Après le controversé « Ether song », on présente cet album comme un retour aux sources pour le duo britannique. Ce qui n’est pas faux car les 2 musiciens ont autoproduit « Jackinabox » et joué la plupart des instruments du disque. Mais même si le sens de la mélodie est toujours là, on a l’impression qu’une certaine routine s’est installée chez Turin Brakes. Pourtant, l’album commence très bien avec le lumineux « They can’t buy the sunshine » puis « Red moon » et ses belles variations. Les autres morceaux s’enchaînent efficacement mais on ne retrouve pas la puissance émotionnelle qui émane habituellement des compositions du groupe. Cela est dû en partie à un Olly Knights un peu en dessous de ce qu’il est capable de donner vocalement (hormis sur « Last clown » et « Come and go »). Espérons que cela ne soit qu’un passage à vide pour ce talentueux duo qui, heureusement, est toujours aussi magique lorsqu’il joue en live.