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3.0 étoiles sur 5
Gainsbourg n'est pas Vannier, 14 décembre 2008
Beaucoup de bonnes idées musicales dans ce disque, mais pour moi, comparé aux meilleures chansons de Vannier, (je mettrais 5 étoiles à la plupart de ses disques de chansons personnelles) c'est nettement en dessous. Il y a trop de choses qui dérangent (trop contemporain par endroits pour moi, trop décousu, parfois assez dissonant, même si c'est voulu...).
La contribution de Gainsbourg me laisse assez indifférent. A mon avis, il s'est laissé emporter dans un délire pas très intéressant, puis a manqué de sens auto-critique. J'aime beaucoup Gainsbourg pourtant. (Pas tout). Mais musicalement je trouve Vannier une pointure au-dessus.
Je suppose que Vannier a pris la contribution de Gainsbourg comme du pain béni puisque cela lui a apporté la caution de quelqu'un de connu, et donnait un argument, une histoire, en mots à son "opéra rock", ce qui devait lui manquer jusque là...
Donc mon conseil serait d'écouter des extraits avant d'acheter, aussi des autres albums de Vannier, car le plupart contiennent des trésors musicaux et textuels. Car Vannier, également dans ses mots est allé plus loin que Gainsbourg à mon avis.
Une de mes chansons préférées de Gainsbourg est Bonnie and Clyde, que je croyais arrangée par Vannier, mais en vérifiant c'est par Michel Colombier. A l'écoute de ce genre de chanson, on se rend compte de l'importance énorme des arrangements. Cette chanson ne serait pas la même sans cet arrangement incroyablement étrange...
Vous l'aurez peut-être compris, j'ai décidé d'écrire ce commentaire en réponse à celui ("Vannier n'est pas Gainsbourg") d'un autre internaute. Je m'en veux un peu du ton polémique que j'emploie, car Vannier et Gainsbourg sont tous deux des génies, et c'est dommage de se quereller et ne pas juste le reconnaître.
Il m'a fallut un peu de temps pour rentrer dans l'univers de Vannier, mais je ne le regrette pas.
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un bijou pop et avant-gardiste, 26 avril 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : L’Enfant Assassin Des Mouches (CD)
Les années 70 ont eu l'immense mérite de concilier pop et avant-garde, plaisir mélodique et expérimentation, et cet album en est l'illustration même. Les amateurs de Zappa, de Pierre Henry, du Bowie aventureux des premiers albums, de la pop française du début de cette décennie foldingue adoreront ce disque dense, habité et bouillonnant de créativité. Les compositions de J.C. Vannier, confondantes d'inventivité et de modernité, sont servies par une rythmique de feu et un Claude Engel impérial, aussi bon que dans le premier Magma.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Jean-Claude Vannier, 11 février 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L’Enfant Assassin Des Mouches (CD)
Connu pour avoir été l'arrangeur de Serge Gainsbourg sur l'extraordinnaire "Histoire de Melody Nelson", Jean-Claude Vannier nous convie avec cet "Enfant Assassin Des Mouches", à une orgie de sons tempérée par de petites touches mélodiques ("Danse Des Mouches Noires Gardes Du Roi") ou bruitistes ("L'enfant Au Royaume Des Mouches") au centre desquelles de fulgurants ch½urs s'invitent sur des arrangements dignes des plus belles plages de "Melody...".
Il faut reconnaître qu'à la première écoute, on est plutôt intrigué face au concept qui rappelle certaines ½uvres des plus grands compositeurs de musique concrète (Pierre henry en tête) et l'on se voit mal aborder la seconde de manière objective, surtout lorsque une telle approche musicale nous est étrangère. Et pourtant, la magie opère. Il faut dire qu'outre l'aspect expérimental d'une bonne partie des titres, ceux qui leur font front sont d'une saisissante beauté. Et c'est peut-être ce contraste entre l'abstrait et le merveilleux qui rend les choses possibles.
Comme sur le curieux mais très séduisant "Danse De L'Enfant Et Du Roi Des Mouches", sorte de manège fou qui déroule sa mélodie bancale sur un air qu'il nous semble être familier (Gainsbourg se serait-il inspiré de cette dernière pour composer sa "Ballade De Johnny Jane" ?)
On croit rêver: Voilà que des violons arabisants se mêlent au concept pour un titre ("Le Roi Des Mouches Et La Confiture De Rouse") qui se veut sans doute l'un des instants les plus marquants de cette incroyable galette.
Finalement, de ce bel objet qui en séduira autant qu'il en déroutera, ce que l'on retiendra sans doute le moins, c'est l'implication du grand Serge Gainsbourg dans l'écriture de textes bien trop discrets et mis en déroute par des arrangements qui terminent de les diluer...
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