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Journal d'un curé de campagne
 
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Journal d'un curé de campagne

Claude Laydu , Nicole Maurey , Robert Bresson    DVD
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Détails sur le produit

  • Acteurs : Claude Laydu, Nicole Maurey, Nicole Ladmiral, André Guibert, Marie-Monique Arkell
  • Réalisateurs : Robert Bresson
  • Format : PAL
  • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
  • Studio : Warner Home Vidéo
  • Date de sortie du DVD : 6 février 2002
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (1 commentaire client)
  • ASIN: B00005ULT4
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 54.791 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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Descriptions du produit

Un Essentiel amazon.fr

Un jeune prêtre chétif arrive dans sa première paroisse, Ambricourt, un petit village du Nord de la France. Il brûle d'un grand enthousiasme mais se heurte à l'incompréhension de ses paroissiens. Le châtelain, un homme ombrageux avec lequel il tente de nouer des rapports cordiaux, se referme dès qu'il est question de sa liaison amoureuse avec l'institutrice. Seul le curé de Torcy paraît comprendre son jeune confrère. Jour après jour, le jeune prêtre se sent écrasé par la solitude. Quand un drame familial éclate au château, auquel le jeune curé se trouve mêlé, le comte le calomnie. Considéré comme le chef-d'œuvre de Robert Bresson, Le Journal d'un curé de campagne, adaptation du roman de Georges Bernanos, nous plonge dans la désillusion apparente d'un homme malade et inadapté, animé d'une foi dévorante mais incapable de communiquer avec ses ouailles ; la triste et belle histoire d'une vie brève que l'on regarde comme un chemin de croix. Le réalisme troublant du film, généré par une utilisation très habile des décors par Bresson, provient également du fait que presque tous les comédiens du film sont des débutants ou des non-professionnels, comme le personnage du curé de Torcy, qui est interprété par un médecin. Grand succès lors de sa sortie en salles, le film a obtenu le prix Louis-Delluc en 1950 ainsi que le Prix international et le Prix de la meilleure photographie au Festival de Venise 1951. --David Rault

Synopsis

Un jeune prêtre, ignorant sa grave maladie, arrive dans sa première paroisse : Ambricourt. La paroisse est pauvre, le presbytère sans confort. Les paroissiens ne font preuve que de désespoir, orgueil, rancoeurs et cruauté. Affaibli par son mystérieux mal, le prêtre tente pourtant l'impossible pour sauver ceux dont il a la charge devant Dieu...

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Format:DVD
Le film de Robert Bresson, adapté du roman éponyme de Georges Bernanos, montre de manière linéaire le court sacerdoce d'un jeune curé, tout frais émoulu du grand séminaire et nommé dans une paroisse rurale du nord de la France. Portant en lui une foi pure, exigeante et dogmatique, le jeune prêtre va très vite se heurter à l'incompréhension, voire à la haine de ses paroissiens. Malgré les bons conseils d'un curé plus expérimenté que lui (le curé de Torcy) et d'un médecin désabusé, il continuera à négliger sa santé, déjà pourtant très fragile, et s'entêtera à évangéliser de façon maladroite et dogmatique. Son « enseignement » sera fait de préceptes moraux ne cadrant parfois pas du tout avec la psychologie des personnages. Victime de moqueries, refoulé, méprisé, notre jeune curé va se retrancher dans l'écriture d'un long journal, racontant objectivement et sans concession les faits les plus marquants de sa vie quotidienne. Riche et simple à la fois, ce journal, en perpétuelle construction, va progressivement permettre au jeune prêtre de redéfinir son rôle et sa place dans une société sécularisée et qui attend d'un curé un discours et une pratique plus réalistes et, finalement, plus humaines. À force de se nourrir de vin sucré et de pain sec, le jeune prêtre succombera finalement à un cancer de l'estomac. Les quelques mots qu'il prononcera juste avant de mourir (« Qu'est-ce que cela peut faire ? Tout est Grâce »), empruntés à la parole de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, semblent apparaître comme l'aboutissement d'une perpétuelle remise en question, donnant ainsi au journal le rôle central de ce très beau film spirituel.
Le caractère logique du scénario est indéniable. Comment concevoir, en effet, que le jeune curé puisse nous rendre compte de son journal alors qu'il meurt avant de l'avoir achevé ? Le scénario nous présente alors deux personnages clés, le curé de Torcy qui peut témoigner sur la vie sacerdotale du défunt et l'ancien camarade de séminaire, présenté alors comme prêtre défroqué, qui pourra parler du caractère et du comportement de notre curé de campagne. Par ailleurs, le fait que notre « héros » ne soit pas nommé dans le film (ce qui nous oblige à le désigner chaque fois par sa fonction), n'est-il pas un signe selon lequel sa seule identité serait Dieu ?
Enfin, sur le plan esthétique, les paramètres me paraissent bien cadrer avec l'objectif fondamental : montrer tout au long du film une certaine alternance entre continuité (le curé s'entête dans ses démarches) et rupture (il se fait de plus en plus d'ennemis), mais aussi la lenteur dans l'évolution psycho-cognitive d'un homme (n'est-il pas encore un enfant ?) écartelé entre une théorie dogmatique et une pratique qui le laisse désemparé. L'image en noir et blanc révèle fort bien ces contrastes. Les plans fixes montrent bien l'arrêt sur réflexion et sur action. Enfin, les gros plans permettent de valoriser la pensée spirituelle (abstraite) par rapport aux personnages (concrets), qui ne sont là que pour servir de supports.
Film à voir et à revoir absolument.
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