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4.0 étoiles sur 5
Doom Ba Da Doom !, 20 août 2007
Ce commentaire fait référence à cette édition : King Of The Grey Islands (CD)
La première fois que j'ai écouté ce disque, j'avais trouvé les compos moyennes mais j'aimais tout de même bien le style pratiqué. Depuis, je l'ai écouté une fois par soir, car le style m'attirait vraiment.
Pour vous donner une idée, imaginez-vous les premiers albums de Black Sabbath avec Ozzy mais avec la prod du Black Album de Metallica. J'exagère un peu mais c'est une prod très limpide à laquelle on a affaire ici, surtout au niveau des guitares qui sont bien tranchantes comme j'aime.
C'est tout-à-fait le style Sabbathien: des riffs lourds à la Tony Iommi, une musique lente et ténébreuse. Particularité de cet album, et du doom en général, je pense: le thème de la chanson (ici, le riff), se répète toujours et, c'est un succès de ce côté-là, finit par hypnotiser l'auditeur qui ne demande qu'à y revenir, et qui finit peu à peu à se faire aux mélodies de l'album, ce qui a été mon cas.
N'allez pas croire que c'est constamment la même chose du début à la fin de chaque chanson pour autant, il y a des breaks très ambiancés qui exercent le même effet hypnotique sur l'auditeur, mais on retiendra avant tout ce leitmotiv de riffs emplis d'un certain groove. Le chanteur a une voix très claire. Pas de montées dans les aigus ou de graves qui font vibrer les murs, le bonhomme chante, tout simplement, de manière assez mystique, forcément, mais rien de rebutant pour l'auditeur lambda. Le mariage entre la voix et la musique est réussi alors que tout les oppose au départ.
Bref, n'allez pas chercher des myriades de subtilités là-dedans ou des solos de guitares à 10.000 notes à la seconde (il y a des solos néanmoins), ça reste basique avant tout, épuré jusque dans les effets, mais ça reste surtout foutrement efficace et l'arrière-goût de "revenez-y" y est très prononcé.
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5.0 étoiles sur 5
Don't stop at the top., 26 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : King Of The Grey Islands (CD)
Après un come-back aussi inattendu qu'efficace avec son
album éponyme (2005), Candlemass est de retour aux affaires deux ans plus tard mais sans son emblématique chanteur. En effet, Messiah Marcolin a décidé dans l'entre temps de jeter l'éponge sur la collaboration avec ses anciens partenaires. Ce qui aurait pu, une nouvelle fois, perturber fortement la suite de la carrière du groupe n'aura été qu'une courte période de transition avant de tomber sur le remplaçant idéal.
On le sait, il est toujours difficile de remplacer un chanteur populaire au sein d'une formation, celui que tout le monde considère comme LE chanteur du groupe.
Mais cette tâche, le nouveau venu, Robert Lowe, va s'en acquitter avec les honneurs. Il faut dire que cet américain n'est pas né de la dernière pluie et a longtemps roulé sa bosse avec son groupe Solitude Aeternus.
L'excellent "Emperor of the void" qui ouvre le bal intronise Lowe au poste de chanteur de la meilleure des façons. Il nous dévoile une voix puissante et mélodique, exactement ce qu'il fallait pour ce type de morceaux. Le second titre, le tout aussi excellent "Devil seed" montre que Candlemass n'a pas changé son fusil d'épaule et nous rassure. Inquiétude légitime car la dernière fois que Messiah a quitté
Candlemass, cela a un peu bouleversé le style pratiqué sur les premiers albums du groupe. Ici, point de tout cela. La lourdeur légendaire du groupe est de mise. On continue donc ce que l'on sait si bien faire dans l'équipe de Leif Edling depuis des années : le Doom lyrique est à l'honneur. Les rythmiques sont lourdes à souhait ("Of stars and smoke", "Demonia 6"), les solos lumineux et la voix de Lowe parachève l'oeuvre. Bref, la recette fonctionne parfaitement. En plus, la production est énorme (Peter Tagtgren qu'on ne présente plus aux manettes). L'amateur du style ne peut que se réjouir devant une telle maîtrise.
Candlemass nous montrait avec ce "King of the grey islands" qu'il était bel et bien de retour. Et
la suite allait être à la hauteur des espérances.
En bonus sur cette édition, deux titres légendaires du groupe ("Solitude" et "At the gallows end") chantés par Lowe. Enjoy !
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