J'ai adoré ce film remuant, trépidant, hystérique par moments. Il en émane une décharge de vie, d'énergie assez exceptionnelle.
Son ambition est de couvrir à peu près tous les états amoureux (tomber amoureux, cesser d'aimer, s'émouvoir à l'idée d'un amour passé, tromper, etc.) et il y réussit très bien.
Ils courent beaucoup, ces acteurs, ces Italiens, en quête d'étincelles et d'absolu. Leurs histoires n'ont rien de très original (au niveau de l'intrigue on est dans le registre de la telenovela), et pourtant on s'en fiche, ce qui compte c'est qu'ils nous communiquent leur énergie, leur trop plein de vie. Et ils y arrivent magnifiquement.
A noter la musique exceptionnelle de Paolo Buonvino, une partition ample, gracieuse, omniprésente, qui colle parfaitement à ces mouvements incessants.
Et puis Stefania Sandrelli. Ah, quel bonheur d'actrice ! Stefania Sandrelli dans sa petite veste de tailleur rouge qui va retrouver son plus grand amour. Jeu très physique, très corporel, qui rend hommage à la comédie italienne des années 60 ("Mariage à l'italienne"). Stefania constamment au bord des larmes, toujours belle et touchante avec sa voix de petite fille. Tellement vulnérable... on ne peut que l'adorer !