Kate Bush

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Biographie

Née en 1958 à Bexleyheath en Angleterre, Catherine Bush se met rapidement au piano. Imprégnée par la musique folk qu'écoute sa famille, elle compose ses premières chansons à l'âge de 14 ans environ. C'est à cette époque (1973) qu'un ami de la famille Bush, Ricky Hopper, prépare une démo des musiques de la jeune chanteuse afin de les faire écouter à un ami d'enfance, David Gilmour. Le guitariste et chanteur de Pink Floyd, admiratif devant le talent de chanteuse et la qualité des compositions de Kate Bush décide d'organiser une séance d'enregistrement plus conséquente afin de présenter son ... Lire la suite

Née en 1958 à Bexleyheath en Angleterre, Catherine Bush se met rapidement au piano. Imprégnée par la musique folk qu'écoute sa famille, elle compose ses premières chansons à l'âge de 14 ans environ. C'est à cette époque (1973) qu'un ami de la famille Bush, Ricky Hopper, prépare une démo des musiques de la jeune chanteuse afin de les faire écouter à un ami d'enfance, David Gilmour. Le guitariste et chanteur de Pink Floyd, admiratif devant le talent de chanteuse et la qualité des compositions de Kate Bush décide d'organiser une séance d'enregistrement plus conséquente afin de présenter son travail à sa maison de disque de l'époque.

Peu convaincu, EMI mettra un peu de temps avant de signer Kate Bush. Gilmour devant même préparer une deuxième démo qui cette fois s'avèrera décisive. Et c'est donc en 1978 que sort son premier album The Kick Inside, regroupant des chansons écrites au cours de son adolescence parmi lesquelles figurent les magnifiques « Wuthering Heights » (titre parmi les plus connus de Kate Bush) et « The Man With a Child in His Eyes ». L'album rencontre un énorme succès outre-Manche. Mais au-delà du succès commercial, le plus remarquable est sans aucun doute l'étonnante maturité qui transparaît au travers de chaque chanson, pourtant écrites à un âge relativement jeune. Un univers est né, et qui ne se démentira pas par la suite.

Suivra ainsi la même année l'album Lionheart, affirmant plus nettement un monde musical emprunt d'un romantisme délicat ; baignant dans une recherche sonore et formelle en écho lointain au rock progressif ambient.

Elle entame en 1979 ce qui sera son unique tournée à travers l'Europe, qu'elle nomme The Tour of Life, s'étalant sur 28 dates. Les concerts rencontrent un énorme succès et présentent un spectacle complet regroupant musique, danse, et mise en scène très théâtrale. Kate Bush gardera en effet cet amour pour la danse qu'elle a longuement pratiquée et que l'on retrouvera par ailleurs dans presque toutes ces prestations, que ce soit en concert, lors d'émissions télévisées ou pour ses vidéos-clips toujours emprunts de cette marque chorégraphique singulière. Mais le succès des concerts ne suffit pas à combler les pertes financières d'une tournée au coût prohibitif. Elle réservera par la suite ses apparitions scéniques à de trop rares occasions, tels des concerts de charité ou pour des évènements ponctuels.

L'aventure discographique se poursuit tout de même avec la sortie de l'album Never for Ever en 1980, qu'elle coproduit, et dont on remarquera plus particulièrement les titres « Babooshka » (immense succès international), « Army Dreamers » ou encore  « Breathing ». Peu à peu, Kate Bush prend les rênes de chaque maillon de la chaîne discographique, sans doute encouragée par Peter Gabriel qu'elle rencontre au cours d'un concert, et qui l'incite à prendre entièrement en main ses ambitions artistiques.

The Dreaming sort en 1982. Produit cette fois entièrement par Kate Bush comme le seront dorénavant tous ses albums, les titres témoignent d'une recherche artistique plus approfondie sur le plan musical, mais aussi dans les textes plus fouillés : « [...] avec The Dreaming, je me suis complètement laissée absorber dans le processus de la création d'un disque. Je prenais en charge la production : ça a été très important mais très dur pour moi. J'avais des choses à prouver. »

L'accueil est mitigé mais quelques années plus tard, en 1985, sort l'album Hounds of Love (pierre angulaire de sa carrière avec The Dreaming ?) qu'elle enregistre dans son studio personnel. Emprunt d'une recherche sonore toute personnelle, plus conceptuel sur quelques titres, il renferme des chansons incontournables accompagnés de clips vidéos très travaillés :  « Running Up That Hill », « Hounds of Love » ou encore « Cloud Busting ». Le succès est cette fois au rendez-vous, notamment aux Etats-Unis.

A noter en 1986 sa participation à l'album So de Peter Gabriel en duo sur le remarquable titre « Don't Give Up », accompagné d'un clip vidéo en droite ligne de sa vision artistique. Leur complicité musicale est évidente.

Elaboré dans un cadre plus intime, impliquant uniquement des amis musiciens de longue date, tels David Gilmour, The Sensual World sort en 1989. Le succès est plus mitigé malgré une réussite artistique indéniable. Emprunt d'une féminité insaisissable et romantique, le titre magnifique « This Woman's Work » en est particulièrement significatif.

L'année 1993 voit la parution de l'album The Red Shoes très inspiré par le monde de la danse classique, mais moins convaincant par ses titres plus formatés. Le titre « Rubberband Girl » connaît cependant un succès retentissant. Sa mère Hannah décède pendant l'enregistrement de l'album ; un peu perdue, elle remonte difficilement la pente.

Puis, hormis quelques apparitions discographiques (The Glory of Gerswhin en 1994), elle disparaît totalement de la scène musicale. Elle décide de prendre du recul et s'occupe de son fils né en 1998. Elle ne cesse pourtant de composer et élabore pendant cette longue période de plus de dix ans ce qui deviendra Aerial. Ce dernier album en date parait à la fin de l'année 2005. C'est un événement retentissant dans le monde musical, et l'on se rend vite compte que son aura est toujours intacte. C'est sans aucun doute son album le plus complet, ambitieux par sa forme, son concept, très inspiré par son fils Bertie : un premier disque regroupant des chansons sous une forme assez classique, chacune mettant en scène des personnages très marqués (Elvis...). Le second plus conceptuel, suivant le parcours d'une journée, du levé au coucher du soleil. Sa voix n'a rien perdue de son charme, et navigue avec une extraordinaire aisance dans des touches sonores diverses mêlant pop, musique de la renaissance, flamenco ou encore musique électronique. Une totale réussite dont le succès l'étonnera elle-même après tant d'années.

Kate Bush a su imposer sa démarche, se tenant toujours relativement à l'écart du show business. Elle déclare ainsi dans une interview de février 2006 : « [...] C'est difficile de garder son propre espace. Moi je me considère comme un écrivain. On ne me voit peut-être pas comme ça, mais c'est ma vision. Et un écrivain a besoin d'avoir les pieds ancrés dans la réalité. Ma famille, ma vie domestique sont incroyablement importants et essentiels à mon travail.[...] »

Son ambition artistique s'inscrit dans le temps. Dans la nécessité profonde de produire elle-même ses disques, dans son indépendance vis à vis de sa maison de disque, en développant, par exemple, son studio personnel à une époque où cela était beaucoup moins répandu qu'aujourd'hui, ou encore dans la volonté de ne s'entourer peu à peu que de collaborateurs qu'elle connaît bien tels Del Palmer, ingénieur du son et bassiste travaillant avec elle depuis ses débuts. Mais c'est une recherche sonore sur le fond et la forme qui la caractérise sans doute mieux. Elle se penchera ainsi longuement dans les années 1980 sur les possibilités sonores du Fairlight (un des premiers échantillonneurs sonores) que Peter Gabriel l'incita à expérimenter.

Le temps ne semble pas avoir de prise sur la divine anglaise qui signe son retour au printemps 2011 par l'album Director's Cut, projet rassemblant des réenregistrements actuels de deux albums précédents, The Sensual World (1989) et The Red Shoes (1993). L'année se clôt en beauté avec la sortie de l'album original 50 Words for Snow consacré à la thématique hivernale et comprenant quelques lectures personnelles de la période de Noël. Elton John fait même une apparition sur « Snowed In At WheelerStreet ». Copyright 2014 Music Story Eric Seigneur

Née en 1958 à Bexleyheath en Angleterre, Catherine Bush se met rapidement au piano. Imprégnée par la musique folk qu'écoute sa famille, elle compose ses premières chansons à l'âge de 14 ans environ. C'est à cette époque (1973) qu'un ami de la famille Bush, Ricky Hopper, prépare une démo des musiques de la jeune chanteuse afin de les faire écouter à un ami d'enfance, David Gilmour. Le guitariste et chanteur de Pink Floyd, admiratif devant le talent de chanteuse et la qualité des compositions de Kate Bush décide d'organiser une séance d'enregistrement plus conséquente afin de présenter son travail à sa maison de disque de l'époque.

Peu convaincu, EMI mettra un peu de temps avant de signer Kate Bush. Gilmour devant même préparer une deuxième démo qui cette fois s'avèrera décisive. Et c'est donc en 1978 que sort son premier album The Kick Inside, regroupant des chansons écrites au cours de son adolescence parmi lesquelles figurent les magnifiques « Wuthering Heights » (titre parmi les plus connus de Kate Bush) et « The Man With a Child in His Eyes ». L'album rencontre un énorme succès outre-Manche. Mais au-delà du succès commercial, le plus remarquable est sans aucun doute l'étonnante maturité qui transparaît au travers de chaque chanson, pourtant écrites à un âge relativement jeune. Un univers est né, et qui ne se démentira pas par la suite.

Suivra ainsi la même année l'album Lionheart, affirmant plus nettement un monde musical emprunt d'un romantisme délicat ; baignant dans une recherche sonore et formelle en écho lointain au rock progressif ambient.

Elle entame en 1979 ce qui sera son unique tournée à travers l'Europe, qu'elle nomme The Tour of Life, s'étalant sur 28 dates. Les concerts rencontrent un énorme succès et présentent un spectacle complet regroupant musique, danse, et mise en scène très théâtrale. Kate Bush gardera en effet cet amour pour la danse qu'elle a longuement pratiquée et que l'on retrouvera par ailleurs dans presque toutes ces prestations, que ce soit en concert, lors d'émissions télévisées ou pour ses vidéos-clips toujours emprunts de cette marque chorégraphique singulière. Mais le succès des concerts ne suffit pas à combler les pertes financières d'une tournée au coût prohibitif. Elle réservera par la suite ses apparitions scéniques à de trop rares occasions, tels des concerts de charité ou pour des évènements ponctuels.

L'aventure discographique se poursuit tout de même avec la sortie de l'album Never for Ever en 1980, qu'elle coproduit, et dont on remarquera plus particulièrement les titres « Babooshka » (immense succès international), « Army Dreamers » ou encore  « Breathing ». Peu à peu, Kate Bush prend les rênes de chaque maillon de la chaîne discographique, sans doute encouragée par Peter Gabriel qu'elle rencontre au cours d'un concert, et qui l'incite à prendre entièrement en main ses ambitions artistiques.

The Dreaming sort en 1982. Produit cette fois entièrement par Kate Bush comme le seront dorénavant tous ses albums, les titres témoignent d'une recherche artistique plus approfondie sur le plan musical, mais aussi dans les textes plus fouillés : « [...] avec The Dreaming, je me suis complètement laissée absorber dans le processus de la création d'un disque. Je prenais en charge la production : ça a été très important mais très dur pour moi. J'avais des choses à prouver. »

L'accueil est mitigé mais quelques années plus tard, en 1985, sort l'album Hounds of Love (pierre angulaire de sa carrière avec The Dreaming ?) qu'elle enregistre dans son studio personnel. Emprunt d'une recherche sonore toute personnelle, plus conceptuel sur quelques titres, il renferme des chansons incontournables accompagnés de clips vidéos très travaillés :  « Running Up That Hill », « Hounds of Love » ou encore « Cloud Busting ». Le succès est cette fois au rendez-vous, notamment aux Etats-Unis.

A noter en 1986 sa participation à l'album So de Peter Gabriel en duo sur le remarquable titre « Don't Give Up », accompagné d'un clip vidéo en droite ligne de sa vision artistique. Leur complicité musicale est évidente.

Elaboré dans un cadre plus intime, impliquant uniquement des amis musiciens de longue date, tels David Gilmour, The Sensual World sort en 1989. Le succès est plus mitigé malgré une réussite artistique indéniable. Emprunt d'une féminité insaisissable et romantique, le titre magnifique « This Woman's Work » en est particulièrement significatif.

L'année 1993 voit la parution de l'album The Red Shoes très inspiré par le monde de la danse classique, mais moins convaincant par ses titres plus formatés. Le titre « Rubberband Girl » connaît cependant un succès retentissant. Sa mère Hannah décède pendant l'enregistrement de l'album ; un peu perdue, elle remonte difficilement la pente.

Puis, hormis quelques apparitions discographiques (The Glory of Gerswhin en 1994), elle disparaît totalement de la scène musicale. Elle décide de prendre du recul et s'occupe de son fils né en 1998. Elle ne cesse pourtant de composer et élabore pendant cette longue période de plus de dix ans ce qui deviendra Aerial. Ce dernier album en date parait à la fin de l'année 2005. C'est un événement retentissant dans le monde musical, et l'on se rend vite compte que son aura est toujours intacte. C'est sans aucun doute son album le plus complet, ambitieux par sa forme, son concept, très inspiré par son fils Bertie : un premier disque regroupant des chansons sous une forme assez classique, chacune mettant en scène des personnages très marqués (Elvis...). Le second plus conceptuel, suivant le parcours d'une journée, du levé au coucher du soleil. Sa voix n'a rien perdue de son charme, et navigue avec une extraordinaire aisance dans des touches sonores diverses mêlant pop, musique de la renaissance, flamenco ou encore musique électronique. Une totale réussite dont le succès l'étonnera elle-même après tant d'années.

Kate Bush a su imposer sa démarche, se tenant toujours relativement à l'écart du show business. Elle déclare ainsi dans une interview de février 2006 : « [...] C'est difficile de garder son propre espace. Moi je me considère comme un écrivain. On ne me voit peut-être pas comme ça, mais c'est ma vision. Et un écrivain a besoin d'avoir les pieds ancrés dans la réalité. Ma famille, ma vie domestique sont incroyablement importants et essentiels à mon travail.[...] »

Son ambition artistique s'inscrit dans le temps. Dans la nécessité profonde de produire elle-même ses disques, dans son indépendance vis à vis de sa maison de disque, en développant, par exemple, son studio personnel à une époque où cela était beaucoup moins répandu qu'aujourd'hui, ou encore dans la volonté de ne s'entourer peu à peu que de collaborateurs qu'elle connaît bien tels Del Palmer, ingénieur du son et bassiste travaillant avec elle depuis ses débuts. Mais c'est une recherche sonore sur le fond et la forme qui la caractérise sans doute mieux. Elle se penchera ainsi longuement dans les années 1980 sur les possibilités sonores du Fairlight (un des premiers échantillonneurs sonores) que Peter Gabriel l'incita à expérimenter.

Le temps ne semble pas avoir de prise sur la divine anglaise qui signe son retour au printemps 2011 par l'album Director's Cut, projet rassemblant des réenregistrements actuels de deux albums précédents, The Sensual World (1989) et The Red Shoes (1993). L'année se clôt en beauté avec la sortie de l'album original 50 Words for Snow consacré à la thématique hivernale et comprenant quelques lectures personnelles de la période de Noël. Elton John fait même une apparition sur « Snowed In At WheelerStreet ». Copyright 2014 Music Story Eric Seigneur

Née en 1958 à Bexleyheath en Angleterre, Catherine Bush se met rapidement au piano. Imprégnée par la musique folk qu'écoute sa famille, elle compose ses premières chansons à l'âge de 14 ans environ. C'est à cette époque (1973) qu'un ami de la famille Bush, Ricky Hopper, prépare une démo des musiques de la jeune chanteuse afin de les faire écouter à un ami d'enfance, David Gilmour. Le guitariste et chanteur de Pink Floyd, admiratif devant le talent de chanteuse et la qualité des compositions de Kate Bush décide d'organiser une séance d'enregistrement plus conséquente afin de présenter son travail à sa maison de disque de l'époque.

Peu convaincu, EMI mettra un peu de temps avant de signer Kate Bush. Gilmour devant même préparer une deuxième démo qui cette fois s'avèrera décisive. Et c'est donc en 1978 que sort son premier album The Kick Inside, regroupant des chansons écrites au cours de son adolescence parmi lesquelles figurent les magnifiques « Wuthering Heights » (titre parmi les plus connus de Kate Bush) et « The Man With a Child in His Eyes ». L'album rencontre un énorme succès outre-Manche. Mais au-delà du succès commercial, le plus remarquable est sans aucun doute l'étonnante maturité qui transparaît au travers de chaque chanson, pourtant écrites à un âge relativement jeune. Un univers est né, et qui ne se démentira pas par la suite.

Suivra ainsi la même année l'album Lionheart, affirmant plus nettement un monde musical emprunt d'un romantisme délicat ; baignant dans une recherche sonore et formelle en écho lointain au rock progressif ambient.

Elle entame en 1979 ce qui sera son unique tournée à travers l'Europe, qu'elle nomme The Tour of Life, s'étalant sur 28 dates. Les concerts rencontrent un énorme succès et présentent un spectacle complet regroupant musique, danse, et mise en scène très théâtrale. Kate Bush gardera en effet cet amour pour la danse qu'elle a longuement pratiquée et que l'on retrouvera par ailleurs dans presque toutes ces prestations, que ce soit en concert, lors d'émissions télévisées ou pour ses vidéos-clips toujours emprunts de cette marque chorégraphique singulière. Mais le succès des concerts ne suffit pas à combler les pertes financières d'une tournée au coût prohibitif. Elle réservera par la suite ses apparitions scéniques à de trop rares occasions, tels des concerts de charité ou pour des évènements ponctuels.

L'aventure discographique se poursuit tout de même avec la sortie de l'album Never for Ever en 1980, qu'elle coproduit, et dont on remarquera plus particulièrement les titres « Babooshka » (immense succès international), « Army Dreamers » ou encore  « Breathing ». Peu à peu, Kate Bush prend les rênes de chaque maillon de la chaîne discographique, sans doute encouragée par Peter Gabriel qu'elle rencontre au cours d'un concert, et qui l'incite à prendre entièrement en main ses ambitions artistiques.

The Dreaming sort en 1982. Produit cette fois entièrement par Kate Bush comme le seront dorénavant tous ses albums, les titres témoignent d'une recherche artistique plus approfondie sur le plan musical, mais aussi dans les textes plus fouillés : « [...] avec The Dreaming, je me suis complètement laissée absorber dans le processus de la création d'un disque. Je prenais en charge la production : ça a été très important mais très dur pour moi. J'avais des choses à prouver. »

L'accueil est mitigé mais quelques années plus tard, en 1985, sort l'album Hounds of Love (pierre angulaire de sa carrière avec The Dreaming ?) qu'elle enregistre dans son studio personnel. Emprunt d'une recherche sonore toute personnelle, plus conceptuel sur quelques titres, il renferme des chansons incontournables accompagnés de clips vidéos très travaillés :  « Running Up That Hill », « Hounds of Love » ou encore « Cloud Busting ». Le succès est cette fois au rendez-vous, notamment aux Etats-Unis.

A noter en 1986 sa participation à l'album So de Peter Gabriel en duo sur le remarquable titre « Don't Give Up », accompagné d'un clip vidéo en droite ligne de sa vision artistique. Leur complicité musicale est évidente.

Elaboré dans un cadre plus intime, impliquant uniquement des amis musiciens de longue date, tels David Gilmour, The Sensual World sort en 1989. Le succès est plus mitigé malgré une réussite artistique indéniable. Emprunt d'une féminité insaisissable et romantique, le titre magnifique « This Woman's Work » en est particulièrement significatif.

L'année 1993 voit la parution de l'album The Red Shoes très inspiré par le monde de la danse classique, mais moins convaincant par ses titres plus formatés. Le titre « Rubberband Girl » connaît cependant un succès retentissant. Sa mère Hannah décède pendant l'enregistrement de l'album ; un peu perdue, elle remonte difficilement la pente.

Puis, hormis quelques apparitions discographiques (The Glory of Gerswhin en 1994), elle disparaît totalement de la scène musicale. Elle décide de prendre du recul et s'occupe de son fils né en 1998. Elle ne cesse pourtant de composer et élabore pendant cette longue période de plus de dix ans ce qui deviendra Aerial. Ce dernier album en date parait à la fin de l'année 2005. C'est un événement retentissant dans le monde musical, et l'on se rend vite compte que son aura est toujours intacte. C'est sans aucun doute son album le plus complet, ambitieux par sa forme, son concept, très inspiré par son fils Bertie : un premier disque regroupant des chansons sous une forme assez classique, chacune mettant en scène des personnages très marqués (Elvis...). Le second plus conceptuel, suivant le parcours d'une journée, du levé au coucher du soleil. Sa voix n'a rien perdue de son charme, et navigue avec une extraordinaire aisance dans des touches sonores diverses mêlant pop, musique de la renaissance, flamenco ou encore musique électronique. Une totale réussite dont le succès l'étonnera elle-même après tant d'années.

Kate Bush a su imposer sa démarche, se tenant toujours relativement à l'écart du show business. Elle déclare ainsi dans une interview de février 2006 : « [...] C'est difficile de garder son propre espace. Moi je me considère comme un écrivain. On ne me voit peut-être pas comme ça, mais c'est ma vision. Et un écrivain a besoin d'avoir les pieds ancrés dans la réalité. Ma famille, ma vie domestique sont incroyablement importants et essentiels à mon travail.[...] »

Son ambition artistique s'inscrit dans le temps. Dans la nécessité profonde de produire elle-même ses disques, dans son indépendance vis à vis de sa maison de disque, en développant, par exemple, son studio personnel à une époque où cela était beaucoup moins répandu qu'aujourd'hui, ou encore dans la volonté de ne s'entourer peu à peu que de collaborateurs qu'elle connaît bien tels Del Palmer, ingénieur du son et bassiste travaillant avec elle depuis ses débuts. Mais c'est une recherche sonore sur le fond et la forme qui la caractérise sans doute mieux. Elle se penchera ainsi longuement dans les années 1980 sur les possibilités sonores du Fairlight (un des premiers échantillonneurs sonores) que Peter Gabriel l'incita à expérimenter.

Le temps ne semble pas avoir de prise sur la divine anglaise qui signe son retour au printemps 2011 par l'album Director's Cut, projet rassemblant des réenregistrements actuels de deux albums précédents, The Sensual World (1989) et The Red Shoes (1993). L'année se clôt en beauté avec la sortie de l'album original 50 Words for Snow consacré à la thématique hivernale et comprenant quelques lectures personnelles de la période de Noël. Elton John fait même une apparition sur « Snowed In At WheelerStreet ». Copyright 2014 Music Story Eric Seigneur


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