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Biographie

Membres de L.A.P.D., groupe de Bakersfield, le bassiste Reginald Arvizu, le guitariste James Shaffer et le batteur David Silveria quittent le groupe - qui a sorti un EP et un album - en 1993, en raison des problèmes d'addiction du chanteur, Richard Morrill. Ils forment alors Creep, recrutant Brian Welch à la guitare, ainsi qu'un chanteur - rapidement remplacé par Jonathan Davis (ancien membre de Sexart). Le groupe, alors renommé Korn, est dans sa configuration « classique » - qui restera la sienne jusqu'en 2005.

Le leader et les suiveurs

Rapidement, une première démo de quatre titres est ... Lire la suite

Membres de L.A.P.D., groupe de Bakersfield, le bassiste Reginald Arvizu, le guitariste James Shaffer et le batteur David Silveria quittent le groupe - qui a sorti un EP et un album - en 1993, en raison des problèmes d'addiction du chanteur, Richard Morrill. Ils forment alors Creep, recrutant Brian Welch à la guitare, ainsi qu'un chanteur - rapidement remplacé par Jonathan Davis (ancien membre de Sexart). Le groupe, alors renommé Korn, est dans sa configuration « classique » - qui restera la sienne jusqu'en 2005.

Le leader et les suiveurs

Rapidement, une première démo de quatre titres est enregistrée par le producteur Ross Robinso et éditée en cassette : Neidermeyer's Mind contient trois titres dont une version retravaillée réapparaîtra sur le premier album. Le groupe est bientôt repéré lors d'un concert et signe chez Immortal (affilié à Epic, label du groupe Sony). Le groupe enregistre donc en mai et juin, toujours avec Ross Robinson - qui deviendra l'un des plus éminents responsables du son « néo-metal » qui va dominer la scène rock américaine de la fin des années 90 - son futur premier album : intitulé sobrement Korn, l'album fait office de présentation. Et d'une belle entrée en matière. Ouvrant avec « Blind », premier single et l'un des titres les plus marquants du metal américain des années 90.

Le groupe contribue à définir ce qui deviendra dans les années suivantes le canon dominant du metal : une pincée d'influences hip-hop, un son massif, passablement étouffant et dépourvu de soli démonstratifs - et un chant alternant murmures plaintifs et explosions de rage, servant des paroles dans lesquelles Jonathan Davis règle des comptes avec une enfance et une adolescence difficiles. Par ailleurs, la pochette du disque (une fillette sur une balançoire regarde en contre-jour une silhouette adulte menaçante, qui a des airs de Freddy Krueger) annonce ce qui restera récurrent : le thème de l'enfance menacée ou abîmée, écho aux textes du chanteur, eux-mêmes inspirés par l'expérience de violences subies - physiques et notamment sexuelles (« Daddy » relate d'ailleurs un viol qu'il aurait subi à douze ans).

L'album fait du groupe la nouvelle sensation du metal et lui vaut de faire la première partie de groupes établis tels que Danzig (au côté de Marilyn Manson, dont la carrière débute alors, déjà auréolée d'un parfum de soufre), Megadeth ou encore Fear Factory.

C'est de nouveau à Ross Robinson que le groupe confie la production du deuxième album, qu'il enregistre au printemps 1996 et qui sort en octobre. Life Is Peachy voit l'apparition d'un invité, Chino Moreno (chanteur des Deftones, groupe ami et autre fondateur du « néo-metal », sur la reprise d'Ice Cube « Wicked »), ainsi qu'une reprise du groupe funk War, « Low Rider ». D'une qualité moindre que son prédécesseur, l'album rencontre un grand succès, débutant à la troisième place du classement Billboard, à la faveur du buzz qu'il a su créer avec ses tournées. Fin 1997, le groupe fonde son label, Elementree Records, signant notamment Videodrone, puis Orgy.

Conscient de sa position de fer de lance d'un mouvement musical essentiellement fait de suiveurs, Korn intitule son troisième album Follow the Leader (« Suivez le leader »), qui sort en août 1998. Meilleur que Life Is Peachy, ce troisième album (n°1 des charts) voit l'apparition d'Ice Cube (ex-NWA), de Fred Durst (Limp Bizkit) et Tre Hardson (The Pharcyde), lesquels contribuent à lui donner une tonalité très rap-metal. Le succès est à nouveau au rendez-vous, notamment grâce au succès de « tubes » comme « Got the Life » ou « Freak on a Leash », qui deviennent des standards du quintette de Bakersfield.

Mais l'attitude de Korn à l'égard du « néo-metal » a quelque chose d'ambigu, faisant du groupe à la fois le contempteur et le promoteur de ce fourre-tout musical. Ainsi, cette même année 1998, le groupe crée le festival itinérant Family Values, qui accueillera au fil des éditions - irrégulières - le meilleur (Deftones, Incubus...) et le pire (Staind, Static-X...) dudit « genre », au côté de pointures du rap ou d'autres formes de metal.

Après le néo-metal : pour le meilleur et pour le pire

Avec Follow the Leader, Korn a achevé de creuser le sillon qu'avait commencé de creuser le premier album ; le titre à lui seul contraint Korn à un renouvellement pour éviter l'auto-caricature qui le ravalerait au rang des suiveurs. Il enregistre alors Issues (n°1 au Billboard), qui paraît en novembre 1999. La « patte » Korn reste identifiable, mais le groupe se dépouille des influences hip-hop et des canons qu'il a lui-même établis, faisant un pas de côté et abandonnant de fait le « néo-metal » à des suiveurs plus ou moins doués (d'Adema à Slipknot). Les thèmes des paroles restent les mêmes, mais la musique, d'une noirceur quasi-gothique, se pare de subtilités nouvelles, parfois plus ambiantes (ainsi du sombre et évanescent « 4U »). L'album entre directement à la première place du classement américain et les singles tels que « Make Me Bad » ou « Falling Away from Me » connaissent un grand succès.

Ce n'est qu'en juin 2002 que le groupe refait surface, avec Untouchables, cinquième album qui débute à la deuxième place du classement. Plus « mélodique » que ses prédécesseurs, notamment sur le plan vocal - Jonathan Davis ayant pris des cours de chant avec le « coach vocal » de Freddie Mercury -, le disque est marqué par l'introduction de sonorités électroniques nouvelles. S'il réalise un score de ventes honorable, celui-ci reste cependant en deçà des attentes du groupe, qui dénonce le piratage, qui a d'ailleurs contraint le groupe à retravailler l'album à cause de la mise en circulation de l'album cinq mois avant sa mise en vente.

Korn ne tarde pas à enregistrer un nouvel album et Take a Look in the Mirror paraît en novembre 2003. Sa sortie est précédée en juin par le single « Did My Time », qui apparaît sur la bande originale de Lara Croft : Tomb Raider, le tombeau de la vie. Après Issues et Untouchables, ce sixième album voit le groupe revenir à un son plus brut et dépouillé d'effets ; l'album voit également la collaboration du rappeur Nas, en duo sur « Play Me », ce qui n'était plus arrivé depuis Follow the Leader ; il est aussi marqué par la reprise - déjà habituelle pour le public des concerts du groupe - du « One » de Metallica, en titre-bonus. Mais l'essoufflement du groupe commence à devenir patent et le titre semble porteur d'ironie, révélant un groupe - et a fortiori son chanteur/parolier - qui semble ressasser du passé et peiner à se renouveler tout à fait. De ceci atteste le poussif single « Y'all Want a Single » et son clip grotesque dans lequel le groupe - pour installé qu'il soit - la joue alternatif anti-système avec une vidéo (à l'esthétique mi-« amateur » mi-clip épileptique à la MTV) dans laquelle, aidé d'un groupe de fans, il sabote sauvagement un magasin de disques tandis que défilent des textes dénonçant les agissements de l'industrie musicale à renfort de chiffres...

Korn navigue en eaux troubles

L'année suivante, paraît la première du groupe, sorte de bilan rétrospectif après dix ans de carrière : Greatest Hits, vol. 1 paraît en octobre 2004 et contient deux reprises : « Another Brick in the Wall » (incluant aussi le morceau « Goodbye, Cruel World ») de Pink Floyd, ainsi que « Word Up ! » de Cameo ; y figure aussi un remix par Dante Ross du classique « Freak on a Leash ». Il est également agrémenté - dans une édition limitée - d'un DVD de sept titres live enregistrés au CBGB. Le disque entre directement à la quatrième place du classement américain.

Début 2005, les fans de Korn ont la surprise d'apprendre le départ du guitariste Brian « Head » Welch, qui déclare s'être converti au christianisme et vouloir désormais se consacrer au rock chrétien. La formation initiale, qui paraissait inamovible jusqu'alors, se réduit donc de cinq à quatre membres.

Son contrat pour Sony étant arrivé à terme, Korn signe alors chez Virgin (label affilié à EMI). Un premier album pour le label, See You on the Other Side est mis en vente en décembre 2005 et entre à la troisième place dans le classement des ventes américain. L'album est marqué, pour la première fois, par des influences industrielles et considéré à sa sortie par Jonathan Davis comme « le plus expérimental » que le groupe ait enregistré. L'album reçoit un accueil critique plus favorable que son prédécesseur et le groupe semble redresser la barre. Le succès du single « Twisted Transister », qui atteint la troisième place du classement, est enthousiasmant, tout comme le chiffre de près de 2 millions d'exemplaires écoulés dans le monde durant l'année 2006, beau résultat en pleine crise de l'industrie du disque. S'ensuite une tournée, qui démarre à Bakersfield, ville d'origine du groupe, où le maire déclare le 26 février « Korn day » (« Journée de Korn »).

Lors de la promotion européenne de l'album, Jonathan Davis apprend une mauvaise nouvelle : il est atteint de la maladie de Moschcowitz (ou purpura thrombotique thrombocytopénique), une maladie rare dont le taux de mortalité est de 95% pour les cas non-traités (contre un taux de survie de 80 à 90% dans les cas de diagnostic précoce et de traitement adapté). Le groupe choisit de participer au Download Festival, dont il est tête d'affiche en engageant plusieurs chanteurs au pied levé (dont Corey Taylor, de Slipknot et Stone Sour). Mais le groupe annule toute sa tournée européenne.

Bientôt, Jonathan Davis est néanmoins remis sur pied, ce qui permet au groupe d'assurer les dates du festival itinérant Family Values, que relance Korn après qu'il soit resté en dormance depuis sa troisième édition en 2001. La tournée est, hélas ! entachée par la mort d'un spectateur lors de la performance de Deftones à Atlanta...

Nouveau(x) départ(s)

Le 9 décembre 2006, Korn débranche les guitares et enregistre un MTV Unplugged devant une cinquantaine de spectateurs, chose surprenante pour un groupe ayant plus souvent misé sur le rythme et la puissance - et donc la distorsion des guitares et les percussions - que sur la mélodie. L'enregistrement est diffusé sur le site internet de la chaîne musicale en février 2007 et mis en vente en mars. Durant le concert, le groupe avait joué quatorze titres, mais le disque n'en comporte plus que onze. Cet étonnant Unplugged - qui voit l'apparition en invités des Cure (sur la reprise « In Between Days ») et d'Amy Lee (chanteuse d'Evanescence) et comporte la reprise du classique de Radiohead « Creep » - reçoit un accueil critique très varié. Un enregistrement résolument à part dans la discographie du groupe californien.

Dès le mois de juillet, paraît un nouvel album studio, sans titre. Il entre directement à la deuxième place du classement. L'album marque l'intégration officielle du claviériste Zac Baird (déjà crédité pour sa participation au MTV Unplugged) et le départ du batteur original David Silveria, officiellement pour un « break » ; il est remplacé par Terry Bozzio (Frank Zappa) et Brooks Wackerman (Bad Religion) et le chanteur Jonathan Davis en personne (sur quatre titres).

Le groupe s'embarque ensuite pour une tournée mondiale débutant aux Etats-Unis en septembre, avec à la clé la participation à de festivals dans des pays aussi inhabituels que l'Afrique du Sud ou les Emirats arabes unis. Un nouvel album pourrait être enregistré fin 2008 et mis en vente à l'été 2009.

Trois ans après l'acoustique MTV Unplugged et un album studio fraîchement accueilli par la critique (Untitled), Korn troisième mouture est de retour pour Korn III - Remember Who You Are, enregistré sous la houlette du producteur Ross Robinson. En décembre 2011, Korn surprend son monde avec The Path of Totality où le groupe s'acoquine avec des artistes dubstep et drum & bass pour un album qui flirte avec le rock electro. L'album est un échec, le public rejettant massivement cette orientation.

Korn est alors tout content de compter sur le retour du guitariste Brian « Head » Welch qui n'a pplus figuré dans le groupe depuis 2005. Le résultat est un retour à un heavy metal plus traditionnel pour son onzième album studio The Paradigm Shift en octobre 2013. Copyright 2014 Music Story Mikaël Faujour

Membres de L.A.P.D., groupe de Bakersfield, le bassiste Reginald Arvizu, le guitariste James Shaffer et le batteur David Silveria quittent le groupe - qui a sorti un EP et un album - en 1993, en raison des problèmes d'addiction du chanteur, Richard Morrill. Ils forment alors Creep, recrutant Brian Welch à la guitare, ainsi qu'un chanteur - rapidement remplacé par Jonathan Davis (ancien membre de Sexart). Le groupe, alors renommé Korn, est dans sa configuration « classique » - qui restera la sienne jusqu'en 2005.

Le leader et les suiveurs

Rapidement, une première démo de quatre titres est enregistrée par le producteur Ross Robinso et éditée en cassette : Neidermeyer's Mind contient trois titres dont une version retravaillée réapparaîtra sur le premier album. Le groupe est bientôt repéré lors d'un concert et signe chez Immortal (affilié à Epic, label du groupe Sony). Le groupe enregistre donc en mai et juin, toujours avec Ross Robinson - qui deviendra l'un des plus éminents responsables du son « néo-metal » qui va dominer la scène rock américaine de la fin des années 90 - son futur premier album : intitulé sobrement Korn, l'album fait office de présentation. Et d'une belle entrée en matière. Ouvrant avec « Blind », premier single et l'un des titres les plus marquants du metal américain des années 90.

Le groupe contribue à définir ce qui deviendra dans les années suivantes le canon dominant du metal : une pincée d'influences hip-hop, un son massif, passablement étouffant et dépourvu de soli démonstratifs - et un chant alternant murmures plaintifs et explosions de rage, servant des paroles dans lesquelles Jonathan Davis règle des comptes avec une enfance et une adolescence difficiles. Par ailleurs, la pochette du disque (une fillette sur une balançoire regarde en contre-jour une silhouette adulte menaçante, qui a des airs de Freddy Krueger) annonce ce qui restera récurrent : le thème de l'enfance menacée ou abîmée, écho aux textes du chanteur, eux-mêmes inspirés par l'expérience de violences subies - physiques et notamment sexuelles (« Daddy » relate d'ailleurs un viol qu'il aurait subi à douze ans).

L'album fait du groupe la nouvelle sensation du metal et lui vaut de faire la première partie de groupes établis tels que Danzig (au côté de Marilyn Manson, dont la carrière débute alors, déjà auréolée d'un parfum de soufre), Megadeth ou encore Fear Factory.

C'est de nouveau à Ross Robinson que le groupe confie la production du deuxième album, qu'il enregistre au printemps 1996 et qui sort en octobre. Life Is Peachy voit l'apparition d'un invité, Chino Moreno (chanteur des Deftones, groupe ami et autre fondateur du « néo-metal », sur la reprise d'Ice Cube « Wicked »), ainsi qu'une reprise du groupe funk War, « Low Rider ». D'une qualité moindre que son prédécesseur, l'album rencontre un grand succès, débutant à la troisième place du classement Billboard, à la faveur du buzz qu'il a su créer avec ses tournées. Fin 1997, le groupe fonde son label, Elementree Records, signant notamment Videodrone, puis Orgy.

Conscient de sa position de fer de lance d'un mouvement musical essentiellement fait de suiveurs, Korn intitule son troisième album Follow the Leader (« Suivez le leader »), qui sort en août 1998. Meilleur que Life Is Peachy, ce troisième album (n°1 des charts) voit l'apparition d'Ice Cube (ex-NWA), de Fred Durst (Limp Bizkit) et Tre Hardson (The Pharcyde), lesquels contribuent à lui donner une tonalité très rap-metal. Le succès est à nouveau au rendez-vous, notamment grâce au succès de « tubes » comme « Got the Life » ou « Freak on a Leash », qui deviennent des standards du quintette de Bakersfield.

Mais l'attitude de Korn à l'égard du « néo-metal » a quelque chose d'ambigu, faisant du groupe à la fois le contempteur et le promoteur de ce fourre-tout musical. Ainsi, cette même année 1998, le groupe crée le festival itinérant Family Values, qui accueillera au fil des éditions - irrégulières - le meilleur (Deftones, Incubus...) et le pire (Staind, Static-X...) dudit « genre », au côté de pointures du rap ou d'autres formes de metal.

Après le néo-metal : pour le meilleur et pour le pire

Avec Follow the Leader, Korn a achevé de creuser le sillon qu'avait commencé de creuser le premier album ; le titre à lui seul contraint Korn à un renouvellement pour éviter l'auto-caricature qui le ravalerait au rang des suiveurs. Il enregistre alors Issues (n°1 au Billboard), qui paraît en novembre 1999. La « patte » Korn reste identifiable, mais le groupe se dépouille des influences hip-hop et des canons qu'il a lui-même établis, faisant un pas de côté et abandonnant de fait le « néo-metal » à des suiveurs plus ou moins doués (d'Adema à Slipknot). Les thèmes des paroles restent les mêmes, mais la musique, d'une noirceur quasi-gothique, se pare de subtilités nouvelles, parfois plus ambiantes (ainsi du sombre et évanescent « 4U »). L'album entre directement à la première place du classement américain et les singles tels que « Make Me Bad » ou « Falling Away from Me » connaissent un grand succès.

Ce n'est qu'en juin 2002 que le groupe refait surface, avec Untouchables, cinquième album qui débute à la deuxième place du classement. Plus « mélodique » que ses prédécesseurs, notamment sur le plan vocal - Jonathan Davis ayant pris des cours de chant avec le « coach vocal » de Freddie Mercury -, le disque est marqué par l'introduction de sonorités électroniques nouvelles. S'il réalise un score de ventes honorable, celui-ci reste cependant en deçà des attentes du groupe, qui dénonce le piratage, qui a d'ailleurs contraint le groupe à retravailler l'album à cause de la mise en circulation de l'album cinq mois avant sa mise en vente.

Korn ne tarde pas à enregistrer un nouvel album et Take a Look in the Mirror paraît en novembre 2003. Sa sortie est précédée en juin par le single « Did My Time », qui apparaît sur la bande originale de Lara Croft : Tomb Raider, le tombeau de la vie. Après Issues et Untouchables, ce sixième album voit le groupe revenir à un son plus brut et dépouillé d'effets ; l'album voit également la collaboration du rappeur Nas, en duo sur « Play Me », ce qui n'était plus arrivé depuis Follow the Leader ; il est aussi marqué par la reprise - déjà habituelle pour le public des concerts du groupe - du « One » de Metallica, en titre-bonus. Mais l'essoufflement du groupe commence à devenir patent et le titre semble porteur d'ironie, révélant un groupe - et a fortiori son chanteur/parolier - qui semble ressasser du passé et peiner à se renouveler tout à fait. De ceci atteste le poussif single « Y'all Want a Single » et son clip grotesque dans lequel le groupe - pour installé qu'il soit - la joue alternatif anti-système avec une vidéo (à l'esthétique mi-« amateur » mi-clip épileptique à la MTV) dans laquelle, aidé d'un groupe de fans, il sabote sauvagement un magasin de disques tandis que défilent des textes dénonçant les agissements de l'industrie musicale à renfort de chiffres...

Korn navigue en eaux troubles

L'année suivante, paraît la première du groupe, sorte de bilan rétrospectif après dix ans de carrière : Greatest Hits, vol. 1 paraît en octobre 2004 et contient deux reprises : « Another Brick in the Wall » (incluant aussi le morceau « Goodbye, Cruel World ») de Pink Floyd, ainsi que « Word Up ! » de Cameo ; y figure aussi un remix par Dante Ross du classique « Freak on a Leash ». Il est également agrémenté - dans une édition limitée - d'un DVD de sept titres live enregistrés au CBGB. Le disque entre directement à la quatrième place du classement américain.

Début 2005, les fans de Korn ont la surprise d'apprendre le départ du guitariste Brian « Head » Welch, qui déclare s'être converti au christianisme et vouloir désormais se consacrer au rock chrétien. La formation initiale, qui paraissait inamovible jusqu'alors, se réduit donc de cinq à quatre membres.

Son contrat pour Sony étant arrivé à terme, Korn signe alors chez Virgin (label affilié à EMI). Un premier album pour le label, See You on the Other Side est mis en vente en décembre 2005 et entre à la troisième place dans le classement des ventes américain. L'album est marqué, pour la première fois, par des influences industrielles et considéré à sa sortie par Jonathan Davis comme « le plus expérimental » que le groupe ait enregistré. L'album reçoit un accueil critique plus favorable que son prédécesseur et le groupe semble redresser la barre. Le succès du single « Twisted Transister », qui atteint la troisième place du classement, est enthousiasmant, tout comme le chiffre de près de 2 millions d'exemplaires écoulés dans le monde durant l'année 2006, beau résultat en pleine crise de l'industrie du disque. S'ensuite une tournée, qui démarre à Bakersfield, ville d'origine du groupe, où le maire déclare le 26 février « Korn day » (« Journée de Korn »).

Lors de la promotion européenne de l'album, Jonathan Davis apprend une mauvaise nouvelle : il est atteint de la maladie de Moschcowitz (ou purpura thrombotique thrombocytopénique), une maladie rare dont le taux de mortalité est de 95% pour les cas non-traités (contre un taux de survie de 80 à 90% dans les cas de diagnostic précoce et de traitement adapté). Le groupe choisit de participer au Download Festival, dont il est tête d'affiche en engageant plusieurs chanteurs au pied levé (dont Corey Taylor, de Slipknot et Stone Sour). Mais le groupe annule toute sa tournée européenne.

Bientôt, Jonathan Davis est néanmoins remis sur pied, ce qui permet au groupe d'assurer les dates du festival itinérant Family Values, que relance Korn après qu'il soit resté en dormance depuis sa troisième édition en 2001. La tournée est, hélas ! entachée par la mort d'un spectateur lors de la performance de Deftones à Atlanta...

Nouveau(x) départ(s)

Le 9 décembre 2006, Korn débranche les guitares et enregistre un MTV Unplugged devant une cinquantaine de spectateurs, chose surprenante pour un groupe ayant plus souvent misé sur le rythme et la puissance - et donc la distorsion des guitares et les percussions - que sur la mélodie. L'enregistrement est diffusé sur le site internet de la chaîne musicale en février 2007 et mis en vente en mars. Durant le concert, le groupe avait joué quatorze titres, mais le disque n'en comporte plus que onze. Cet étonnant Unplugged - qui voit l'apparition en invités des Cure (sur la reprise « In Between Days ») et d'Amy Lee (chanteuse d'Evanescence) et comporte la reprise du classique de Radiohead « Creep » - reçoit un accueil critique très varié. Un enregistrement résolument à part dans la discographie du groupe californien.

Dès le mois de juillet, paraît un nouvel album studio, sans titre. Il entre directement à la deuxième place du classement. L'album marque l'intégration officielle du claviériste Zac Baird (déjà crédité pour sa participation au MTV Unplugged) et le départ du batteur original David Silveria, officiellement pour un « break » ; il est remplacé par Terry Bozzio (Frank Zappa) et Brooks Wackerman (Bad Religion) et le chanteur Jonathan Davis en personne (sur quatre titres).

Le groupe s'embarque ensuite pour une tournée mondiale débutant aux Etats-Unis en septembre, avec à la clé la participation à de festivals dans des pays aussi inhabituels que l'Afrique du Sud ou les Emirats arabes unis. Un nouvel album pourrait être enregistré fin 2008 et mis en vente à l'été 2009.

Trois ans après l'acoustique MTV Unplugged et un album studio fraîchement accueilli par la critique (Untitled), Korn troisième mouture est de retour pour Korn III - Remember Who You Are, enregistré sous la houlette du producteur Ross Robinson. En décembre 2011, Korn surprend son monde avec The Path of Totality où le groupe s'acoquine avec des artistes dubstep et drum & bass pour un album qui flirte avec le rock electro. L'album est un échec, le public rejettant massivement cette orientation.

Korn est alors tout content de compter sur le retour du guitariste Brian « Head » Welch qui n'a pplus figuré dans le groupe depuis 2005. Le résultat est un retour à un heavy metal plus traditionnel pour son onzième album studio The Paradigm Shift en octobre 2013. Copyright 2014 Music Story Mikaël Faujour

Membres de L.A.P.D., groupe de Bakersfield, le bassiste Reginald Arvizu, le guitariste James Shaffer et le batteur David Silveria quittent le groupe - qui a sorti un EP et un album - en 1993, en raison des problèmes d'addiction du chanteur, Richard Morrill. Ils forment alors Creep, recrutant Brian Welch à la guitare, ainsi qu'un chanteur - rapidement remplacé par Jonathan Davis (ancien membre de Sexart). Le groupe, alors renommé Korn, est dans sa configuration « classique » - qui restera la sienne jusqu'en 2005.

Le leader et les suiveurs

Rapidement, une première démo de quatre titres est enregistrée par le producteur Ross Robinso et éditée en cassette : Neidermeyer's Mind contient trois titres dont une version retravaillée réapparaîtra sur le premier album. Le groupe est bientôt repéré lors d'un concert et signe chez Immortal (affilié à Epic, label du groupe Sony). Le groupe enregistre donc en mai et juin, toujours avec Ross Robinson - qui deviendra l'un des plus éminents responsables du son « néo-metal » qui va dominer la scène rock américaine de la fin des années 90 - son futur premier album : intitulé sobrement Korn, l'album fait office de présentation. Et d'une belle entrée en matière. Ouvrant avec « Blind », premier single et l'un des titres les plus marquants du metal américain des années 90.

Le groupe contribue à définir ce qui deviendra dans les années suivantes le canon dominant du metal : une pincée d'influences hip-hop, un son massif, passablement étouffant et dépourvu de soli démonstratifs - et un chant alternant murmures plaintifs et explosions de rage, servant des paroles dans lesquelles Jonathan Davis règle des comptes avec une enfance et une adolescence difficiles. Par ailleurs, la pochette du disque (une fillette sur une balançoire regarde en contre-jour une silhouette adulte menaçante, qui a des airs de Freddy Krueger) annonce ce qui restera récurrent : le thème de l'enfance menacée ou abîmée, écho aux textes du chanteur, eux-mêmes inspirés par l'expérience de violences subies - physiques et notamment sexuelles (« Daddy » relate d'ailleurs un viol qu'il aurait subi à douze ans).

L'album fait du groupe la nouvelle sensation du metal et lui vaut de faire la première partie de groupes établis tels que Danzig (au côté de Marilyn Manson, dont la carrière débute alors, déjà auréolée d'un parfum de soufre), Megadeth ou encore Fear Factory.

C'est de nouveau à Ross Robinson que le groupe confie la production du deuxième album, qu'il enregistre au printemps 1996 et qui sort en octobre. Life Is Peachy voit l'apparition d'un invité, Chino Moreno (chanteur des Deftones, groupe ami et autre fondateur du « néo-metal », sur la reprise d'Ice Cube « Wicked »), ainsi qu'une reprise du groupe funk War, « Low Rider ». D'une qualité moindre que son prédécesseur, l'album rencontre un grand succès, débutant à la troisième place du classement Billboard, à la faveur du buzz qu'il a su créer avec ses tournées. Fin 1997, le groupe fonde son label, Elementree Records, signant notamment Videodrone, puis Orgy.

Conscient de sa position de fer de lance d'un mouvement musical essentiellement fait de suiveurs, Korn intitule son troisième album Follow the Leader (« Suivez le leader »), qui sort en août 1998. Meilleur que Life Is Peachy, ce troisième album (n°1 des charts) voit l'apparition d'Ice Cube (ex-NWA), de Fred Durst (Limp Bizkit) et Tre Hardson (The Pharcyde), lesquels contribuent à lui donner une tonalité très rap-metal. Le succès est à nouveau au rendez-vous, notamment grâce au succès de « tubes » comme « Got the Life » ou « Freak on a Leash », qui deviennent des standards du quintette de Bakersfield.

Mais l'attitude de Korn à l'égard du « néo-metal » a quelque chose d'ambigu, faisant du groupe à la fois le contempteur et le promoteur de ce fourre-tout musical. Ainsi, cette même année 1998, le groupe crée le festival itinérant Family Values, qui accueillera au fil des éditions - irrégulières - le meilleur (Deftones, Incubus...) et le pire (Staind, Static-X...) dudit « genre », au côté de pointures du rap ou d'autres formes de metal.

Après le néo-metal : pour le meilleur et pour le pire

Avec Follow the Leader, Korn a achevé de creuser le sillon qu'avait commencé de creuser le premier album ; le titre à lui seul contraint Korn à un renouvellement pour éviter l'auto-caricature qui le ravalerait au rang des suiveurs. Il enregistre alors Issues (n°1 au Billboard), qui paraît en novembre 1999. La « patte » Korn reste identifiable, mais le groupe se dépouille des influences hip-hop et des canons qu'il a lui-même établis, faisant un pas de côté et abandonnant de fait le « néo-metal » à des suiveurs plus ou moins doués (d'Adema à Slipknot). Les thèmes des paroles restent les mêmes, mais la musique, d'une noirceur quasi-gothique, se pare de subtilités nouvelles, parfois plus ambiantes (ainsi du sombre et évanescent « 4U »). L'album entre directement à la première place du classement américain et les singles tels que « Make Me Bad » ou « Falling Away from Me » connaissent un grand succès.

Ce n'est qu'en juin 2002 que le groupe refait surface, avec Untouchables, cinquième album qui débute à la deuxième place du classement. Plus « mélodique » que ses prédécesseurs, notamment sur le plan vocal - Jonathan Davis ayant pris des cours de chant avec le « coach vocal » de Freddie Mercury -, le disque est marqué par l'introduction de sonorités électroniques nouvelles. S'il réalise un score de ventes honorable, celui-ci reste cependant en deçà des attentes du groupe, qui dénonce le piratage, qui a d'ailleurs contraint le groupe à retravailler l'album à cause de la mise en circulation de l'album cinq mois avant sa mise en vente.

Korn ne tarde pas à enregistrer un nouvel album et Take a Look in the Mirror paraît en novembre 2003. Sa sortie est précédée en juin par le single « Did My Time », qui apparaît sur la bande originale de Lara Croft : Tomb Raider, le tombeau de la vie. Après Issues et Untouchables, ce sixième album voit le groupe revenir à un son plus brut et dépouillé d'effets ; l'album voit également la collaboration du rappeur Nas, en duo sur « Play Me », ce qui n'était plus arrivé depuis Follow the Leader ; il est aussi marqué par la reprise - déjà habituelle pour le public des concerts du groupe - du « One » de Metallica, en titre-bonus. Mais l'essoufflement du groupe commence à devenir patent et le titre semble porteur d'ironie, révélant un groupe - et a fortiori son chanteur/parolier - qui semble ressasser du passé et peiner à se renouveler tout à fait. De ceci atteste le poussif single « Y'all Want a Single » et son clip grotesque dans lequel le groupe - pour installé qu'il soit - la joue alternatif anti-système avec une vidéo (à l'esthétique mi-« amateur » mi-clip épileptique à la MTV) dans laquelle, aidé d'un groupe de fans, il sabote sauvagement un magasin de disques tandis que défilent des textes dénonçant les agissements de l'industrie musicale à renfort de chiffres...

Korn navigue en eaux troubles

L'année suivante, paraît la première du groupe, sorte de bilan rétrospectif après dix ans de carrière : Greatest Hits, vol. 1 paraît en octobre 2004 et contient deux reprises : « Another Brick in the Wall » (incluant aussi le morceau « Goodbye, Cruel World ») de Pink Floyd, ainsi que « Word Up ! » de Cameo ; y figure aussi un remix par Dante Ross du classique « Freak on a Leash ». Il est également agrémenté - dans une édition limitée - d'un DVD de sept titres live enregistrés au CBGB. Le disque entre directement à la quatrième place du classement américain.

Début 2005, les fans de Korn ont la surprise d'apprendre le départ du guitariste Brian « Head » Welch, qui déclare s'être converti au christianisme et vouloir désormais se consacrer au rock chrétien. La formation initiale, qui paraissait inamovible jusqu'alors, se réduit donc de cinq à quatre membres.

Son contrat pour Sony étant arrivé à terme, Korn signe alors chez Virgin (label affilié à EMI). Un premier album pour le label, See You on the Other Side est mis en vente en décembre 2005 et entre à la troisième place dans le classement des ventes américain. L'album est marqué, pour la première fois, par des influences industrielles et considéré à sa sortie par Jonathan Davis comme « le plus expérimental » que le groupe ait enregistré. L'album reçoit un accueil critique plus favorable que son prédécesseur et le groupe semble redresser la barre. Le succès du single « Twisted Transister », qui atteint la troisième place du classement, est enthousiasmant, tout comme le chiffre de près de 2 millions d'exemplaires écoulés dans le monde durant l'année 2006, beau résultat en pleine crise de l'industrie du disque. S'ensuite une tournée, qui démarre à Bakersfield, ville d'origine du groupe, où le maire déclare le 26 février « Korn day » (« Journée de Korn »).

Lors de la promotion européenne de l'album, Jonathan Davis apprend une mauvaise nouvelle : il est atteint de la maladie de Moschcowitz (ou purpura thrombotique thrombocytopénique), une maladie rare dont le taux de mortalité est de 95% pour les cas non-traités (contre un taux de survie de 80 à 90% dans les cas de diagnostic précoce et de traitement adapté). Le groupe choisit de participer au Download Festival, dont il est tête d'affiche en engageant plusieurs chanteurs au pied levé (dont Corey Taylor, de Slipknot et Stone Sour). Mais le groupe annule toute sa tournée européenne.

Bientôt, Jonathan Davis est néanmoins remis sur pied, ce qui permet au groupe d'assurer les dates du festival itinérant Family Values, que relance Korn après qu'il soit resté en dormance depuis sa troisième édition en 2001. La tournée est, hélas ! entachée par la mort d'un spectateur lors de la performance de Deftones à Atlanta...

Nouveau(x) départ(s)

Le 9 décembre 2006, Korn débranche les guitares et enregistre un MTV Unplugged devant une cinquantaine de spectateurs, chose surprenante pour un groupe ayant plus souvent misé sur le rythme et la puissance - et donc la distorsion des guitares et les percussions - que sur la mélodie. L'enregistrement est diffusé sur le site internet de la chaîne musicale en février 2007 et mis en vente en mars. Durant le concert, le groupe avait joué quatorze titres, mais le disque n'en comporte plus que onze. Cet étonnant Unplugged - qui voit l'apparition en invités des Cure (sur la reprise « In Between Days ») et d'Amy Lee (chanteuse d'Evanescence) et comporte la reprise du classique de Radiohead « Creep » - reçoit un accueil critique très varié. Un enregistrement résolument à part dans la discographie du groupe californien.

Dès le mois de juillet, paraît un nouvel album studio, sans titre. Il entre directement à la deuxième place du classement. L'album marque l'intégration officielle du claviériste Zac Baird (déjà crédité pour sa participation au MTV Unplugged) et le départ du batteur original David Silveria, officiellement pour un « break » ; il est remplacé par Terry Bozzio (Frank Zappa) et Brooks Wackerman (Bad Religion) et le chanteur Jonathan Davis en personne (sur quatre titres).

Le groupe s'embarque ensuite pour une tournée mondiale débutant aux Etats-Unis en septembre, avec à la clé la participation à de festivals dans des pays aussi inhabituels que l'Afrique du Sud ou les Emirats arabes unis. Un nouvel album pourrait être enregistré fin 2008 et mis en vente à l'été 2009.

Trois ans après l'acoustique MTV Unplugged et un album studio fraîchement accueilli par la critique (Untitled), Korn troisième mouture est de retour pour Korn III - Remember Who You Are, enregistré sous la houlette du producteur Ross Robinson. En décembre 2011, Korn surprend son monde avec The Path of Totality où le groupe s'acoquine avec des artistes dubstep et drum & bass pour un album qui flirte avec le rock electro. L'album est un échec, le public rejettant massivement cette orientation.

Korn est alors tout content de compter sur le retour du guitariste Brian « Head » Welch qui n'a pplus figuré dans le groupe depuis 2005. Le résultat est un retour à un heavy metal plus traditionnel pour son onzième album studio The Paradigm Shift en octobre 2013. Copyright 2014 Music Story Mikaël Faujour


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