Que tous ceux qui ont adoré l'aube de la nuit se jettent sans hésiter sur cette Etoile de Pandore, ils savent à quoi s'attendre, et ils ne seront pas déçus... C'est du même tonneau.
Aux autres, quelques avertissements : les univers de Mr Hamilton sont extremement développés, captivants, mais très longs à la mise en route. Ce premier volume de l'Etoile de Pandore n'échappe pas à la règle, et certains trouveront certainement la mise en situation un peu longuette. Mais le principal écueil de ces sagas Hamiltoniennes est ailleurs : le très grand nombre de protagonistes, parfois sans aucun lien entre eux avant 1000 ou 2000 pages, tronçonne le récit en plusieurs courants séparés. Ce n'est pas grave en soi, sauf si l'on accroche pas à l'un de ces récits indépendants, auquel cas on quitte frustré certains protagonistes pour lire en diagonale des chapitres beaucoup moins accrocheurs... Surtout que cette fois peut être encore plus que d'habitude, les véritables héros du livre sont l'univers et l'intrigue.
D'ailleurs, l'absence de héros positif (au moins au début de cette saga) et le caractère un peu froid de certaines scènes déshumanisent parfois un peu le propos (mais c'est peut être voulu, l'avenir nous le dira).
Ne boudez toutefois pas votre plaisir à cause de ces quelques réserves, car si vous êtes patient et si vous disposez de quelques heures devant vous, l'Etoile de Pandore mérite amplement le détour.
Additif du 24/01/08 : je tiens à vous prévenir : les tomes 2 et 3 sont très bons, mais j'ai été très déçu par le dernier volume, qui n'est ni à la hauteur des 3 premiers volets, ni à celle des précédents ouvrages de l'auteur. Ceci dit, le sachant, je crois que j'aurais quand même lu ces 4 volumes... et puis quand on est prevenu, la déception est toujours un peu plus douce !