Un premier album exceptionnel dont je connais les paroles en intégralité du premier au dernier titre. Un second volet qui vient me combler totalement. Delerm est mon artiste préféré, je l'adore. Ce second album, je ne le possède que depuis moins de 24 heures, et il est déjà passé en boucle plus d'une dizaine de fois dans ma chaine hi-fi. C'est du grand art. Un disque dont on se dit qu'on pourra l'écouter 50 fois, 100 fois, 1000 fois et même plus, sans que l'on ne s'en lasse. On retrouve ici un Vincent Delerm fidèle à celui du premier album. Des textes bien écrits, d'une fluidité impressionnante, et qui nous amènent au creux des histoires qu'ils racontent. Ces textes sonnent vrais, et semblement proches de nous tout en étant de vrais chefs-d'ouvres littéraires. Ce qui nous fait dire que Vincent est plus qu'un chanteur, c'est un auteur qui chante ses textes. On retrouve également ici son gout particulier pour les noms propres tout comme une alternance de chanson calfeutrées, émouvantes, et de titres plus rythmés. "Le baiser Modiano" fait chialer, "Les filles de 1973 ont trente ans" rappelle surement à beaucoup une partie de leur histoire personnelle. Mais Delerm a aussi évolué, en bien. Ce deuxième opus, aux accents anglo-saxons, parait plus évolué musicalement, et l'interprétation, même si elle souffre toujours de certaines lacunes, s'améliore ici un peu. Mais là n'est pas l'important, Vincent nous fait rêver, voyager, rire, pleurer, et n'est-ce pas là la véritable marque de son talent... A l'heure des succès commerciaux, Delerm redonne à la chanson française une véritable identité.