Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Pharisiens, kanji, rires enregistrés, modèle réduit, assassinat,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : KABUKI: Scarab : Lost in Translation (Broché)
Ce tome regroupe les 8 épisodes de la minisérie du même nom parue de 1999 à 2001. Le scénario est de David Mack (comme pour les autres tomes de la série), les illustrations sont de Rick Mays.Ce tome s'attache à Scarab, l'une des 8 assassins de l'organisation secrète du Noh. La première scène montre Scarab échappant à des hommes de main de la pègre lors d'une fusillade. La deuxième scène la montre lors de l'infiltration de la prison pour agents secrets mis à l'écart, racontée dans Mask of the Noh. Puis la narration passe à une scène plus intimiste dans laquelle Scarab se livre à Tigerlily en lui racontant son passé et comment elle en est arrivée à faire partie des assassins du Noh. Ce tome est un peu à part dans la série des Kabuki puisque le personnage principal est Scarab et non Kabuki. Au départ, David Mack avait envisagé de consacrer une minisérie à chacune des assassins du Noh. Au final, il n'y aura que celle de Scarab. Du fait de l'absence de Kabuki, Mack confie les illustrations à Rick Mays qui avait déjà illustré 2 histoires dans Mask of the Noh. Première évidence : le style de Mays est beaucoup plus direct et simple que celui de Mack. Le lecteur se trouve face à un comics simple avec des illustrations (en noir & blanc) transcrivant les actions dictées par le scénario, les enchevêtrements ont disparu. Il n'y a que 2 pages dans l'épisode 8 qui ressemblent à du David Mack. Mays utilise un style avec des détails, sans être surchargé. Il emploie une mise en page de 5 à 6 cases par page en moyenne. Chaque personnage dispose d'une identité propre qui le rend facile à reconnaître. L'histoire tourne autour de 4 jeunes femmes. Chacune d'elles arbore un style vestimentaire spécifique, typé djeuns et crédible. Les scènes d'action transmettent bien l'énergie des courses, ou la force des coups. Les expressions des visages restent mesurées et plausibles. L'intégralité de l'histoire se déroule au Japon, à Tokyo, et Rick Mays glisse plusieurs clins d'oeil aux mangas en en reprenant quelques codes. Il y a bien sûr les lignes non figuratives pour donner l'impression de vitesse. Il y a une ou deux gouttes de sueur qui symbolise la gêne du personnage concerné. Scarab est également représenté une fois avec des canines allongées pour évoquer l'animalité de son état d'esprit du moment. Deuxième évidence, David Mack a choisi de raconter une histoire plus simple que celle des tomes consacrés à Kabuki. Il explore le passé de Scarab et ce qui l'a conduite à épouser ce métier d'assassin, mais sans tenter de retranscrire les sensations, ou sans approfondir son inconscient. Le début est même décevant. Passé l'image analogique du scarabée en modèle réduit à assembler, le lecteur découvre une histoire de yakusas et de jeunes adultes fricotant avec la pègre. Mack a beau inclure une jeune femme sur les toilettes et une scène sur le tournage d'un film pornographique, le lecteur ne retrouve pas la sophistication des précédents tomes. Mais, arrivé au chapitre 6, David Mack renoue avec son amour de la culture nippone. Il commence par une double page sur les différentes sous-cultures à tendance délinquante du Japon des années 1990 : Bosozoku, Chimpira, Yankee, Otaku et Kogals (Rick Mays est à a hauteur du défi pour représenter chaque code vestimentaire de manière crédible). Il expose ensuite sa fascination pour la calligraphie japonaise, et en particulier les différents niveaux de sens des kanji de manière magistrale. En passant au chapitre 7, David Mack dévoile comment les péripéties précédentes s'intègrent dans un point de vue plus complexe qui associe le concept de modèle réduit, à l'idéologie des pharisiens, ainsi qu'à une vision du temps déconcertante. Il se joue également du lecteur avec une résolution à 2 niveaux confrontant le point de vue de Scarab à la représentation des événements transformée par le prisme déformant du produit dérivé qu'est le dessin animé des tueuses du Noh. David Mack et Rick Mays présentent en détail Scarab (Keiko). L'histoire donne également le point de vue de Scarab sur l'intervention dans la clinique (décrite du point de vue de Kabuki dans Metamorphosis). Mack et Mays racontent une histoire beaucoup plus accessible que les autres de la série Kabuki, à la fois du point de vue narratif et du point de vue graphique. Toutefois, David Mack inclut quelques concepts audacieux et quelques réflexions bien noires (comme celle sur les rires préenregistrés des séries télé). Si vous n'avez pas lu les autres tomes de Kabuki, il n'est pas certain que ce tome vous transportera. Si vous êtes un lecteur de Kabuki, ce tome vous semblera en deçà des autres en termes de densité narrative, et peut être moins convaincant quant à la psychologie du personnage principal. POUR S'Y RETROUVER Les tomes de Kabuki se lisent dans l'ordre suivant : (1) Circle of blood, (2) Dreams, (3) Mask of the Noh, (4) Skin Deep, (5) Metamorphosis, (6) Scarab - Lost in Translation et (7) The alchemy. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
|
|