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41 internautes sur 42 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un film d'espionnage authentique, 12 novembre 2009
Un film d'espionnage digne de figurer dans les ouvrages de référence du genre. J'ai vu ce film en novembre 2009 à Montréal dans le cadre du festival Cinémania et j'ai tout simplement adoré. Une ambiance extraordinaire s'en dégage. Christian Carion a réussi, à mon avis, à doser justement tous les éléments qui rendent son oeuvre des plus crédibles. L'action se passe dans les années 80 et, contrairement à plusieurs films s'évertuant à recréer une "ambiance années 80", Carion réussi à nous la proposer en toute douceur. Musique, décor, costumes, tout y est, mais en toute subtilité. Mais il ne suffit pas de bien camper "l'enrobage", encore faut-il y croire; pour ce faire la direction d'acteur prime. Ici, encore on y croit: Kusturica réussi à merveille à rendre le tourment intérieur que ce colonel vit. Il faut le voir, dos voûté en avant-plan d'un paysage enneigé avec ce regard de loup. Délicieux. On comprend et on sympathise avec Guillaume Canet, dans la peau de l'ingénieur de Thompson, dépassé par les événements. La rebuffade qu'il reçoit de Willem Dafoe à la fin est jouissive. Un film d'espionnage qui est digne de ce nom doit comporter des scènes dites "classiques": rencontres discrètes, double entendre, photographie et échange de documents et répercussions politiques. Elles y sont toutes! Personnellement j'aurais aimé voir une scène où notre colonel soviétique pratique une manoeuvre pour semer des "collègues" qui pourraient subtilement le suivre. Ce genre de tactique qu'on enseigne aux apprentis espions qui consiste à initier plusieurs heures d'avance une rencontre avec un contact en parcourant la ville au moyen de plusieurs moyens de transport, parfois en rebroussant chemin ou en prenant une direction opposée pour semer ses adversaires potentiels. Pas grave. Les scènes "typiques" sont bien menées et, surtout, on prend le temps de les savourer (on est loin de James Bond où l'espion d'antan est devenu l'assassin d'aujourd'hui). Un tour de force rarement rendu dans le genre: rendre à l'échelle humaine une histoire essentiellement politique qui n'est pas banale: le début de la fin de la guerre froide. À ce niveau Carion et son équipe a très bien structuré le récit où le dosage de scènes palpitantes et émouvantes s'entremêlent dans une symphonie cinématographique des plus captivantes. Enfin, je me dois de mentionner que j'ai particulièrement apprécié le fait que, entre Russes, les dialogues se tiennent... en russe. Cette insistance montre à quel point Carion a cru en l'importance d'être authentique et a su communiquer son enthousiasme envers son projet à toute l'équipe. Jusqu'à présent, ma référence française pour le film d'espionnage était Les Patriotes (1994). L'affaire Farewell l'a d'ores et déjà remplacé. Merci M. Carion pour ce bijou cinématographique.
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5.0 étoiles sur 5
Une affaire pas ordinaire, 25 mars 2012
Je l'avais finalement manqué lors de sa sortie au cinéma. Voilà qui est réparé. Car il s'agit-là d'une histoire pas banale. Non pas un quelconque film d'espionnage, qui semblerait avoir déçu ici quelques commentateurs qui n'ont absolument pas compris qu'il ne s'agissait pas d'un quelconque scénario pour le cinéma auquel il manquerait des scènes d'action ou quelque autre forme de sensationnalisme. Mais une affaire tout à fait authentique et majeure de notre histoire. A ce titre, il n'y a pas à se tromper de catégorie. Dans une URSS véritablement à bout de souffle, un homme très haut placé (colonel du KGB) d'un courage extraordinaire (interprété de manière absolument remarquable par Emir Kusturica), révolté contre la perversion du système soviétique, prend l'initiative de divulguer aux services secrets occidentaux les plus grands secrets d'espionnage des soviétiques. Des révélations explosives et véritablement inouïes, qui ne laissent pas aujourd'hui encore de nous surprendre au plus haut point sur la manière dont les russes étaient parvenus à assurer un contrôle quasi-total sur les principaux éléments de défense qui fondaient la stratégie de sauvegarde de nos démocraties. Sans que nos dirigeants en ait eu vent. Sans cet homme, donc, c'est l'ensemble de notre système qui se trouvait fragilisé au plus haut point. Cela donne une idée de l'importance de cette affaire baptisée "farewell". Le film vaut aussi par son évocation de la réaction de l'administration Reagan lorsqu'il apprend l'élection de François Mitterrand en France et la nomination de ministres communistes (dont on sait aujourd'hui que le parti était financé par Moscou), la méfiance que cela a pu inspirer ; le rôle qu'ont joué Mitterrand et les services secrets français dans la transmission de l'information ; ou encore, subrepticement, la motivation particulière d'un Mikhaïl Gorbatchev à fonder officiellement sa Perestroïka. Enfin, au-delà du déchirement familial de ces héros qui ont sacrifié leur vie pour les autres, on retrouve des scènes qui ne peuvent que nous rappeler une situation qu'Arthur Koestler nous avait si justement décrite dans Le zéro et l'infini. Une affaire pas ordinaire, non. Pas n'importe quel film d'espionnage. Merci au réalisateur Christian Carion de nous avoir fait connaître cette histoire et l'existence de ce héros, Sergueï Grigoriev, qui mérite notre mémoire.
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4.0 étoiles sur 5
Bon film français sur une histoire vraie d'espionnage international, 18 octobre 2010
Tiré de faits réels ce film datant de 2009 est une bonne interprétation du cinéaste français Christian Carion de l'affaire d'espionnage intitulée "Farewell" . Elle a eu lieu dans les années 80 avec l'implication des services secrets de la France et des Etats Unis, du président Français F.Mitterrand , du président américain R.Reagan et du président de L'URSS M.Gorbatechv ce qui aurait participé à la fin du bloc soviétique.Emir Kusturica joue le rôle de l'agent double et Guillaume Canet celui de l'intermédaire entre l'agent double et la DST. Ce film est très plaisant à voir surtout pour les scènes filmées en russie (rendu possible grâce à la coproduction de ce film avec le grand cinéaste russe M. Mikhalkov). Il permet une meilleur compréhension de cette affaire . De plus pour les amateurs de films d'espionnage il est tiré de faits réels mais vous n'aurez pas les effets spéciaux des films de James Bond.
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