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Longtemps convoité par les maisons de disques, c'est finalement avec Sony que Tété a réalisé son premier album. Un disque très attendu du public qui avait déjà vu le chanteur à la guitare en concert. Car Tété est avant tout un homme de scène, et c'est sur les planches qu'il a d'abord séduit le public. Il a pris son temps pour réaliser cet album et tant mieux car les fans ne seront pas déçus. Tété distille tout au long des plages de ce disque une folk à la française douce et épurée. Il nous raconte des histoires et nous emmène dans son monde, tranquillement, L'Air de rien, en nous faisant rencontrer des personnages drôles et attachants. Cet album sonne bon la révélation du début d'année 2001. Ceux qui ont eu la chance de le voir sur scène retrouveront le même plaisir en écoutant le disque. Pour les autres : à découvrir absolument. --T. B.
Compact
Chanson folk. Tété nest pas un inconnu. Bien que LAir De Rien soit son premier album officiel (après un EP autoproduit très remarqué sorti lan dernier), son nom se lisait déjà auparavant sur de nombreuses lèvres de fans de la première heure, convertis à la poésie tantôt profonde tantôt sarcastique de notre troubadour. Bien rôdés lors des multiples concerts qui ont ponctué ces deux dernières années, les titres en présence prennent aujourdhui toute leur ampleur, offrant une nouvelle perspective à ce folk revisité, à ces chansons douces amères. Dorénavant la guitare acoustique sacoquine avec une section rythmique bienvenue, invite des cuivres à venir faire la fête, se la joue New Orleans. Une excellente entrée en matière qui annonce un avenir prometteur.
Critique
« Soyons désinvoltes, n’ayons l’air de rien », chante le groupe Noir Désir dans « Tostaky ». Délestée de la fureur de la formation bordelaise, la sentence traduit parfaitement l’atmosphère du premier album de Tété. Un an après un quatre titres très remarqué, Préambule, l’auteur – compositeur - interprète ouvre en grand les portes de son univers et impose son style : cool.
Comme Chet Baker dans le jazz, Laurent Voulzy pour la variété, Tété joue de sa nonchalance, de sa décontraction naturelle, de la candeur des débuts pour restituer une ambiance apaisée teintée d’une élégance très anglo-saxonne. Voix suave, aiguë douce, flow inventif, postures de dandy, son minimaliste (guitare sèche, basse d’Evy Moon et batterie d’Albert Malo), arrangements d’orfèvre, influences jazzy, bluesy, soul, pop apportent une grande légèreté au disque. Une œuvre à ranger juste à côté du Welcome to the cruel World de Ben Harper et pas très loin d’un Otis Redding. « Le Meilleur des mondes » , « Love, love, love » , « Aisé » , sucreries pop, se mêlent avec beaucoup de bonheur à des morceaux à mi-chemin entre le rock (« Cousin Willy ») et le blues (« Le magicien » ou « Passage Brady »). La reprise reggae étonnante du « Eleanor Rigby » des Beatles jetant des ponts entre les deux.
Ses textes, très travaillés, aux accents poétiques, se nourrissent de ses observations quotidiennes. Descriptifs et humoristiques comme lorsqu’il dépeint un alcoolique croisé dans le « passage Brady », plus ambitieux lorsque Tété tente de définir « Les envies » ou de trouver la recette du « Bonheur », réussissent presque toujours, l’air de rien, à traduire ses colères, ses peines, ou à diffuser des messages positifs. Tété travaille énormément la sonorité de ses mots, faisant s’entrechoquer les syllabes grâce à un jeu remarquable d’allitérations, de consonances, de redoublements comme sur « Dodeline ». Sur la lancée d’une petite tournée marathon, en quatre mois d’exploitation commerciale, le disque se vend à 40 000 exemplaires.
Frédéric Oblin - Copyright 2012 Music Story
Comme Chet Baker dans le jazz, Laurent Voulzy pour la variété, Tété joue de sa nonchalance, de sa décontraction naturelle, de la candeur des débuts pour restituer une ambiance apaisée teintée d’une élégance très anglo-saxonne. Voix suave, aiguë douce, flow inventif, postures de dandy, son minimaliste (guitare sèche, basse d’Evy Moon et batterie d’Albert Malo), arrangements d’orfèvre, influences jazzy, bluesy, soul, pop apportent une grande légèreté au disque. Une œuvre à ranger juste à côté du Welcome to the cruel World de Ben Harper et pas très loin d’un Otis Redding. « Le Meilleur des mondes » , « Love, love, love » , « Aisé » , sucreries pop, se mêlent avec beaucoup de bonheur à des morceaux à mi-chemin entre le rock (« Cousin Willy ») et le blues (« Le magicien » ou « Passage Brady »). La reprise reggae étonnante du « Eleanor Rigby » des Beatles jetant des ponts entre les deux.
Ses textes, très travaillés, aux accents poétiques, se nourrissent de ses observations quotidiennes. Descriptifs et humoristiques comme lorsqu’il dépeint un alcoolique croisé dans le « passage Brady », plus ambitieux lorsque Tété tente de définir « Les envies » ou de trouver la recette du « Bonheur », réussissent presque toujours, l’air de rien, à traduire ses colères, ses peines, ou à diffuser des messages positifs. Tété travaille énormément la sonorité de ses mots, faisant s’entrechoquer les syllabes grâce à un jeu remarquable d’allitérations, de consonances, de redoublements comme sur « Dodeline ». Sur la lancée d’une petite tournée marathon, en quatre mois d’exploitation commerciale, le disque se vend à 40 000 exemplaires.
Frédéric Oblin - Copyright 2012 Music Story
Descriptions du produit
Longtemps convoité par les maisons de disques, c'est finalement avec Sony que Tété a réalisé son premier album. Un disque très attendu du public qui avait déjà vu le chanteur à la guitare en concert. Car Tété est avant tout un homme de scène, et c'est sur les planches qu'il a d'abord séduit le public. Il a pris son temps pour réaliser cet album et tant mieux car les fans ne seront pas déçus. Tété distille tout au long des plages de ce disque une folk à la française douce et épurée. Il nous raconte des histoires et nous emmène dans son monde, tranquillement, L'Air de rien , en nous faisant rencontrer des personnages drôles et attachants. Cet album sonne bon la révélation du début d'année 2001. Ceux qui ont eu la chance de le voir sur scène retrouveront le même plaisir en écoutant le disque. Pour les autres : à découvrir absolument. --T. B.