Malgré un réel malaise ressenti dès le début de la lecture, la curiosité de suivre jusqu''au bout le personnage principal, bien attachant tout de même, a été plus forte que l''envie d''abandonner.
Le contexte est effectivement glauque (là, je ne trouve vraiment pas d''autre mot) mais surréaliste ce qui peut ainsi rassurer le lecteur. La vie du personnage est lugubre et profondément sinistre, limite angoissante. Il ne semble pas vraiment vivre, disons plutôt qu''il survit . Dans ce monde hostile, il parvient cependant à entretenir un tant soit peu son âme poétique, c''est certainement ce qui retient le lecteur.
Un livre dont on ne sort pas indemne. Rien à voir donc avec les précédents ouvrages plus enjoués de l'auteur.
Quoique l''univers de "'Ce que je fais là, assis par terre"' plantât déjà une plus sinistre orientation dans l"'écriture de Joël Egloff qui demeure, malgré tout, toujours admirable.