Premier rendez-vous : "Nous nous regardâmes dans le noir. Je la trouvais belle et je lui pris la main." Quelques mots plus loin : "Je l'enlaçais." "Non", dit-elle. Et puis, une gifle et trois dialogues plus loin,
Je l'embrassais violemment en l'étreignant très fort... Elle écarta les lèvres et renversa la tête sous ma main, puis elle se mit à pleurer sur mon épaule.
- Oh, mon chéri, dit-elle, vous serez gentil avec moi, n'est-ce pas ? Et ta soeur, pensais-je. Je lui caressais les cheveux et lui tapotais l'épaule. Elle pleurait.
Si l'on pouvait résumer le livre d'Hemingway, ce serait sur ces modestes dialogues qu'il faudrait méditer. Comment, en quelques lignes, son auteur met en place toute la trame de son roman qui raconte l'inéluctable basculement des êtres confrontés à leur destin, ironiquement, de la vie à l'amour et à la mort.
Ernest Miller Hemingway (1899-1961) a écrit L'Adieu aux armes en 1929. Il est également l'auteur de Pour qui sonne le glas, Le Vieil Homme et la Mer, Le soleil se lève aussi... Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1954. --Stellio Paris
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Splendide, chef d'oeuvre à la clef,
Par wakayoda (saint etienne) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Adieu aux armes (Poche)
L'histoire se déroule en temps de guerre mais celle-ci n'est jamais peinte comme abominable, on ne perçoit à aucun moment des atrocités tout simplement car Hemingway a écrit à travers cet évènement une histoire d'amour.Fred, le personnage principal, devient au fur et à mesure de l'histoire très épris de Catherine. C'est un joli roman où les dialogues sont simples mais d'une grande profondeur. On s'aperçoit de l'immensité et de l'importance de l'ouvrage après avoir lu la fin. Cette fin tragique laisse un sentiment de peine intérieur immense et nous laisse réfléchir sur le bonheur dans la vie. La grande force de ce roman est dans la réflexion et les sentiments qui surgissent après sa lecture. Je trouve que ce livre est un chef d'oeuvre. On ne peut expliquer l'histoire il vaut mieux que chacun la découvre seul. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
L'abandon de l'amour face à l'immensité de la guerre,
Par Zazou "Dévoreuse de livres" (France) - Voir tous mes commentaires (TESTEURS) (TOP 1000 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Adieu aux armes (Poche)
Après un début assez mitigé, où l'attente patiente des soldats, l'absurde jeu d'amour entre Frédéric et Catherine, qui joue à l'amour comme autour d'eux d'autres jouent à la guerre, arrive enfin le temps où les atrocités, les absurdités de la guere explose au visage de cet américain.Et c'est bien lors de la prise de conscience du héros face aux absurdités d'un monde en guerre et qu'il tente de fuir désespérement, que le lecteur s'emballe. La plume devenu allègre retransmet parfaitement ce bouleversement. Et enfin, jusqu'au dénouement, ce ténu espoir d'un cocon d'amour dans cette grande tragédie n'a que peu d'espoir de survivre. C'est seulement en refermant l'ouvrage qu'on en comprend la portée humaniste. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Une traduction "peu mieux faire",
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Adieu aux armes (Poche)
Henry est un américain est engagé volontaire sur le front Italien pendant la première guerre. Il sert dans les ambulances, sur un front où rien n'a l'air de se passer. Il se croit loin des zones du combat, quand la réalité de la guerre le rattrape et le sépare de son idylle naissante avec Catherine.La première partie est un peu lente, le seconde est plus fluide. Ce n'est pas le meilleur roman d'Hemingway, mais on y retrouve sa justesse et sa fluidité au service d'une jolie histoire d'amour. Par contre, j'ai trouvé que la traduction (qui date de 1948) a de gros défauts, ils nuisent au récit et le texte s'empâte dans des tournures trop classiques. Les passés simples truffant le récit alourdissent considérablement le style simple d'Hemingway. Même pour un non spécialiste, les choix de traductions paraitront discutables. Par exemple, le verbe like et love sont univoquement traduits en français par aimer. Pour un militaire, c'est très gênant. Dans le même genre, j'ai préféré « Pour qui Sonne le Glas. ». Je trouve dommage que pour le n°27 de sa collection, Folio ne se soit pas offert une traduction plus fraiche ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|