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Au-delà d'un simple récit, L'Abolition permet de mieux comprendre un homme, avec ses émotions, ses peurs et ses moments de doute, qui a pour seule arme sa robe d'avocat. Ce livre n'est pas un cours d'histoire sur l'abolition. C'est l'histoire de l'abolition vue de l'intérieur. Robert Badinter signe un témoignage poignant. Symbole d'un combat très personnel.
Je regardai l'horloge : il était douze heures et cinquante minutes, ce 30 décembre 1981. Le voeu de Victor Hugo, "l'abolition pure, simple et définitive de la peine de mort", était réalisé. (...) Je pensai à tout ce qui était advenu. Puis je rentrai chez moi, le long des allées. C'était fini, la peine de mort.--Nathalie Robert
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Le récit met particulièrement l’accent sur « l’affaire Patrick Henry » qui, en 1976, déchaîne la fureur populaire et subit un lynchage médiatique mettant à nu, jusqu’à la rendre effrayante, la pulsion de mort qui aveugle l’opinion publique. C’est en faisant, pour la première fois devant les jurés, le procès de la peine capitale que R. Badinter sauve la vie de P. Henry : face à une passion qui se cherche des raisons (vertu prétendument dissuasive de la peine capitale, compensation de la douleur causée aux proches des victimes), l’avocat défend avec passion les arguments de la raison (exemplarité réfutée par les statistiques des pays ayant aboli la peine de mort, risque non nul d’exécuter un innocent, loterie de la grâce présidentielle, etc).
Tout à la fois édifiant et émouvant, le récit ne se départit jamais de son rythme haletant. Il nous laisse finalement empreint d’un sentiment profond de respect et d’admiration à l’égard d’un homme qui sut, dans de nombreuses occasions, vouer sa personne tout entière à la défense d’un idéal humaniste.
Un regret, malgré tout : l’auteur confie en passant qu’il n’a découvert que bien plus tard les racines profondes de son engagement inflexible pour l’abolition ; aucune page, toutefois, n’en confesse le secret.
Le récit met particulièrement l’accent sur « l’affaire Patrick Henry » qui, en 1976, déchaîne la fureur populaire et subit un lynchage médiatique mettant à nu, jusqu’à la rendre effrayante, la pulsion de mort qui aveugle l’opinion publique. C’est en faisant, pour la première fois devant les jurés, le procès de la peine capitale que R. Badinter sauve la vie de P. Henry : face à une passion qui se cherche des raisons (vertu prétendument dissuasive de la peine capitale, compensation de la douleur causée aux proches des victimes), l’avocat défend avec passion les arguments de la raison (exemplarité réfutée par les statistiques des pays ayant aboli la peine de mort, risque non nul d’exécuter un innocent, loterie de la grâce présidentielle, etc).
Tout à la fois édifiant et émouvant, le récit ne se départit jamais de son rythme haletant. Il nous laisse finalement empreint d’un sentiment profond de respect et d’admiration à l’égard d’un homme qui sut, dans de nombreuses occasions, vouer sa personne tout entière à la défense d’un idéal humaniste.
Un regret, malgré tout : l’auteur confie en passant qu’il n’a découvert que bien plus tard les racines profondes de son engagement inflexible pour l’abolition ; aucune page, toutefois, n’en confesse le secret.
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