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Au-delà d'un simple récit, L'Abolition permet de mieux comprendre un homme, avec ses émotions, ses peurs et ses moments de doute, qui a pour seule arme sa robe d'avocat. Ce livre n'est pas un cours d'histoire sur l'abolition. C'est l'histoire de l'abolition vue de l'intérieur. Robert Badinter signe un témoignage poignant. Symbole d'un combat très personnel.
Je regardai l'horloge : il était douze heures et cinquante minutes, ce 30 décembre 1981. Le voeu de Victor Hugo, "l'abolition pure, simple et définitive de la peine de mort", était réalisé. (...) Je pensai à tout ce qui était advenu. Puis je rentrai chez moi, le long des allées. C'était fini, la peine de mort.--Nathalie Robert
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
«Pure, simple et définitive»,
Par J. Jardillier (Paris) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Abolition (Broché)
De l’exécution, le 24 novembre 1972, de C. Buffet et R. Bontems à l’abolition de la peine capitale, le 30 septembre 1981, l'auteur retrace les grandes étapes de son combat commencé en tant qu'avocat sur le banc de la défense et conclu en tant que garde des Sceaux à la tribune de l'Assemblée nationale. Le récit met particulièrement l’accent sur « l’affaire Patrick Henry » qui, en 1976, déchaîne la fureur populaire et subit un lynchage médiatique mettant à nu, jusqu’à la rendre effrayante, la pulsion de mort qui aveugle l’opinion publique. C’est en faisant, pour la première fois devant les jurés, le procès de la peine capitale que R. Badinter sauve la vie de P. Henry : face à une passion qui se cherche des raisons (vertu prétendument dissuasive de la peine capitale, compensation de la douleur causée aux proches des victimes), l’avocat défend avec passion les arguments de la raison (exemplarité réfutée par les statistiques des pays ayant aboli la peine de mort, risque non nul d’exécuter un innocent, loterie de la grâce présidentielle, etc). Tout à la fois édifiant et émouvant, le récit ne se départit jamais de son rythme haletant. Il nous laisse finalement empreint d’un sentiment profond de respect et d’admiration à l’égard d’un homme qui sut, dans de nombreuses occasions, vouer sa personne tout entière à la défense d’un idéal humaniste. Un regret, malgré tout : l’auteur confie en passant qu’il n’a découvert que bien plus tard les racines profondes de son engagement inflexible pour l’abolition ; aucune page, toutefois, n’en confesse le secret. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Le parcours du combattant d'un ministre de la justice,
Par Boisse Julien (Lille) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Abolition (Broché)
L'Abolition, un livre passionnant retraçant le combat mené par Robert Badinter pour enfin parvenir à l'Abolition de la peine de mort. Un livre réfléchi qui échappe aux clichés traditionnels concernant la peine de mort et qui réussit à convaincre du bien-fondé de cette loi de 1981 et de la nécessité de l'Abolition de la peine de mort.Il était surement nécessaire aujourd'hui d'écrire un tel livre, Robert Badinter l'a fait. A n'en pas douter: un grand livre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Edifiant et émouvant,
Par J. Jardillier (Paris) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'abolition (Poche)
De l’exécution, le 24 novembre 1972, de C. Buffet et R. Bontems à l’abolition de la peine capitale, le 30 septembre 1981, l'auteur retrace les grandes étapes de son combat commencé en tant qu'avocat sur le banc de la défense et conclu en tant que garde des Sceaux à la tribune de l'Assemblée nationale. Le récit met particulièrement l’accent sur « l’affaire Patrick Henry » qui, en 1976, déchaîne la fureur populaire et subit un lynchage médiatique mettant à nu, jusqu’à la rendre effrayante, la pulsion de mort qui aveugle l’opinion publique. C’est en faisant, pour la première fois devant les jurés, le procès de la peine capitale que R. Badinter sauve la vie de P. Henry : face à une passion qui se cherche des raisons (vertu prétendument dissuasive de la peine capitale, compensation de la douleur causée aux proches des victimes), l’avocat défend avec passion les arguments de la raison (exemplarité réfutée par les statistiques des pays ayant aboli la peine de mort, risque non nul d’exécuter un innocent, loterie de la grâce présidentielle, etc). Tout à la fois édifiant et émouvant, le récit ne se départit jamais de son rythme haletant. Il nous laisse finalement empreint d’un sentiment profond de respect et d’admiration à l’égard d’un homme qui sut, dans de nombreuses occasions, vouer sa personne tout entière à la défense d’un idéal humaniste. Un regret, malgré tout : l’auteur confie en passant qu’il n’a découvert que bien plus tard les racines profondes de son engagement inflexible pour l’abolition ; aucune page, toutefois, n’en confesse le secret. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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