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L'ANGLAIS

Barry Newman , Joe Dallesandro , Steven Soderbergh    Tous publics   DVD
4.1 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (7 commentaires client)
Prix : EUR 6,79 Livraison gratuite dès 15 euros d'achats. Détails
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Détails sur le produit

  • Acteurs : Barry Newman, Joe Dallesandro, Lesley Ann Warren, Luis Guzmán, Nicky Katt
  • Réalisateurs : Steven Soderbergh
  • Format : Couleur, PAL
  • Langue : Français
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
  • Rapport de forme : 1.85:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Aventi
  • Date de sortie du DVD : 21 septembre 2010
  • Durée : 86 minutes
  • Moyenne des commentaires client : 4.1 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (7 commentaires client)
  • ASIN: B003TL0L0G
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 22.949 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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Descriptions du produit

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Après son thriller sexy Hors d'atteinte, Steven Soderbergh réalise L'Anglais avec autant de style. Mais c'est une histoire criminelle beaucoup plus austère qui mélange flash-back, sauts vers l'avenir et considérations sur le présent dans un excellent patchwork cinématographique. Terence Stamp joue le rôle de Wison, un truand anglais de la classe ouvrière assez âgé qui s'envole pour Los Angeles à la recherche de l'assassin de sa fille. Elle est morte dans un accident de voiture, mais il soupçonne son amant, un nabab de l'industrie musicale appelé Valentine (Peter Fonda), d'en savoir plus qu'il n'en dit. Wison, l'Anglais aux cheveux gris, est comme un poisson hors de l'eau dans les rues ensoleillées de Los Angeles, mais s'attaque sans se poser de questions aux petites frappes de la rue et à des tueurs. Peter Fonda quitte son image de hippie et de rebelle des années soixante pour jouer au millionnaire nerveux et lâche, vêtu d'une petite chemise sur son bronzage californien. Luis Guzman et Lesley Ann Warren jouent les guides "adoptés" par Wison dans le Los Angeles moderne. Et Barry Newman est excellent dans le rôle du dur à cuire, chef du service de sécurité de Valentine. Steven Soderbergh emprunte au film de Ken Loach de 1967 Pas de larmes pour Joy (malheureusement pas disponible en vidéo) pour les flash-back de Wison en jeune délinquant. --Sean Axmaker

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4.1 étoiles sur 5
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Portrait d'une disparue 1 octobre 2009
Format:DVD
Un vieil anglais, fraîchement sorti de prison, se rend à Los Angeles. Sa fille y est morte dans des circonstances qu'il juge suspectes, et le dernier petit-ami en date, un cinquantenaire producteur de musique, a trempé dans des affaires louches.

Soderbergh utilise une technique de montage en patchwork qui me fait penser à Guet-apens ; le personnage parle, pourtant l'image le montre à un autre moment, passé ou à venir. De même on entrevoit ce qui va se passer dans la scène suivante, avant de revenir au présent. Tout est un peu décalé. Le film avance, revient sur ses pas, la narration continue sans toujours se soucier (ou plutôt sans en avoir l'air) de ce qui se passe à l'écran. Ainsi, l'histoire qu'on nous raconte, assez ordinaire (ce n'est pas un reproche), semble secondaire. Le réalisateur, en filigrane, nous raconte autre chose.

Cette étrange façon de faire dessine des portraits d'une manière singulière et prenante. Celui de Wilson d'abord, l'Anglais en question. Soderbergh utilise aussi des rushs d'un vieux film pour montrer son acteur principal, Terence Stamp, jeune. Entre faux et vrais flash-backs (façon de parler) se construit son histoire, celle d'un homme rude, avec ce qui semble être un code d'honneur, du moins des principes. Terence Stamp est excellent dans ce rôle.

Face à Wilson, il y a le producteur de musique, Valentine ; homme élégant et lâche, plein de petites manières, et sans rien dans le ventre. Il a déjà trouvé une remplaçante à la fille de Wilson, à qui il communique quelques clichés qu'il pense très spirituels. Peter Fonda est formidable dans ce rôle de faux-derche au bronzage californien.

Et pour finir, il y a le portrait de la disparue. On la voit peu, mais tout est évocateur. C'est une jeune femme profondément morale. Enfant, lorsqu'elle sentait que son papa préparait un mauvais coup, elle le menaçait d'appeler la police, et cela amusait Wilson, qui savait qu'elle n'en ferait rien. Elle est au coeur du film, petit à petit elle donne une dimension nouvelle aux premiers comme aux seconds rôles (parmi les personnages qu'ils l'ont connu).

C'est ainsi qu'au cours de sa quête de réponses et de vengeance Wilson prend conscience qu'il y a bien des façons d'être responsable de la mort de sa fille.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Quel film ! 30 janvier 2003
Par M. Jean-charles Perquin TOP 1000 COMMENTATEURS VOIX VINE™
Format:DVD|Achat authentifié par Amazon
Même si L'Anglais n'est pas le film le plus connu du réalisateur, même si la couverture est terne et même si le titre n'est pas très alléchant, vous auriez tort de ne pas faire l'acquisition de ce monument !
Les dialogues sont excellents, le scénario est original (ce n'est pas qu'une histoire de quête et de vengeance), les acteurs sont formidables et on ne s'ennuie pas une seule seconde avec ce père anglais dont la fille a disparu dans des circonstances pas très claires.
L'image et le son sont très bons. Vous hésitez encore ? Vous avez tort !
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le Rosbif, à point 3 août 2010
Par LD COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR TOP 10 COMMENTATEURS
Format:DVD|Achat authentifié par Amazon
Steven Soderbergh fait partie de ces cinéastes dont la carrière est passionnante à suivre, quand bien même il ne réussirait pas également tout ce qu'il fait. J'avoue avoir une tendresse particulière pour la première partie de sa carrière, en particulier pour tous les films qui ont suivi son premier coup d'éclat, Sexe, mensonges et vidéo. Chacun de ces films avait un peu moins de succès que le précédent et faisait dire à tous ceux qui espéraient avoir trouvé le nouveau wonderboy qu'il ne tenait pas ses promesses, et pourtant ces films certes assez formalistes montraient plus qu'une simple maîtrise technique.

Kafka s'avéra ainsi une expérience des plus audacieuses et remarquables, même si pas absolument aboutie. King of the Hill, bien qu'un peu lisse, me semble être un film bien plus personnel qu'on a bien voulu le dire, et reste un des très beaux films consacrés à un personnage d'enfant. Avec The Underneath / A fleur de peau, il n'arrangeait pas son cas, le film étant encore plus maniéré et glacé que les précédents (voir mon commentaire sur chacun de ces deux films). Il est vrai que ce n'est qu'avec The Limey / L'Anglais, qui poussait ce formalisme jusqu'au bout, que Soderbergh paradoxalement réussit à s'en dégager quelque peu et à regagner les faveurs de la critique. Pour récupérer le public, on connaît la suite, il faudra attendre Erin Brokovich, Traffic, Ocean's Eleven, où il mettait ses qualités de metteur en scène expérimentateur plus nettement au service d'un récit susceptible d'accrocher le public.

Formaliste, The Limey - la traduction de ce terme argotique, ce serait plutôt l'Angliche ou le Rosbif - l'est, ô combien. Ni plus ni moins que son modèle évident, l'extraordinaire Point Blank (Le Point de non retour, John Boorman, 1967). Même histoire de quête et de vengeance ramenée à son essence (voir synopsis), même personnage fonceur et buté qui se retrouve "délocalisé" dans un milieu qui n'est pas le sien, même déconstruction héritée des premiers films de Resnais. Disons-le tout de suite: si vous n'aimez que les récits qui partent d'un point A pour arriver à un point Z, ce film n'est pas pour vous. Le film n'est qu'un gigantesque patchwork de flash-backs et de flash-forwards, d'images et de sons / dialogues récurrents.

Car The Limey est un film sur l'obsession. Pas seulement celle de la vengeance, mais plutôt celle de la raison pour laquelle Wilson se retrouve en quête des assassins de sa fille. Cette quête étant aussi celle du pardon et de la mémoire, de l'image perdue, on comprend que la forme choisie par Soderbergh n'est en rien superflue. C'est aussi pour cela que, aussi travaillée soit-elle (formidable photo d'Ed Lachman), elle n'empêche en rien l'émotion - qui est également portée par d'autres images qui viennent coloniser le film, celles issues d'un autre film dans lequel Terence Stamp avait joué jeune, Poor Cow (Pas de larmes pour Joy, Ken Loach, 1967). Idée remarquable, parmi d'autres.

Impossible de ne pas parler des acteurs, en particulier de Stamp, qui dans un rôle qui peut aussi faire penser à un de ses rôles des années 80, celui de The Hit de Stephen Frears. Son accent à couper au couteau et son argot à la limite du compréhensible sautent aux oreilles. Sa présence est incroyable, qu'il fonce ou observe. Le contraste est voulu avec le personnage de Peter Fonda, Terry Valentine, qui résume à lui tout seul la façon dont la contre-culture des années 60 s'est affadie et corrompue. Le fait que Soderbergh ait demandé à Peter Fonda, marqué à tout jamais par les années Easy Rider, de jouer ce personnage, sans compter sur le fait qu'il se passe dans une Californie devenue aseptisée, n'est bien sûr pas dû au hasard. Un film formaliste donc, pétri de cinéphilie, mais qui va bien au-delà, un des tout meilleurs films de son auteur.

Cette édition qui va ressortir devrait être exactement la même que celle que Studio Canal avait sortie il y a quelques années, indisponible depuis un bout de temps. Les bonus sont de peu d'intérêt (making-of de 7', entretiens avec les acteurs et le réalisateur de 2' chacun). La copie est un peu granuleuse mais globalement de qualité. VF et VOSTF (attention: impossible de ne pas entendre l'accent inimitable de Stamp en VO). Si jamais l'édition est différente, je ne manquerai pas de modifier ce commentaire le cas échéant.
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