Rien de nouveau. Le moto de l'Eglise s'applique: il faut bien que quelque chose change pour que tout reste comme avant. Il y a toujours eu (Voltaire, D'Holbach et les autres en savent quelque chose) des traités religieux à l'envergure minuscule comme celui-ci visant à ramener les brebis égarées ou troublées dans le droit chemin des "révélations" indiscutables, même si celles-ci ont évolué en fonction des besoins de ceux qui en vivent, ce qu'il se sont toujours gardé d'examiner. Cet opuscule est péremptoire, brouillon et souvent ridicule. Heureusement que les auteurs indigents de cette tradition sont désormais hors course. On frémit à l'idée qu'ils puissent détenir à nouveau le pouvoir de dresser les listes d'achat des bibliothèques ou d'établir le programme de l'enseignement. Inutile d'acheter ce pensum. Quitte à s'informer sur la vision religieuse (et catholique) du monde, lisez plutôt Blaise Pascal, Fénelon, l'abbé Bergier ou ses semblables du XVIIIe siècle: au moins ils savaient écrire.