J'avoue que je me suis laissée tenter, et par les critiques élogieuses, et par la forte publicité faite autour de ce livre et de sa couverture. Cette femme lascive et respirant la sensualité semblait me promettre un livre sulfureux. Que nenni!!
L'idée est originale, un récit à trois voix, suivi d'un repertoire alphabétique. Malheureusement, l'auteur semble pleinement satisfait de son style et ne se lasse pas d'en rajouter. Dans le premier chapitre sur la réunion d'anciens elèves, les commentaires en italiques sur ce qui se passe en dehors de la relation Charlie/ guido sont inutiles et alourdissent leurs retrouvailles, d'autant plus qu'on ne reverra jamais les susdits anciens amis. La relation C/G est malgré tout installée et on voit leurs 2 caractères se dessiner.
La partie suivante concernant Guido est interessante aussi puisqu'elle explique toutes ses relations avec les femmes et son désir permanent de chasse. Guido semble s'écouter parler et certains discours sont trop longs, mais l'ensemble reste agréable. Ma deception a réellement commencé avec la partie sur Aviva, que j'espérais justement plus sensuelle. Je n'ai rien ressenti de cette relation soi disant passionnée, et je trouve les propos tenus par Aviva froids, contenant trop de digressions qui correspondent peut être à l'instabilité du personnage, mais sont ennuyeuses. Trop de redites, l'histoire tourne en rond, on ne parle que de sexe, mais on dirait qu'il ne se passe jamais rien. Guido est imbu de sa personne, totalement antipathique et absolument pas drôle. D'ailleurs, le livre ne l'est pas non plus, hormis quelques jeux de mots qui prêtent à sourire.
La partie avec l'Arabe est horriblement difficile à lire, et sa longueur n'apporte rien au récit, si ce n'est une hâte d'arriver au bout. La coincidence de la rencontre est d'ailleurs un peu trop facile. Ah, le pouvoir de l'écrivain n'a pas de limite! Je ne dirai rien de la fin, pour le coup trop hâtive, mais peut être ne l'ai je pas totalement comprise.
Je terminerai juste en disant que ce live n'est vraiment pas flatteur pour les femmes de plus de 50 ans, ni pour celles de 30. Toutes les femmes de ce livre sont idiotes, futiles ou à côté de leurs pompes. Les hommes sont vulgaires, indécis et creux, machos et suffisants. Cela n'en fait pas un coktail d'humour et de sensualité, loin s'en faut.
Pour finir, le repertoire est une idée originale, mais quand on le lit en même temps que le texte, cela coupe totalement la spontanéité du récit. Quand on le lit à la fin (eh oui, il il y a des entrées qui ne sont pas indiquées dans le récit), tout est dans le désordre, et cela estompe l'intensité de la fin du livre. C'est comme reprendre une part de gigot après avoir fini le café!
En conclusion, si je trouve les personnages antipathiques ou transparents, cela n'engage que moi. Mais le livre aurait été plus mince de 200 pages, il s'en serait mieux porté, et l'on se serait moins essouflé à le lire!