Un de ces albums de James Taylors forgés d'ingéniosité refléchissantes créatrices inspirées, qui se retiennent et s'assimilent tout autant qu'on les aimes. Propositions de textes ou l'amour est exclamée dans des détours ominiprésents, comme en exemple dans la chanson d'introduction ("Chaques fois que je vois ton visage souriant, j'ai moi même le sourire, parce que je t'aime"), mais encore cette fusion peut très bien dijoncter, en atteste le titre en huitième position "I was only telling a lie" ("A présent chérie, quand je te disais que je t'aime j'étais porté sur le mensonge") Compositions fignolées, orchestrations décharchées en instrumentations disciplinées, entre claviers, percusions, batterie, basses et guitares. Des éruptions de blues dégénérés dans des cadences éperonnées ("You're smiling face", "Honey don't leave L.A", "I was only telling a lie"), des ballades vitrifiées, ou les notes se détendent dans une fluidité d'écoute qui temporises et dessoûles ("There we are", "Another grey morning", "Secret o'life" -repris en 1997 par Art Garfunkel- "Handy man", "Looking for love on Broadway", "Terra nova" -avec la complicité à l'écriture, voix et harmonica de Carly Simon"- "If I keep my heart out of sight") Le blues se mèle à la country sur "Bartender's blues" et un a-capéla est à peine effleuré par des gestes de baguettes qui se joint à la partie. Et quand les transportations neurologiques se terminent, tout le monde sait à cet instant précis, que c'est un album signé de main de maitre dont on vient d'écouler les pistes. Essentiel !