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4.0 étoiles sur 5
Radio nostaglie, 28 février 2012
Quand un ancien Beatles sort un nouvel album, difficile de ne pas s'intéresser à son cas, surtout quand il s'agit de Paul. J'ai depuis longtemps, c'est-à-dire toujours, dissocié les disques du fabuleux groupe de ceux du musicien. D'ailleurs je ne sentais pas d'a priori favorable à ce nouvel opus Kisses On The Bottom ' au titre étrange pour ne pas dire ridicule (Baisers sur les fesses/cul)- jusqu'à ce que je laisse mes oreilles juger par elles-mêmes. Mes réticences initiales venaient du fait, que ce disque est une compilation de titres que Mr Paul écoutait quand il était jeune, ce qui nous ramène assez loin dans le temps, et qu'il avait voulu les reprendre pour leur rendre hommage. Et moi, les disques hommage'. Effectivement sur les seize titres (version DeLuxe du CD), seuls trois sont écrits par McCartney (My Valentine, Only Our Hearts et Baby's Request), lequel pousse plus loin encore le bouchon, puisque notre multi instrumentiste, se contente uniquement de chanter et d'apporter sa guitare acoustique sur deux titres (Get Yourself Another Fool et The Inch Worm). Un album de musique cool, au swing discret, ambiance club avec un orchestre jazzy (Diana Krall et son groupe pour être précis), le batteur se sert de balais, une contrebasse et quelques autres instruments au fil des morceaux. Ce genre-là. Paul chante merveilleusement bien et la prise de son est telle, que parfois on l'entend respirer entre les mots. Deux invités de marque apportent leur pierre discrète mais facilement identifiable à ce remarquable édifice, Eric Clapton et sa guitare sur My Valentine et Stewie Wonder son harmonica chromatique sur Only Our Hearts. Parfois le temps se rétrécit étrangement, comme sur ce Bye Bye Blackbird, mélancolique à souhait avec ses violons, « I'll arrive late tonight, blackbird bye bye » comme un clin d'½il nostalgique au Blackbird des Beatles (1968) qui lui était enjoué et sautillant « Blackbird singing in the dead of night/Take these broken wings and learn to fly/All your life/You were only waiting for this moment to arise ». En juin prochain Sir Paul McCartney fêtera ses 70 ans, bien qu'il porte encore beau et qu'il soit jeune marié (en octobre dernier il a épousé Nancy Shewell sa cadette de vingt ans), il n'a plus rien à prouver et peut se laisser aller à composer ou interpréter les musiques de ses jours heureux. Ses derniers albums studio Chaos and Creation in the Backyard (2005) et Memory Almost Full (2007) annonçaient déjà l'heure des bilans, ce moment de la vie où l'on commence à regarder dans le rétroviseur. Ce Kisses On The Bottom, n'est peut-être pas un chef d'½uvre si on le replace dans l'ensemble de l'½uvre époustouflante de Paul, mais il y chante divinement bien et si vous l'écoutez quand vient la nuit vous serez à deux doigts du paradis.
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22 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Jazz meets rock and roll, 7 février 2012
Surprenant pour un ex Beatles, et certainement déroutant pour les fans traditionnels de Sir Paul. Je suis un peu étonné qu'il n'ait abordé que le coté "balade", j'aurais préféré des titres un peu plus "entraînant", mais je ne boude quand même pas mon plaisir d'écouter Paul Mc Cartney accompagné par une pléiade de mes musiciens, producteur et ingénieur du son favoris. Diana Krall, les Pizzarelli père et fils, Eric Clapton et Stevie Wonder en guest (la, rien de très surprenant) John Clayton et Jeff Hamilton (il manque leur big band, par contre). LiPuma à la production et naturellement Al Schmitt aux manettes. Bref que du beau monde. j'allais oublier, studios de légende, Abbey Road, Avatar et Capitol records.Tout y est. De toute façon à conseiller pour la performance.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
A consommer avec modération, 27 mars 2012
Après avoir bien écouté et réécouté cet album, je me dis : bravo, bien fait, et tout, et tout, mais c'est comme se trouver dans un bel endroit délicatement climatisé : il y a un moment où on a envie d'ouvrir la fenêtre, et de respirer un petit air frais qui nous surprend, nous titille. Ce que réussit un violon solo espiègle dans "It's Only a Paper Moon", qui semble soudainement libérer un peu tout le monde. Dommage, on ne le réentendra plus ensuite... Davantage de fantaisie secouant le bon goût sage et professionnel de l'ensemble aurait fait du bien à un choix de répertoire qui n'est pas toujours de premier choix. Au fond, j'aime bien ce disque peut-être en partie parce que je vieillis moi aussi, et que j'ai la flemme de me lever pour ouvrir la fenêtre ou prendre l'air ! Ce cd convient non seulement aux oreilles, mais aussi aux fesses paresseuses, aux ventres qui grossissent, aux somnolences inopinées ! Cela fonctionne mieux en musique de fond entre amis qu'en écoute solitaire. Arrivé à "The glory of love", s'immisce comme un sentiment de lassitude, levé 2 plages plus loin par "Ac-cent-tchu-ate the positive", que n'aurait pas renié l'ours Baloo, ce qui est un compliment ! Puis, doucement, on replonge dans un climat inchangé, sans surprises, et moi qui ait pris l'édition limitée, je m'en veux, s'arrêter à "The inch worm" eût été en effet salutaire. Bref, un disque où l'on se sent bien par paresse, et dont on est heureux d'en sortir histoire de se dégourdir, ou se dégourdouïr ! Le système de notation ne permet pas d'afficher ce que serait mon verdict : ni 4, ni 3 (comme choisi...), mais 3,5. Un cd honnête et recommandable, parfois touchant ("Home"), si l'on en cible bien l'usage.
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