Avec "L'Ange du foyer", Williams dresse le portrait d'un Sud au goût de cendres, royaume des illusions perdues où le rêve américain s'embourbe dans l'ornière d'un chemin communal défoncé.
Ecriture très fluide et narration tendue, comme toujours chez Williams : ici pas une seule ligne de trop, on va à l'essentiel, au coeur du genre humain et de ses rêves misérables en suivant le fil rouge d'une intrigue typiquement noire, typiquement 50's où on retrouve le dur qui s'échappe du pénitencier et la femme vénale et manipulatrice.
Très classique, mais imparable.