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L'éducation sentimentale Poche – 10 décembre 2008

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De 1840 à 1867, la vie fait L'Éducation sentimentale de Frédéric Moreau et de toute une jeunesse idéaliste qui a préparé dans la fièvre la révolution de 1848. Le roman s'ouvre sur des rêves exaltés et s'achève sur la médiocrité des uns et des autres. Entre temps, la vie s'est écoulée autour de Frédéric, qui semble n'avoir pas plus participé aux mutations de son temps qu'à l'édifice de sa propre destinée potentielle. Au cours de cette existence, Madame Arnoux, dont les apparitions sont autant de surgissements mystiques, tient lieu au jeune homme d'absolu insaisissable. Lui qui rêvait de terres lointaines et d'ouvrages romantiques déchirants dont il se voyait l'auteur génial, se retrouve, en guise de destination exotique, à Nogent, la ville de son enfance. Au terme de son parcours, que peut-il faire d'autre que ponctuer sa conversation avec Deslauriers, le pragmatique non moins malheureux, de "te souviens-tu" ? Flaubert éclaire ses personnages d'une lumière tantôt ironique, tantôt sympathique, et s'il adopte parfois une vision panoramique des choses, c'est semble-t-il pour mieux se couler dans l'esprit de son héros afin de faire vivre au lecteur les velléités de son caractère. --Sana Tang-Léopold Wauters --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Revue de presse

Nouvelle édition. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .

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Par Gwen 1ER COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 10 COMMENTATEURS le 14 septembre 2009
Format: Poche
Réduite à son intrigue, "Madame Bovary" ne casse pas vraiment des briques, puisque cette oeuvre nous relate en gros un adultère qui tourne mal dans une petite ville de province. Je suppose que l'on pourrait facilement trouver des centaines, voire des milliers de romans traitant plus ou moins le même sujet. Ce qui fait la singularité du livre de Flaubert (outre sa réflexion sur la littérature et ce qu'on appellera justement le bovarysme), ce n'est donc pas tant ce qu'il raconte, mais la manière dont il le raconte. Certes, son style, en soi, n'est pas révolutionnaire. Il relève à l'évidence de l'école réaliste. Pourtant, on sent bien que le réalisme de Flaubert n'est pas celui de Balzac. Ce qui sépare ces deux géants de la littérature, c'est que Balzac est toujours présent dans son texte, alors que Flaubert vise à une totale objectivité. Il plane tel un démiurge au-dessus de sa Création, n'éprouvant pour ses personnages ni mépris ni compassion, juste un immense intérêt, semblable à celui d'un entomologiste étudiant une colonie d'insectes curieux. Résultat, sa prose est d'une implacable froideur, aussi précise qu'un procès-verbal et dépassionnée qu'un rapport d'autopsie. J'y vois, personnellement, l'indice d'un certain fatalisme de la part de Flaubert. A quoi bon s'émouvoir de ces événements, semble-t-il nous dire, puisqu'ils sont dans l'ordre des choses? Les épouses fantasques, les amants veules et les maris insipides sont de tout temps.Lire la suite ›
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Format: Poche
L'éducation sentimentale fait partie de ces livres qui contiennent tout. A ce titre, il est un des meilleurs romans de la littérature française.
Tout y est. S'appuyant sur un style musical et élégant ainsi que sur un sens certain de la mise en scène, Flaubert a écrit un roman qui donne l'illusion de la vie. L'éducation sentimentale touche à tous les thèmes, les entrelace et délivre une magistrale leçon de littérature. Tout y passe: la politique, l'amour, l'amitié, les illusions, la bêtise, la mémoire, rien n'est étranger à ce livre. Mais, bien que ce roman soit l'histoire de l'éducation d'un jeune homme, n'espérez pas trouver en Flaubert un professeur donnant une leçon du haut de son expérience: en deux chapitres magistraux (les deux derniers), il renvoie finalement le lecteur à l'ambiguïté de la vie et à l'impossibilité de lui donner un sens définitif.
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Format: Poche
J'ai relu Madame Bovary. Je me suis fait violence car j'en ai un désastreux souvenir. Ou l'école, comment dégoûter de la littérature. Ainsi, les Balzac, Stendhal et autre Proust, dont la lecture imposée à l'adolescence, m'ont presque définitivement dégoûtée de la lecture. C'est le paradoxe de l'école, on veut faire découvrir aux jeunes esprits les perles de la littérature française, mais ces romans n'ont aucune résonnance pour un adolescent, ça reste un pensum. Ce sont des oeuvres adultes, écrites par des adultes avec leur préoccupation d'adultes, et adulés par d'autres adultes. C'est un univers qui laisse totalement indifférent l'adolescent, n'oublions pas que le « jeune vit dans un monde qu'il ne comprend pas et qui ne le comprend pas (cf une excellente pub pour la Poste). Ecrire sur les relations sociales, l'ennui, les mauvais choix que l'on peut faire dans une vie, c'est tout à fait à l'opposé de ce qu'attend le jeune : il veut qu'on le fasse rêver d'une vie pleine, enthousiaste et réussie.
Pourtant, je le reconnais aujourd'hui, c'est une oeuvre majeure de notre patrimoine culturel. Une leçon de littérature, sublime et habitée.
Madame Bovary, c'est moi, disait Flaubert. Je rajoute c'est moi aussi, et probablement vous également.
Un roman indispensable.
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Par Mme E. Noguerol TOP 1000 COMMENTATEURSVOIX VINE le 7 août 2009
Format: Poche
Pauvre petite Emma ! La vie ne fut pas tendre pour elle, et pourtant, elle avait du pain et du feu et le pauvre abbé Bournisien ne put rien pour elle, quand elle vint le consulter pour lui faire part de son malheur et chercher une aide auprès de lui. Que lui manquait-il, à la pauvrette ? Elle qui avait épousé Charles, un brave homme attentif à sa femme, dont le seul défaut était un cerveau aux possibilités bien réduites et peu de flatterie dans ses paroles. Emma, nourrie de littérature romanesque, s'imaginait trouver l'amour dans le mariage ; elle ne le trouva point et sombra dans une sorte de mélancolie.

Mais vint un jour un individu sans scrupule, qui sut lui dire les mots qu'elle attendait et qui firent chavirer son coeur. Elle céda à Rodolphe Boulanger, un hobereau qui la roula dans la farine. Son nom n'était-il pas choisi à bon escient ?
Amour malheureux que celui-ci, bientôt remplacé par Léon Dupuis, comme si la vérité sortait du puits même de ses entrailles et allait révéler à Emma toutes les facettes insoupconnées de la passion. Lui aussi sut réciter de belles phrases pour la convaincre, mais l'emporta dans un fiacre pour consommer le bel amour. Le romantisme n'y allait pas par quatre chemins !

Pas même la petite fille Berthe au gros oeil bleu ne fit revenir sur terre la pauvre petite femme, que Flaubert appelait "ma pauvre Bovary".
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