Dans cette suite directe de "Ocarina of Time", Link se retrouve dans le royaume de Termina aprés avoir poursuivi Skull Kid qui lui a dérobé son Ocarina et Epona. Un étrange collectionneur lui conjure de retrouver le masque de Majora, avant que son immense pouvoir ne décime le pays.
La grande nouveauté de "Majora's Mask" est le déroulement en temps réel de l'action : vous avez trois jours pour sauver le pays de l'Apocalypse... Comme ça, ça fait peur, mais en fait, vous avez surtout le temps de retrouver votre Ocarina et d'apprendre les chants adéquats pour pouvoir revenir dans le passé à tout moment !! et on se sent déjà mieux...
Mais attention, certains objets auront disparus de votre équipement lors de ces voyages dans le temps !
De plus, l'ambiance est beaucoup plus sombre que dans les opus précédents, les personnages du jeu, étant conscients du cataclysme qui risque de s'abattre sur eux, sont souvent désenchantés et tristes...
Pour ce qui est des objets, les masques deviennent beaucoup plus importants que dans "Ocarina...", vous pourrez en collecter plus d'une vingtaine dont quatre qui vous permettront de changer d'apparence (Goron, Zora, Mojo et Guerrier... sans inclure le masque des géants) et qui vous permettront d'élucider certains mystères.
Vous aurez, aussi, à collecter un certain nombre de fées dans chaque donjon vous permettant d'acquérir de nouveaux pouvoirs ou d'augmenter vos capacités (les skultullas d'or passent en second plan dans cet opus, elles sont prétexte à deux donjons qui leurs sont complétement dédiés).
Dernière amélioration qui n'est pas des moindres : le journal des Bombers qui vous permet de noter les habitudes de certains personnages et de savoir si vos "missions" sont accomplies ou non.
Ce nouvel épisode regorge de moments trés "envoutants" et d'anthologie comme les apparitions des quatre gardiens à la fin de chaque donjon, la dernière nuit avant l'apocalypse et sa musique, le dernier paysage quand vous êtes sur la lune... Et, comme dit précédemment, les scènes tristes sont plus fréquentes : l'éleveur de poule qui aurait aimé voir grandir ses poussins avant que la lune ne s'écrase sur Bourg-Clocher, le personnage de Skull Kid qui s'avère être des plus pathétiques, le mariage de Anju et Kafei qui semble être voué à l'échec...
Seul bémol (faut bien trouver quelque chose) : le système de sauvegarde qui est malgré tout assez rapide à cerner. Comme le dit la notice : essayez de trouver le plus d'objets possibles et de faire les quêtes à fond pendant le laps de temps qui vous est imposé car revenir dans le passé constamment peut nuire profondément au rythme de ce jeu formidable et ce serait vraiment dommage !!!
Voilà pour cet ultime épisode de Zelda sur la Nintendo 64 qui, par son côté plus sombre, relève plus de la quête intérieure d'un être à la recherche de sa personnalité que de l'aventure épique...