Avec érudition et une véritable écriture, Maria Rosa Menocal retrace l'histoire de l'Andalousie entre le VIIIe et le XVe siècle, à partir de "motifs" ou figures remarquables : poètes, troubadours ou philosophes, intellectuels, hommes de sciences et politiques ; le "joyau du monde" c'est aussi les palais, les bibliothèques ou les jardins, les mosquées et les synagogues. Le rayonnement de cette civilisation et les relations qu'elle développa avec l'Europe et le Bassin méditerranéen se trouvèrent stoppées par la montée de l'intolérance religieuse, l'avènement de la peste noire ; dans une violence extrême, les autodafés marquèrent la destruction des trésors d'al-Andalus.
Ce récit nous invite à envisager l'histoire des influences intellectuelles européennes d'une autre façon, notamment les relations entre Orient et Occident. L'auteure montre que cette formidable période fait résolument partie de notre héritage culturel et sans doute de notre avenir, jusqu'à Paris, Alexandrie, Sarajevo... les contours du monde occidental se trouveraient ainsi redessinés.
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Cet excellent ouvrage, très agréable à lire, avec ses chapitres romancés sur les personnalités les plus emblématiques de la précieuse culture arabo-andalouse, permet de comprendre la nostalgie inconsolable des auteurs orientaux vis-à-vis de cette Andalousie perdue, terre de tolérance, de culture et de raffinements, creuset unique d'un art de vivre à qui la renaissance européenne doit beaucoup...
Saviez-vous qu'à Cordoue, le grand vizir du premier prince Omeyade auto-proclamé calife de tous les musulmans était de confession juive ?
Saviez-vous que Cordoue comptait des milliers de bibliothèques et que la principale d'entre-elles réunissait plus de 600 000 manuscrits ?
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