Le moins que l'on puisse dire est que le film est vraiment déconcertant, mais en aucun cas choquant. C'est en effet assez rare que l'on montre à l'écran, un jeune gamin de 12-13 ans, orphelin de mère, revendiquant son homosexualité par quelques excentricités dans l'habillement, la gestuelle et la démarche. Prendre une attitude plutôt féminine et se comportant comme une remarquable petite ménagère. Mais pourquoi pas ? En quoi le fait d'affirmer sa différence d'orientation sexuel à un si jeune age serait il condamnable ? Non seulement il n'embête personne, et c'est un garcon absolument adorable très attachant et très sensible. De plus les liens qui l'unissent à son père et à ses frères sont très fort. On sent vraiment une affection très profonde entre eux. Puis Max va faire la connaissance d'un flic après que ce dernier ce soit porter à son secours lors d'une agression physique. Très attiré par lui au point d'en tomber amoureux, il va tout faire pour le séduire et imposer avec insistance sa présence à ses coté. Et c'est une véritable romance qui va bientôt émerger de leurs proximités. Le problème c'est que la famille de Max est mélé à un certain nombre d'affaire sordide, et que pour la pire d'entre elle (Meurtre) son ami va évidemment s'en méler. Ce n'est pas du tout du gout des frangins et du papa qui vont s'en prendre violemment au flic. Le gamin va alors avec une infinie tendresse le soigné sans qu'il lui en veuille de ne pas avoir dénoncé son frère coupable du meurtre. Mais le policier décide en fin de compte de rompre toutes relations avec l'enfant pour ne pas se compromettre avec le fils et le frère de délinquants. Desespéré et tendrement consolé par son ainé, la suite va virer à la tragédie absolu. Max assistant impuissant à l'assassinat sauvage de son père... avec la présence de celui dont il était amoureux ! Il aura ensuite une brève conversation avec le policier qui justiera son geste par le fait que si l'on élimine pas toutes les mauvaises graines, elles continuent de germer. Mais Max ne peut évidemment lui pardonner d'avoir contribué à tuer l'unique père qu'il avait et d'avoir fait devenir un orphelin complet. Lors d'une des dernières séance au combien poétique et mirifique, le flic vient siffler au bas de chez Maximo qui lui répondra d'une manière fugace comme pour lui faire comprendre qu'il ne l'a pardonné qu'a moitié. Une larme qui n'est pas de crocodile tombe alors sur sa joue, ce n'est pas le policier qui réagit, mais l'homme comme imprégné à jamais de la marque indélébile de séquenses si intense et tendre avec l'innocence. Puis la vie reprend son cours normal, le garcon aura désormais ses deux frères pour veiller sur lui comme un père. Tout ici est véritablement magnifique et captivant, car l'histoire est solide, il ya beaucoup de sensibilité, et le jeune acteur principal tellement mignon et craquant illumine tout le film de sa présence. La complicité affective entre l'enfant et l'adulte et filmé tout en douceur, et la profondeur des scènes de fascinations contemplatives et de tendresses physique virent au splendides. De la poésie aussi. C'est enfin très réaliste, car Max va être très vite confronté à un monde de corruption et de violence. Mais rien ne pourra le changer, il restera sensible, gentil et adorable. Voila en tous cas le genre de DVD dont je n'ai pas envie de me débarasser, en ayant la conviction de posséder un unique moment de grâce cinématographique. Sublime !