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Commentaires client les plus utiles
27 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Michael Connelly ne se contente pas du polar,
Par David "ctq-106.5 fm" (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'épouvantail (Broché)
Après le "Poête", Jack mc Evoy est cette fois aux prises avec un redoutable et pervers "Epouvantail". Mais le fond de l'histoire n'est qu'un prétexte à une analyse toujours fine de la société américaine, concentrée dans ses excès dans un Los Angeles tentaculaire.Le Los Angeles Times connait des difficultés et licencie ses meilleurs journalistes. Jack Mc Evoy veut partir sur un coup d'éclat. Il découvre un tueur en série : L'épouvantail. Sous la loupe de l'auteur. Internet, ses entrailles noires, les sujets qui s'y glissent, les monstres qui s'en repaissent. Internet et son monde souterrain de données jamais vraiment protégées. Et la presse papier, celle des hauts faits d'armes. Celle qui donne ampleur et profondeur à l'actu, mais qui meurt à petit feu, concurrencée par la rapidité et la superficialité (souvent) du journal virtuel. Connelly, c'est toujours un regard de journaliste à travers le roman, un décryptage d'actu, et rien que pour ça, ça vaut la peine de le lire en réfléchissant au monde qui nous entoure. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Hacker et serial killer,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'épouvantail (Broché)
Michael Connelly a été journaliste criminel avant d'écrire des romans policiers. Jack McEvoy, le héros de L'épouvantail, qui exerce cette profession au sein du L.A Times, lui ressemble sans doute un peu (beaucoup ?). D'ailleurs, il n'est pas un inconnu des habitués de Connelly, ce Jack, ceux qui ont lu Le poète, un de ses meilleurs livres, ne l'ont pas oublié, pas plus que Rachel Walling, agent du FBI, également présente dans les deux romans. Est-ce à dire que l'ombre porté du Poète est évidente dans L'épouvantail, sombre histoire de Serial Killer(s) ? Oui, sans hésitation mais pas plus gênante que cela. Après une grosse vingtaine de thrillers, la lecture d'un Michael Connelly n'a plus le charme des premières fois mais la familiarité qui s'est installé avec l'auteur n'a rien de désagréable, comme le goût d'un bon vieux whisky siroté au coin de l'âtre. La routine, alors ? Pas du tout, Connelly a du savoir-faire et L'épouvantail est particulièrement bien mené avec un "méchant" de haute volée, hacker brillantissime , ce qui nous vaut des pages plus que passionnantes sur les déviances d'Internet, l'intrusion via le piratage dans la vie privée de tout individu et le stockage de données (la force d'un Connelly, c'est aussi de savoir s'entourer d'experts dans des domaines très pointus). Au delà de l'intrigue, palpitante, quoique classique, un autre intérêt de L'épouvantail est documentaire, sur le triste état de la presse écrite quotidienne américaine, en pleine crise, là encore à cause de la concurrence d'Internet. La nostalgie de Connelly est palpable dans sa description des conférences du L.A Times et des méthodes d'investigation des journalistes. L'épouvantail, avec des ficelles certes éprouvées mais efficaces, est plutôt un bon cru dans la production (trop abondante, hélas) de Michael Connelly.
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24 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Début génial, mais fin un peu décevante.,
Par Cyril Gentil (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'épouvantail (Broché)
On peut dire sans prendre de grands risques que Michael Connelly est l'un des meilleurs auteurs de polars, et L'Epouvantail ne ternit aucunement cette réputation. Cependant, la fin de ce livre n'égale malheureusement pas son début bien enlevé et prometteur. Non pas que la fin soit baclée ou mauvaise, mais plutôt que celle-ci manque d'une originalité qui la fait percevoir comme un peu trop, disons, « ordinaire » dans ce genre.La première moitié de « L'Epouvantail » est exceptionnellement bien faite. Connelly nous y offre une très réaliste perception de ce qui se passe en coulisse dans le milieu du journalisme des grands quotidiens, et des effets dévastateurs de l'Internet et des news télévisées en boucle 24/24 pour la presse papier. J'ai plutôt apprécié de voir que notre héro, le reporter Jack McEvoy, se lance sur une affaire pour des raisons qui ne sont pas entièrement nobles. Lorsque la grand-mère du membre d'un gang condamné pour meurtre se débat pour démontrer que son petit fils est innocent, Jack monte sur l'affaire ; pas dans l'espoir de prouver que le jeune homme est innocent, mais en fait pour parvenir à s'introduire dans l'intimité de la famille afin d'y dresser un profil psychologique d'un jeune tueur. Bien entendu, il trouve alors des indices démontrant que cette affaire va dans une toute direction que celle de la version admise. La grande force qui caractérise les romans de Connelly, c'est la profondeur de son style, si je puis m'exprimer ainsi. Par exemple : le tueur projette d'assassiner quelqu'un (sans vouloir trop en révéler), et Connelly le fait sérieusement réfléchir aux possibles failles de son plan, comme par exemple comment il va pouvoir porter son arme sans ne prendre aucun risque. Des auteurs moins sérieux se débarrasseraient de ce genre de problèmes en disant que les lecteurs n'y attacheront aucune importance, puisqu'il s'agit d'une fiction, et passeront ainsi sur les invraisemblances (désespérément nombreuses dans l'immense majorité des séries tv du genre). Mais Connelly, lui, se casse la tête avec le plus grand sérieux pour trouver des solutions vraies, de manière à ce que le plan du tueur soit aussi réaliste que possible (merci de ne pas prendre vos lecteurs pour de gentils imbéciles, Monsieur Connelly ! C'est tellement rare...). J'apprécie également le fait que le partenaire de McEvoy, l'agent du FBI, Rachel Walling, ne soit pas juste là juste pour jouer le rôle de l'incontournable jolie femme flic. Le team effectue de réelles et sérieuses investigations, fait de vraisemblables découvertes, et résous des problèmes sans tirer ceux-ci par les cheveux. Les criminels ne sont pas des brutes épaisses chaussées de gros sabots non plus, et cela amène un peux d'air frais dans le genre du polar, et pousse ainsi le lecteur à réfléchir. Malheureusement, passé cet exceptionnel début, on commence peu à peu à avoir l'impression que Connelly s'en est remis au mode « pilotage automatique », et du coup la deuxième partie se conforme à la lettre au modèle standard du tueur en série. Connelly utilise alors l'un des schémas classiques du polar : le héros réalise, par exemple, quelle est la vérité au moment où il entend, voit ou dit quelque chose apparemment sans rapport avec l'affaire, mais qui déclenche un processus de réflexion permettant d'intervenir aussi près que possible de la toute dernière et fatidique minute (Bon sang... Mais c'est bien sûr !). L'autre désagrément que j'ai rencontré avec la fin de L'Epouvantail concerne le comportement du tueur, lorsque ce dernier réalise que Jack et Rachel sont sur ses pas. Lui qui avait pourtant été si froid et si calculateur jusque là, tout le long du récit, se met tout à coup à perdre les pédales lorsqu'il est confronté aux preuves bien minces qu'exhibe Jack devant son nez. Bon, maintenant, est ce que ça vaut le coup de lire L'Epouvantail, allez-vous me demander ? Et bien figurez-vous que oui, définitivement. Même si la fin déçoit un peu par rapport à un début magnifiquement ficelé, cette dernière est assez consistante, longue et plaisante pour relever l'ensemble et lui faire mériter, disons... allez, 4 étoiles. Avec le « Grandoria », sorti à peu près à la même époque et dans un genre différent et plus intellectuel, voilà les deux meilleurs thrillers de cet été que j'ai pu trouver. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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