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Commentaires client les plus utiles
46 internautes sur 49 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
pour entrer chez Genet,
Par Un client
Ce commentaire fait référence à cette édition : Journal du voleur (Poche)
Le Journal du Voleur est le premier livre de Genet que j'ai lu, j'avais 17 ans. Des rumeurs couraient qur le compte de cet auteur sullfureux, peu fréquentable. Ce fut un émerveillement et le début d'un questionnement qui ne m'a plus jamais quitté. Comment Genet avait-il réussi à synthétiser toute la langue française de ces origines au 20ème s ? Comment était-il parvenu à ériger le mal en beauté ? Peut-être moins "violent", moins complexe, que d'autres de Genet, ce roman me semble un bon début pour une intimité avec un auteur dont on ne peut plus se passer.
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12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La fleur du mal,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Journal du voleur (Poche)
Unique œuvre autobiographique de Genet, "Journal du voleur" raconte ses aventures, ses misères, ses larcins, ses liaisons homosexuelles en France, en Espagne, en Italie et en Europe centrale. Genet n'est pas im-moral - ce qui nécessite un positionnement conscient, volontaire, parfois même calculé - mais a-moral, c'est à dire, comme dirait Nietzsche, au-delà du Bien et du Mal. Pas la moindre trace de révolte ; chez lui, l'asocialité est immanente, naturelle, incarnée, c'est "son" monde qu'il nous raconte, et il sait combien il est l'antithèse de "notre" monde.Sentiment lucide d'exclusion d'un ordre général - le nôtre, espace cohérent, normé, moral, droit - a-t-il jamais été mieux exprimé qu'en ces lignes : "Exclu par ma naissance et par mes goûts d'un ordre social qui me refusait je n'en distinguais pas la diversité. J'en admirais la parfaite cohérence qui me refusait. J'étais stupéfait devant un édifice si rigoureux dont les détails se comprenaient contre moi. Rien au monde n'était insolite : les étoiles sur la manche d'un général, les cours de la Bourse, la cueillette des olives, le style judiciaire, le marché du grain, les parterres de fleurs... Rien. Cet ordre redoutable, redouté, dont tous les détails étaient en connexion exacte avait un sens : mon exil." Offrant une "cosmogonie sacrée" comme disait justement Sartre, il écrit avec poésie, talent (voire génie), rigueur, et même une évidente douceur, les bas-fond, la lie de l'humanité : exclus, voleurs, mendiants, homosexuels, etc ; tous passent par le prisme sacré de sa perception et de sa langue. La précision des sens et des descriptions offrent ce qu'on pourrait appeler un "panthéisme du Mal", dont il est l'unique incarnation littéraire. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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