premier à paraître en français. Un video-film en a été tiré pour les télévisions suisse, italienne et française.