Les traducteurs et éditeurs français ont systématiquement utilisé, outre les ressources de leur propre et imposante érudition, les travaux anglo-saxons et américains, notamment ceux de Don Gifford. Cela leur permet de mettre à la portée du public francophone une édition critique qui n'a pas son équivalent, ce qui est tout de même ironique, dans les pays de langue anglaise. Ce paradoxe a d'ailleurs été relevé, avec admiration, outre-Manche et outre-Atlantique. En France par contre, certains esprits chagrins ont reproché à l'édition de la Pléiade l'étendue des notes, des variantes, de la correspondance (pourtant si étonnante) entre Joyce, ses amis, sa famille, son frère et surtout ses abominables éditeurs. On ne les oblige pas à les lire. Ni ça ni autre chose, d'ailleurs.