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Commentaires client les plus utiles
14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Réponse à l'arrogance,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Afrique répond à Sarkozy : Contre le discours de Dakar (Poche)
Il est bon que ces vingt-trois intellectuels africains n''aient pas succombé au meilleur anti-Sarkozy, à savoir l''indifférence, comme l''écrit Patrice Nganang (p.355). En effet, la réponse que chacun fournit est digne d''intérêt et apporte un éclairage différent, quand bien même je n''irais pas jusqu''à dire comme Makhily Gassama, qui a dirigé cet ouvrage, que « même s''il y a similitude dans la pensée, les moules varient considérablement d''un auteur à l''autre (p. 10). En effet, j''ai été surpris que les auteurs se réfèrent presque tous aux mêmes auteurs européens ou africains et même citent les mêmes phrases de ces auteurs, ce qui pourrait laisser croire à une pensée unique. Jusqu''à Descartes qui est cité à deux reprises (p. 318 et p. 502) par une phrase qui ne parle pourtant pas de l''Afrique.Le discours du président Sarkozy, « jugé arrogant, paternaliste et néocolonialiste, fumeux, archaïque et ringard, démagogique à souhait, peuplé d''erreurs historiques et de trous de mémoire incompréhensibles, d''omissions coupables et d''appréciations erronées sur l''homme africain et sa relation au monde d''aujourd''hui, a d''abord surpris, puis indigné et finalement exaspéré tout ceux qui l''ont entendu ou lu. » (p. 300) Un discours qui n''inspire que le mot consternation (p. 508). Je suis assez surpris qu''aucun auteur (sauf la référence au « sermon sur la montagne » p. 321) ne fasse une comparaison entre ce discours et un texte biblique : en effet, on aurait pu mettre au début de chaque phrase : en vérité, je vous le dis.' Je ne sais pas si le président Sarkozy est le « seul homme d''État à faire de l''ignorance une vertu » (p. 128), mais il est clair qu''il s''y emploie énormément, comme le montre ce discours. Pour démontrer les faiblesses de ce discours, presque tous les auteurs reviennent sur les trois maux qui ont rongé l''Afrique : l''esclavage, la colonisation et le néocolonialisme. Chacun y apporte sa touche personnelle et son ton propre mais les conclusions demeurent les mêmes. Sans ces trois fléaux, l''Afrique n''en serait pas au stade actuel mais aurait pu montrer combien son passé glorieux aurait pu se refléter dans un présent fameux. Venant d''intellectuels, je suis surpris par des contributions qui usent des mêmes outils que le président Sarkozy, c''est-à-dire le mépris, en usant de quolibets contre le président français (« Nicolas le Petit » ou « conducator », p. 172 ou « du haut de son mètre soixante-quatre », p. 154) De même, je ne comprends pas pourquoi, les parties relatives à une phrase du discours qui n'a pas été prononcée, ont été conservées, ce qui ne peut pas s''expliquer quand on écrit des articles bien après le prononcé d''un discours et non en réaction à chaud. Il s'agit pour moi des deux plus grosses faiblesses du livre, ce qui n''enlève pas à la qualité du reste des contributions. Ma préférée demeure celle de Koulsy Lamko. (pp. 201-223), mais cela est tout ce qu''il y a de plus subjectif. Si j'ai beaucoup appris sur l''Afrique dans ce livre, j''ai remarqué que ces intellectuels africains ont encore aussi des choses à apprendre de la France. En effet, j''ai trouvé assez bizarre que l''on fasse référence à un texte de 1792 pour démontrer que la France connaissait aussi une multitude de langues (p. 463). Il me plaît de rappeler que le dernier membre de ma famille qui ne savait ni lire ni parler le français, mais uniquement le patois local, est décédé en 1966, soit après l''indépendance d''un nombre certain de pays africains. Ce livre n''apporte pas beaucoup de pistes pour trouver des solutions aux maux actuels du continent africain, même si on peut trouver des indices de temps en temps, mais ce n''était sans doute pas le but de l''ouvrage. Quoi qu''il en soit, je recommande ce livre à qui veut connaître ce qu''un discours d''un autre âge peut offenser et provoquer comme réaction. Heureusement qu''il a été prononcé au pays de la téranga, cela a pu éviter des réactions plus rapides et moins polissées. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une leçon d'histoire et de dignité,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Afrique répond à Sarkozy : Contre le discours de Dakar (Poche)
Après le discours du président de la République Française à Dakar, il fallait une réponse claire et non polémique. La vingtaine d'intellectuels Africains a donné une leçon de dignité, de compétence et de maîtrise intellectuel rarement égalée.S'exprimant dans la langue de celui là même qui les a insultés et qui les méprise,ils démontrent magnifiquement l'inanité des attitudes ethnocentristes européennes .
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3.0 étoiles sur 5
connaitre avant de faire connaitre,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Afrique répond à Sarkozy : Contre le discours de Dakar (Poche)
Il ne faut pas toujours émettre des critiques sans connaitre les paroles prononcées par les dirigeants des pays concernés. J'en veux pour preuves tout ce qui a été dit sur la colonisation par les colonisés eux-mêmes à commencer par le plus illustre des sénégalais, Léopold Sédar Senghor. Voici ce qu'il dit :"Si nous n'avions pas eu la colonisation française, nous serions encore dans les arbres".Mr Hocine Aït Hamed du F.L.N. algérien disait après l'indépendance :"L'Algérie au temps des Français, c'était le paradis" Mr Ferhat Abbas président du G.P.R.A.pendant la guerre d'Algérie disait après l'indépendance : "L'héritage de la France était magnifique" Un ministre syrien disait en 1962 : L'oeuvre de la France est admirable. Si elle était restée 20 ans de plus elle aurait fait de l'Algérie l'équivalent d'un pats européen" L'ancien président de la Tunisie Habib Bourguiba disait : "Le peuple tunisien estime que la présence française pendant 75 ans a été positive, puisque sa situation actuelle est meilleure que celle qu'il connaissait avant l'arrivée de Français. Il n'a donc pas peudu au change. Mr Mademba-Sy, ambasadeur du Sénégal et haut fonctionnaire à l'O.N.U. en rajoute : "La France est complexée et pourtant elle a accomplie un travait magnifique au temps de son empire colonial ... La France reste le modèle, la référence" Extrait du livre "La République, le futur ancien régime" pages 168 et 169. Il est vrai qu'il y a eu des abus dans le comportement des colonisateurs mais il n'y a pas eu que cela. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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