Inutile de rappeler que Lovecraft est l'un des tout grands précurseurs du fantastique actuel...
Le principal avantage à ce recueil, c'est qu'il est composé de nouvelles plus ou moins longues ne dépassant pas au maximum 40 pages. Si l'on veut découvrir le monde de Lovecraft et de ses amis (comme ce fut le cas pour moi au départ), afin de comprendre comment et par quelle manière ont-ils pu si influencer les stephen king, barker ou autres, voilà la plus belle chose à faire que de lire ce recueil. Si l'on est un petit curieux, cela ne fait aucun doute que vous ressortirez satisfaits.
Car le monde de ce recueil est peuplé d'effroyables créatures... qui peuvent exister ! C'est la première question que l'on se pose une fois la dernière page tournée, à savoir s'il existe des espèces plus grandes que l'homme, plus puissantes, des espèces divines et infernales...
Bouleversant.
La préface, signée Derleth, nous forme une excellente introduction pour comprendre brièvement l'univers de Lovecraft, nous alléchant déjà...
La plus longue nouvelle, et sans doute néanmoins la plus "raffinée", semble celle de lovecraft (40 pages). "L'appel de Cthulhu" est une histoire dense mais qui ne divague pas vers une littérature lourde et pesante. Les scènes d'épouvante sont décrites avec une réalité affolante, car cette réalité est imaginée par le lecteur. Telle est la magie ou technique si subtile déployée par Lovecraft dans ses écrits.
Je citerais d'autres nouvelles comme "Les chiens de Tindalos" de Long et l'excellent "Les mangeuses d'espace", toujours signé par ce fameux Long. D'autres encore vallent franchement la peine d'être lues. Je pense à "L'habitant de l'ombre" de Derleth ou à "Talion" de Smith. Bref, on ressort de ce recueil l'esprit transformé, et des fois, il m'arrive de frisonner lorsque le vent mugit... Sans conteste, la littérature qui a apporté le plus de cauchemars au monde fantastique : le conte "matérialiste" d'épouvante.