Beau, intelligent, spirituel, doué de ses mains, de caractère facile et attachant, Knulp aurait pu "réussir" sa vie, devenir artisan, enseignant ou même médecin.
Au lieu de cela il choisi de remettre son existence entre les mains du créateur et de marcher sa vie durant sur les chemins de son pays, été comme hiver, sans attaches, jalousé et méprisé par les uns, envié et apprécié par les autres.
Knulp a amassé une foule d'expériences pendant sa vie de chemineau, il connait les langages du forgeron, du menuisier ou du tanneur, partout un ami qui se fera un plaisir de l'héberger deux ou trois jours, ici un ancien camarade d'école avec qui bavarder.
Toujours Knulp cheminera loin du commerce des hommes mais en les observant avec une bienveillante ironie.
"On peut observer les hommes, se moquer de leurs travers mais surtout, il faut les laisser libre de mener leur chemin".
Trois chapitres dans ce livre délicieux, le printemps et l'été où Knulp profite de sa jeunesse avec joie et insouciance, l'hiver où le corps fatigué par tant de nuit passées dehors et l'âme aspirant à retourner auprès de Dieu, Knulp se souvient.
Avec "Peter Camenzind", et "Rosshalde", "Knulp" est la plus réussi des romans de "jeunesse" de Hesse.
Un livre très court mais très émouvant, qui peut se lire tous les ans, comme "Jonathan Livingston" ou "Le Petit Prince", chaque fois vous en retirerez une réflexion.