Bernard Allison nous présente son 2ème album live en 1999 après « no mercy » en 1996. Un public enthousiaste acclame un musicien qui assure sans compter, rien que le « bad love » écrit par James Solberg et souvent joué par son père Luther, prouve les qualités de showman du guitariste qui délivre des solos bourrés de feeling. Que des reprises dans cet album, Bernard s'est fait plaisir, il reprend et fait durer pendant plus de 18mn « leave my girl alone » de Buddy Guy, là encore la guitare se fait entendre magnifiquement, bavarde, gargouillante, incisive, délicate, elle survole une rythmique efficace ponctuée par les éclats cuivrés d'un trombone et d'une trompette ! Et de « going down » de Don Nix, en passant par « life is a bitch » du paternel, l'album se termine par une bonne partie de guitare slidée dans « good time woman » de Johnny Winter. Pas loin d'une heure de chicago blues, intense, où le guitariste déploie toute sa technique avec virtuosité et conviction, accompagné par un groupe soudé ou officie une petite section de cuivres.