Quel dommage ce roman. Le titre est extraordinaire, l'homme, le cavalier dont c'est une biographie romancée, l'était très probablement, mais on ne sait pas vraiment pourquoi au bout du compte.
J'ai lu ce livre d'une traite, y suis revenu, ai cherché mes impressions de cavalier, et n'en ai trouvées que peu, sinon les habituelles évocations de la relation particulière qui ne manque jamais de s'établir entre l'homme et sa monture.
Et puis peut être aussi un effet de mode, ce gout très contemporain du naturel, de l'éthologie équestre, de la nature avec un N majuscule.
Jerome Garcin écrit bien, et à mon sens il a manqué l'occasion de donner un souffle lyrique à son personnage, qui manque de substance, d'épaisseur, de "mirobolance".
Au final, outre le fait qu'il passait son temps avec les chevaux et exécrait ses chefs, on sait mal ce qu'avait de si extraordinaire ce cavalier qui devait bien l'être pourtant.
Quand aux relations avec Lyautey, elles paraitraient presque opportunistes.
Vite revenez nous Jerome Garcin, avec un vrai ouvrage qui nous emporte, et pas seulement cet eliptique "mains sans jambes, jambes sans mains".