Un court roman entre monologue et dialogue. Dialogue avec son collègue philosophe, avec sa future / ancienne épouse, avec lui-même.
Imre a la conscience empoisonnée, par son séjour à Auschwitz, mais peut-être plus encore par son enfance, par le poids de la figure paternelle. De ce bourbier il ne sait pas ni ne veut sortir. Le travail, la lecture, l'écriture le soutiennent.
Contrairement à ce qu'on pourrait attendre, il est bien peu question d'enfant dans cet ouvrage. Il n'y a évidemment pas de place pour l'amour d'un enfant dans ce caeur ravagé, et la question de la filiation paraît surtout un prétexte à ce cri, cette confession.
C'est un livre difficile dans tous les sens du terme, et je n'ai pas accroché, je ne l'ai pas compris. Trop confus, trop maladif. Mais j'ai bien l'intention d'essayer un autre ouvrage de Kertesz, peut-être Etre sans destin.