Si Kenichi est un titre baston dans la plus pure tradition shônen, il n’en reste pas moins qu’il a aussi vocation d’initiation aux arts martiaux. En effet, malgré les effets exagérés et les capacités surhumaines de la plupart des acteurs de ce titre, l’auteur s’attache néanmoins à rester strictement dans un cadre martial, ce qui signifie donc des techniques et des mouvements existant réellement, ainsi qu’une grande variété d’arts martiaux, de toute nationalité et de toute provenance. Kenichi, c’est un peu une grande vitrine de ce que les hommes ont développé durant des millénaires dans l’art du combat à mains nues. Et Shun Matsuena s’en sort fort bien pour conserver cette balance entre technique réelle et divertissement shônen.
C’est au tour de Miu et Kenichi d’affronter leurs adversaires dans ce fameux tournoi du DDD. Ils se retrouvent ainsi face à un trio de pratiquants d’arts martiaux chinois, chacun représentant un des trois grands styles : Tai-chi-chuan, Paquachuan et Xingquichuan. Dans ce combat, ce sont les techniques millénaires de la Chine qui sont donc mis en avant, pour un combat qui s’annonce plus technique que stratégique, ce qui est bienvenu au niveau du rythme après le combat de l’alliance Shinpaku au tour précédent.
Le combat est réellement palpitant, plein de rebondissements, de techniques mortels et avec un Kenichi qui prend enfin de l’assurance et tire parti de son expérience pour retourner la situation à son avantage. Bien sûr, il n’y a pas réellement de suspens, nous savons tous qui sera le dernier debout à la fin de l’affrontement. Cependant, l’utilisation du Tai-chi en combat réel, la détermination de Kenichi, la confiance que porte Miu pour son compagnon… Tous ces éléments font que ce combat n’est pas comme les autres, apporte un réel danger (notamment grâce aux techniques de Tai-chi) et donc un réel suspens, et la fin du combat vient donc comme un soulagement et presque une explosion de joie après la victoire.
Bref, « Kenichi, le Disciple Ultime », ne déçoit toujours pas, même après autant de volumes. L’auteur parvient à garder de la fraîcheur dans ses affrontement, du suspens en faisant de Kenichi quelqu’un de compétent mais jamais surpuissant, et surtout très humain dans ses doutes, ses peurs et ses interrogations dans ces combats à mort. Une excellente série de divertissement qui remplit son rôle à merveille et ne nous déçoit pas une seconde, et une indispensable pour ceux qui aiment la baston.
Sorrow
(Critique de www.manga-news.com )Né à Tokyo le 11 février, Shun Matsuena fait une école de manga dans laquelle il sera très remarqué avec "Le chevalier et le voyageur", une oeuvre particulièrement originale. Il connaît ses débuts professionnels avec le manga "La porte du Valhalla" dans une édition spéciale du célèbre magazine Sunday. Il connaît enfin le succès avec la série "A l'attaque Ryôzanpaku! L'invincible disciple" qui paraît dans le même magazine. Ce titre est tellement populaire qu'il est interrompu, pour être retravaillé et relancé en gardant les éléments de base sous le titre "Kenichi le disciple ultime", qui est toujours publié aujourd'hui dans le Shônen Sunday.
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