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Là-bas....Là-Bas, ce n'est pas le radoub à biture...C'est le Diable et ses fastes...Durtal va frôler l'abime et Huysmans devenir chrétien...On est à la croisée des chemins...Entre l'écriture naturaliste et la débauche symboliste "fin de siècle" genre Sar Péladan ou Eliphas Levi voire Jean Lorrain..En tout cas, ce Diable d'Huysmans écrit dans un français ahurissant, parfois délicieusement ampoulé, toujors sculpté, orné, habillé. Bref un très grand livre et un Ecrivain à la mode "Berlioz (coincé entre Flaubert et Zola comme le fût Berlioz entre Beethoven et Wagner).
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'Là-bas' est un roman difficile à analyser. C'est évidemment un des sommets de la période "décadente" de Huysmans par ses thèmes mêmes. En effet, nous suivons un intellectuel qui est en train de rédiger une biographie de Gilles de Rais, le célèbre seigneur vendéen amateur de messes noires, de viols de jeunes garçons et de meurtres rituels. Sa recherche le conduit aux manifestations contemporaines de cette originalité de la civilisation chrétienne : le démonisme et ses multiples variantes (jeux de tarots, ésotérisme, messes noires, sociétés secrètes, tables tournantes, cabbalisme). On conçoit que le roman bénéficie d'un statut culte dans les cercles d'inités puisque la somme d'érudition ici déployée est prodigieuse.
Pour le simple amateur de littérature, la chose est un peu plus délicate. On retrouve évidemment la prodigieuse originalité du style de JK, cette prose si racée sans être précieuse, ces adjectifs recherchés, cette évidente lumière. Et l'intérêt s'attache (au moins en ce qui me concerne) moins au démonisme qu'au chercheur. Personnage très huysmanien que ce Durtal, intellectuel claquemuré dans son appartement bibliothèque, obsédé par ses livres et par les contingences de sa nature humaine (il a renoncé aux femmes, se résoud difficilement à devoir manger les nourritures terrestres). Le pathétique de sa liaison avec Mme Chantelouve illustre une fois de plus la lucidité impitoyable et désespérée de Huysmans (qui finira moine) sur le couple.
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le 11 mars 2009
Comment ne pas se montrer laudateur à outrance après avoir refermé la couverture blanche et souple de ce chef d'œuvre littéraire ?

Avant la lecture de "Là-bas" je ne connaissais absolument pas J.-K. Huysmans, éminent écrivain français d'origine flamande de la fin du XIXème siècle.
Je me suis un jour surpris à retrouver de nombreuses fois son nom dans des listes d'ouvrages consacrés aux sciences occultes et notamment au satanisme aussi désirant d'en apprendre plus sur cet auteur intrigant, à la fois dégoûté par ses contemporains et les progrès scientifiques de son siècle et génie du naturalisme spiritualiste. Il rompra totalement tous ses liens avec ce mouvement notamment par le biais de cet ouvrage comme le montre la farouche critique de Durtal à propos de ce courant littéraire sans toutefois dissimuler une admiration et un respect certains pour Zola.

Après avoir lu minutieusement quelques dizaines de pages, j'ai tout de suite compris que je tenais entre mes mains le fruit de l'un de mes futurs auteurs préférés.

Le style est absolument impressionnant, Huysmans maniait l'adjectif avec un talent aujourd'hui disparu, je garderai pour toujours en mémoire la description d'une sculpture du Christ qu'il fait au début du roman ...
Le vocabulaire est compliqué, soigné et d'une richesse incomparable, truffé de mots splendides à la saveur tantôt sucrée tantôt piquante exprimant à merveille les pensées des différents personnages.

L'intrigue est simple, les personnages peu nombreux : la majeure partie de l'histoire est consacrée aux passionnantes réflexions de Durtal sur son ouvrage consacré à l'histoire ensanglantée de Gilles de Rais et à sa progression dans sa recherche d'informations concernant le satanisme et les sociétés occultes actives à son époque.

Ce roman est à la fois chef d'œuvre idéologique et littéraire par son style et son contenu, véritable trésor qui nous ouvre les portes noires d'une fin de siècle sombre entachée de mystères et d'occultisme. Ses pages fines mêlent subtilement satanisme, procès sanglants (à propos de Gilles de Rais), religion, quelques bribes de pensée politique (notamment à la fin) et érotisme ...

Lecteurs qui devez absolument dévorer ce bijou pourpre, vous voilà prévenus !
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Durtal, écrivain de son état, s'intéresse au satanisme et à Gilles de Rai.
On sent bien que cet homme chasse son spleen, fouaille son âme et se fouette les sangs en se remplissant d'une longue litanie sadique d'épouvantables crimes de nature sexuelle commis sur des enfants et des morts.

La femme lui répugne, la libido lui semble être un égout fangeux et les appétits de chair assouvis le laissent las. Seule la compagnie de Des Hermies-médecin sceptique- et de Carhaix-le sonneur de cloches de l'Eglise Saint-Sulpice de Paris-le distrait. Durtal mène sa course vers l'Eglise et ne se l'avoue pas encore. Il est un croyant en devenir.
Il prend pour maîtresse Hyacinthe Chantelouve, femme sataniste. Par elle, il assiste à une Messe Noire, orgie ordurière dont il sort, observateur écoeuré, quasiment rédimé et prêt à la conversion.

Le dîner final oppose deux visions de l'Eglise : celle spiritualiste, gnostique et hérétique d'un mage envouté puis désenvouté et celle de Carhaix, marquée de la foi pure et simple du charbonnier. La conclusion sur la nature
purulente de l'organique humain montre que tout ne semble pas encore accompli.

Si l'on applique une grille de lecture début de siècle (le nôtre), on peut dire que Mme Chantelouve est une femme d'aujourd'hui ; elle choisit son amant, le conquiert et l'abandonne quand ce dernier se dérobe.
Nul besoin d'être sataniste pour vivre sa vie, assumer ses choix et agir en conséquence.
Durtal apparaît comme un type un peu lâche, qui s'offre des émotions d'esthète en chambre, préfère la compagnie rassurante de gens confits en absurdités et rentre dans son petit foyer de célibataire rance la panse pleine.
Les spirites sont des escrocs, la théologie fumeuse, la messe noire une orgie où le désir, pour s'affranchir des pressions sociales qu'il subit, se stimule par un blasphème de foire présentant des monstres.

D'où vient donc que ce livre est un grand livre ?
La réponse réside en un seul mot : le style.
Le Père Flaubert est passé par là-le Flaubert de Salammbô celui qui écrit « « D'un bout à l'autre, c'est couleur de sang. Il y a des bordels d'hommes, des anthropophagies, des éléphants et des supplices. » Ou encore : « On commence à marcher dans les tripes et à brûler les moutards. »

Huysmans est un écrivain. On le sent dès le début de ce roman « fin de siècle » (le XIX ème).
Cet homme, quand il met au monde son roman, a de la moëlle.
C'est beau, prenant et saississant car c'est tout simplement travaillé, pensé, voulu. L'écriture riche, profuse, ornementée étale une exaltation rococo. Bref, c'est beau.

« La-bas », un grand livre.
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le 23 avril 2013
Chaque époque à ses contempteurs. Huysmans après avoir été un représentant du naturalisme pur et dur (refléter le réel, point-barre), fait sa mue. La fin du XIXème siècle ne lui sied pas. Célibataire, vivant quasi-reclus à l'exception de la fréquentation d'un cercle d'amis érudits qui partage son goût pour le mysticisme médiéval, il écrit une biographie sur Gille de Rais, l'ex compagnon de Jehanne qui finit sa carrière dans la pédophilie sataniste, tout en conspuant le matérialisme sordide de ses contemporains. Son rapport compliqué à la sexualité et à l'argent quand il devient capital fait beaucoup penser à Houellebecq, la qualité de sa plume - bien que très différente mais très chiadée - également. Quant aux pages cinglant la médiocratie plébéienne, elles font penser à Céline. Au-delà d'un récit très "politique", c'est vraiment l'écriture de Huysmans qui frappe: précise, lexicalement très riche, un peu ampoulée, ironique, parfois pamphlétaire. Même si son passéisme et son pessimisme religieux sont contestables, on a vraiment le sentiment d'avoir un très grand auteur entre les mains.
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le 25 octobre 2009
La plume de Huysmans est (souvent) splendide, à l'image de l'impressionnisme dont il s'est fait le découvreur et le promoteur. C'est toujours ça de pris. Ici, le style est au service d'une histoire où, assez rapidement, l'apex suggéré est celui d'une messe noire à laquelle Durtal, le personnage principal, désire assister, dans le cadre de ses recherches sur Gilles de Rais et sur le satanisme de son siècle. Le plan de l'ouvrage est celui des arcanes majeurs du Tarot: 22 chapitres dont le contenu offre une similitude avec la symbolique traditionnelle de chaque carte, procédé tout à fait dans l'esprit des occultistes du XIXe siècle, qui faisaient de même avec certaines de leurs œuvres (Eliphas Levi, De Guaita...). Il est également question d'un chanoine affreusement corrompu, lequel s'est fait tracer la croix du Christ sur la plante des pieds afin de le piétiner en permanence. Bref, le ton est donné. Au fil des arcanes (comprenez chapitres), on attend avec impatience la célébration fatidique. Elle ne survient pas en XV (Le Diable), ni en XVI (La Maison-Dieu), mais, finalement, en XVIIII (Le Soleil), et s'avère courte et décevante. Durtal assiste à l'office impie et, au moment où le rite prend un tournant intéressant, il s'en échappe comme un spectateur scandalisé, et avec lui le lecteur, qui reste sur sa faim. Là où on s'attendait à la révélation d'une débauche sacrilège promise par les pages précédentes, on assiste en fait à une esquive qui ôte à l'ouvrage le joyau d'une magnifique horreur dont il aurait pu être le digne écrin. Dommage.
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Le personnage principal est un écrivain qui écrit la biographie de Gilles de Rais d’où un étonnant parallèle d’époques et un premier saut dans les profondeurs démoniaques. Durtal est le fil rouge, sorte de spectateur attentif mais non engagé qui poursuit une quête qui ne semble pas avoir de nom, sauf celle de le mener du plus bas de là-bas vers cet autre ailleurs, indicible. Ce roman est déroutant et pourtant jamais il ne nous perd. Sans doute que la critique que Huysmans fait de son époque dévouée aveuglément au positivisme, au progrès, aux marchands, et tout à la fois aux sciences occultes, n’est pas sans évoquer nos temps dits modernes, et que nous pourrions encore comme Durtal avoir l’audace de nous frayer des chemins souterrains pour tenter un retour à la lumière, loin des mièvreries ambiantes.

Pour Huysmans, rien de tiède dans ces délires sataniques mais un chemin connu des mystiques, celui où se perdre conduit à se retrouver. Mais l’époque a éloigné ses contemporains de quête véritable et tout ne semble plus que mystère édulcoré. Je ne sais si retomber du côté de Huysmans peut faire cet effet à tous les lecteurs mais il y a vraiment une fascination à entrer dans ce monde de lieux clos, comme cette tour de Saint-Sulpice qui est l’appartement du sonneur de cloches. Au-dessus de Paris, on se sent soudain dans un havre douillet quand le vent et la pluie secouent l’extérieur. Là-haut, les repas simples prennent toute leur saveur, comme si les gens qui y habitent, parce que coupés du monde, avaient été préservés. C’est une lecture à nulle autre comparable que de fréquenter les phrases de Huysmans, on se prend à relire telle description pour savourer l’audace d’une comparaison, le raccourci d’une image, le vocabulaire d’une richesse oubliée. C’est un voyage en terre inconnue : l’imagination est éprouvée jusque dans ses derniers retranchements et l’écriture fait son office : elle maintient à une certaine hauteur, celle qui aide à revisiter ce qui ne serait que clichés ou abominations.
Marcelline ROUX (CULTURE-CHRONIQUE)
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1000 PREMIERS RÉVISEURSle 19 septembre 2010
C'est en 1891 que Huysmans écrivit ce roman hors norme jusqu'alors, puisqu'il s'agit du premier roman de la litterature française dans lequel est décrit avec somme toute de nombreux détails (vrais ou faux?) une messe noire. Il raconte l'histoire de Durtal un ecrivain historien, un double de l'auteur. Au depart de l'ouvrage il fait des recherches sur Gilles de Rais compagnon de Jeanne d'Arc QUI pour occupé son ennui au fond de son chateau, devint sodomite tueur d'enfants, Durtal veut ecrire un livre sur cet etrange personnage et cela va l'ammener à rencontrer des personnages eux aussi trés etranges. A commencer par sa maitresse Hyacinte Chantelouve, femme mariée elle fait connaitre à son amant le chanoine Docre un pretre defroqué qui entre autre c'est fait tatouer sur la plante des pieds l'image du Christ en croix pour pouvoir continuellement le piétiner quand il marche et qui de plus nourrit une colonie de petites souris blanches avec des hosties consacrées. Durtal et sa maitresse vont assister à une messe noire du mysterieux chanoine. Cela est tellement degoutant et insoutenable pour Durtal qu'il s'enfuit avant la fin de la messe non sans que l'hysterique Hyacinthe n'est reussi à lui arracher une derniere frénétique etreinte. La-dessus il se separent et Durtal retourne à dieu et Hyacinthe reste à satan. Ce roman parut en feuilleton dans le journal l'echo de Paris provoqua un grand scandale à son époque, ce qui fit son succés. J'en conseille vivement la lecture, quoique l'on est fait beaucoup mieux depuis, notamment Les Vierges de Satan de l'ecrivain britannique Dennis Weatley à lire ou à voir en film produit par la mythique firme Hammer.
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le 8 juin 2015
Durtal est un écrivain qui dédaigne la mediocrité du milieu littéraire de son temps. Il s' interesse à la vie de Gilles de Rais, dont la grandeur (il s'est distingué parmi les soldats de Jeanne d'Arc) égale la perversité. Pendant qu'il écrit cette biographie il est fasciné par le satanisme et l'alchimie, à l'origine des passions meurtières de Gilles. Ses recherches le poussent à participer à une moderne messe satanique en compagnie de sa maîtresse, une folle au passe ténébreux au service d'un abbé excommunié: il doit ainsi reconnaîtrre que le satanisme est encore enraciné dans la societé. Dégoûté de la faiblesse spirituelle de nos jours, il trouve dans la spiritualité du Moyen Âge la réponse à ces horreurs. La conversion de Durtal est pareille à celle de l'auteur, dont les expériences religieuses ont été les mêmes. Avec sa descente à l'enfer, Durtal comprend la dangereuse condition de l'humanité, suspendue entre les immensités du ciel et de l'obscurité.
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le 2 février 2014
HUYSMANS est un GRAND auteur. Ce roman nous le prouve.
Totalement ancré dans la Decadence, il décrit l'histoire de Durval, auteur qui veut écrire la biographie de Gilles de Rais et qui va se retrouver au coeur d'atmosphères étranges et satanistes.
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