On assiste aux exploits acrobatiques d'un athlétique homme d'affaires, un mélange du "Magnifique" et du "Guignolo", qui déploie mille astuces pour pécho des filles, à l'insu de sa femme, la splendide Marie Laforêt. On le voit donc en canot, en train, en ski nautique, en hélicoptère, à toute heure du jour et de la nuit.
C'est marrant à petite dose, là, c'est le grand déballage. Au moment où on va zapper, voilà que l'histoire commence vraiment, avec l'apparition de Sophie Marceau, en belle esseulée sans logis que le fringuant quinqua ramène chez lui, en profitant de l'absence de sa femme. Mais voilà, l'épouse revient à l'improviste, et le séducteur démasqué improvise un mensonge en disant que cette jolie fille, c'est sa fille secrète, sa mazarine!
On embraye alors sur le thème de la pièce de théâtre "Joyeuses Pâques", rejouée avec le talent minimal d'acteurs de cinéma.
Y a pas photo, Arditi, Schulz et Sihol jouent infiniment mieux leurs répliques. Belmondo cabotine, Marceau reste coincée, Laforêt tire vaille que vaille son épingle du jeu.
D'autant plus que la pièce de théâtre est détournée, sortie de son contexte, s'achève dans une fricassée de voitures cassées, d'acrobaties, de bagarres, au palais des expositions de Nice.
Mention spéciale, quand même, à Rosy Varte, en mère de Marceau, qui joue son rôle burlesque avec autant de talent que son homologue de théâtre. C'est elle la plus bonne... ou en tout cas, la moins mauvaise.
Une pièce de théâtre malheureusement dénaturée par un cabotinage excessif. Heureusement que cette fine équipe n'a pas entrepris d'adapter la cage aux folles ou les diner de cons.
Il est vrai que d'autres s'en sont chargés!