Bienvenue en 2103 à Méga City One, ville géante de 500 millions d'habitants mais qui s'apprête à en perdre un grand nombre dans les épisodes 208 à 270 qui composent ce recueil. Les grands moments du volume 5 sont, dans l'ordre :
The Crime Files (14 épisodes) : Un tour d'horizon de la pègre du futur : les body sharks (prêteurs sur gage de corps humains), les perp runners (passeurs entre planètes), les Umpty baggers (contrebandiers de bonbons), les blitz agencies (tueurs à gages), les psycos (criminels usant de pouvoirs télépathiques), les numbers racketters (des pirates informatiques) et enfin les Stookie glanders (trafiquants de Stookies, petites créatures extraterrestres aux glandes régénérantes).
Judge Death lives (5 épisodes) : celui pour qui la vie même est hors-la-loi revient, accompagné de trois redoutables confrères, Fear, Fire et Mortis.
The Hotdog run (5 épisodes) : encadrés par des juges confirmés, un escadron de cadets de l'Academy of Law se lance à la poursuite de tueurs à gages mutants.
The Apocalypse War (35 épisodes) : alors que la cité a été affaiblie par une vague de Block Mania (guerre entre immeubles), les juges de East Meg One (les russes en quelque sorte) lancent une offensive dévastatrice sur Méga City One.
Toutes ces histoires étant à l'origine parues en épisodes dans des Comics (de 1981 à 1982), on a droit à chaque fois au résumé des événements, ce qui se révèle un peu fastidieux, d'autant plus qu'un défaut devient flagrant chez les scénaristes de la série, John Wagner et Alan Grant, qui tout ingénieux et talentueux qu'ils soient, ont une fâcheuse tendance à tuer toutes leurs créatures, empêchant ainsi l'installation de personnages récurrents, bons ou mauvais. L'ensemble est excellent quand même, très drôle, cynique à souhait, à conseiller à tout amateur de SF non rebuté par la langue anglaise et le noir et blanc.