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Commentaires client les plus utiles
15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Chef d'oeuvre brûlant,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Là-bas (Poche)
Comment ne pas se montrer laudateur à outrance après avoir refermé la couverture blanche et souple de ce chef d'œuvre littéraire ?Avant la lecture de "Là-bas" je ne connaissais absolument pas J.-K. Huysmans, éminent écrivain français d'origine flamande de la fin du XIXème siècle. Je me suis un jour surpris à retrouver de nombreuses fois son nom dans des listes d'ouvrages consacrés aux sciences occultes et notamment au satanisme aussi désirant d'en apprendre plus sur cet auteur intrigant, à la fois dégoûté par ses contemporains et les progrès scientifiques de son siècle et génie du naturalisme spiritualiste. Il rompra totalement tous ses liens avec ce mouvement notamment par le biais de cet ouvrage comme le montre la farouche critique de Durtal à propos de ce courant littéraire sans toutefois dissimuler une admiration et un respect certains pour Zola. Après avoir lu minutieusement quelques dizaines de pages, j'ai tout de suite compris que je tenais entre mes mains le fruit de l'un de mes futurs auteurs préférés. Le style est absolument impressionnant, Huysmans maniait l'adjectif avec un talent aujourd'hui disparu, je garderai pour toujours en mémoire la description d'une sculpture du Christ qu'il fait au début du roman ... Le vocabulaire est compliqué, soigné et d'une richesse incomparable, truffé de mots splendides à la saveur tantôt sucrée tantôt piquante exprimant à merveille les pensées des différents personnages. L'intrigue est simple, les personnages peu nombreux : la majeure partie de l'histoire est consacrée aux passionnantes réflexions de Durtal sur son ouvrage consacré à l'histoire ensanglantée de Gilles de Rais et à sa progression dans sa recherche d'informations concernant le satanisme et les sociétés occultes actives à son époque. Ce roman est à la fois chef d'œuvre idéologique et littéraire par son style et son contenu, véritable trésor qui nous ouvre les portes noires d'une fin de siècle sombre entachée de mystères et d'occultisme. Ses pages fines mêlent subtilement satanisme, procès sanglants (à propos de Gilles de Rais), religion, quelques bribes de pensée politique (notamment à la fin) et érotisme ... Lecteurs qui devez absolument dévorer ce bijou pourpre, vous voilà prévenus ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Attention spoiler!,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Là-bas (Poche)
La plume de Huysmans est (souvent) splendide, à l'image de l'impressionnisme dont il s'est fait le découvreur et le promoteur. C'est toujours ça de pris. Ici, le style est au service d'une histoire où, assez rapidement, l'apex suggéré est celui d'une messe noire à laquelle Durtal, le personnage principal, désire assister, dans le cadre de ses recherches sur Gilles de Rais et sur le satanisme de son siècle. Le plan de l'ouvrage est celui des arcanes majeurs du Tarot: 22 chapitres dont le contenu offre une similitude avec la symbolique traditionnelle de chaque carte, procédé tout à fait dans l'esprit des occultistes du XIXe siècle, qui faisaient de même avec certaines de leurs œuvres (Eliphas Levi, De Guaita...). Il est également question d'un chanoine affreusement corrompu, lequel s'est fait tracer la croix du Christ sur la plante des pieds afin de le piétiner en permanence. Bref, le ton est donné. Au fil des arcanes (comprenez chapitres), on attend avec impatience la célébration fatidique. Elle ne survient pas en XV (Le Diable), ni en XVI (La Maison-Dieu), mais, finalement, en XVIIII (Le Soleil), et s'avère courte et décevante. Durtal assiste à l'office impie et, au moment où le rite prend un tournant intéressant, il s'en échappe comme un spectateur scandalisé, et avec lui le lecteur, qui reste sur sa faim. Là où on s'attendait à la révélation d'une débauche sacrilège promise par les pages précédentes, on assiste en fait à une esquive qui ôte à l'ouvrage le joyau d'une magnifique horreur dont il aurait pu être le digne écrin. Dommage.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La premiere messe noire de la littérature,
Par Mafalda "guaglione a napule" (une italienne de Marseille) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Là-bas (Poche)
C'est en 1891 que Huysmans écrivit ce roman hors norme jusqu'alors, puisqu'il s'agit du premier roman de la litterature française dans lequel est décrit avec somme toute de nombreux détails (vrais ou faux?) une messe noire. Il raconte l'histoire de Durtal un ecrivain historien, un double de l'auteur. Au depart de l'ouvrage il fait des recherches sur Gilles de Rais compagnon de Jeanne d'Arc QUI pour occupé son ennui au fond de son chateau, devint sodomite tueur d'enfants, Durtal veut ecrire un livre sur cet etrange personnage et cela va l'ammener à rencontrer des personnages eux aussi trés etranges. A commencer par sa maitresse Hyacinte Chantelouve, femme mariée elle fait connaitre à son amant le chanoine Docre un pretre defroqué qui entre autre c'est fait tatouer sur la plante des pieds l'image du Christ en croix pour pouvoir continuellement le piétiner quand il marche et qui de plus nourrit une colonie de petites souris blanches avec des hosties consacrées. Durtal et sa maitresse vont assister à une messe noire du mysterieux chanoine. Cela est tellement degoutant et insoutenable pour Durtal qu'il s'enfuit avant la fin de la messe non sans que l'hysterique Hyacinthe n'est reussi à lui arracher une derniere frénétique etreinte. La-dessus il se separent et Durtal retourne à dieu et Hyacinthe reste à satan. Ce roman parut en feuilleton dans le journal l'echo de Paris provoqua un grand scandale à son époque, ce qui fit son succés. J'en conseille vivement la lecture, quoique l'on est fait beaucoup mieux depuis, notamment Les Vierges de Satan de l'ecrivain britannique Dennis Weatley à lire ou à voir en film produit par la mythique firme Hammer.
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