Qui est vraiment Luc Ferry ? Philosophe aujourd'hui plébiscité comme l'un des trois intellectuels français les plus influents, il passe souvent pour un " héritier " doublé d'un " brillant normalien ". Ces conversations - où s'entrelacent trajectoire intellectuelle et parcours personnel - nous révèlent une tout autre histoire. Celle d'un jeune homme longtemps désocialisé et en partie autodidacte, qui se vit comme un " être totalement baroque " quand il débarque à l'université en 1968. Luc Ferry dévoile ici le milieu modeste d'où il est issu et son adolescence à la campagne, entre une scolarité à la maison et l'influence d'un père, gaulliste et pilote de course, qui fournissait clandestinement des armes aux républicains espagnols. Par où l'on comprend mieux le mouvement et les étapes d'une pensée qui a toujours privilégié l'éthique de la responsabilité sur les pseudo-morales de l'indignation comme de la contestation réactionnaire : l'influence des antitotalitaires de gauche (de Castoriadis à Lefort) ; la question de l'humanisme et la création du Collège de philosophie dans l'effervescence idéologique des années 70-80. Luc Ferry revient aussi sur les coulisses de la violente controverse provoquée par La Pensée 68, l'essai qui k propulse sur k devant de la scène en 1985. Où l'on croise au passage de nombreux portraits, dont ceux de François Furet, Jacques Derrida, Alain Finkielkraut, BHL, Marcel Gauchet ou soeur Emmanuelle. Le philosophe évoque également l'arrivée de ses trois filles et la pratique de la politique au quotidien, y compris la traversée du désert qui suivit son départ du ministère de l'Éducation en 2004. Autant d'expériences cruciales à l'origine du tournant existentiel et spirituel qui, depuis une quinzaine d'années, marque sa réflexion sur une mondialisation libérale " destructrice du sens ", comme sur la nécessité de penser une sagesse moderne ancrée dans " le sacre de l'humain ".
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
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Quatrième de couverture
Qui est vraiment Luc Ferry ? Philosophe aujourd'hui plébiscité comme l'un des trois intellectuels français les plus influents, il passe souvent pour un «héritier» doublé d'un «brillant normalien». Ces conversations - où s'entrelacent trajectoire intellectuelle et parcours personnel - nous révèlent une tout autre histoire. Celle d'un jeune homme longtemps désocialisé et en partie autodidacte, qui se vit comme un «être totalement baroque» quand il débarque à l'université en 1968. Luc Ferry dévoile ici le milieu modeste d'où il est issu et son adolescence à la campagne, entre une scolarité à la maison et l'influence d'un père, gaulliste et pilote de course, qui fournissait clandestinement des armes aux républicains espagnols. Par où l'on comprend mieux le mouvement et les étapes d'une pensée qui a toujours privilégié l'éthique de la responsabilité sur les pseudo-morales de l'indignation comme de la contestation réactionnaire : l'influence des antitotalitaires de gauche (de Castoriadis à Lefort) ; la question de l'humanisme et la création du Collège de philosophie dans l'effervescence idéologique des années 70-80. Luc Ferry revient aussi sur les coulisses de la violente controverse provoquée par La Pensée 68, l'essai qui le propulse sur le devant de la scène en 1985. Où l'on croise au passage de nombreux portraits, dont ceux de François Furet, Jacques Derrida, Alain Finkielkraut, BHL, Marcel Gauchet ou sœur Emmanuelle. Le philosophe évoque également l'arrivée de ses trois filles et la pratique de la politique au quotidien, y compris la traversée du désert qui suivit son départ du ministère de l'Éducation en 2004. Autant d'expériences cruciales à l'origine du tournant existentiel et spirituel qui, depuis une quinzaine d'années, marque sa réflexion sur une mondialisation libérale «destructrice du sens», comme sur la nécessité de penser une sagesse moderne ancrée dans «le sacre de l'humain».
Un livre essentiellement destiné à la vente, comme les 30 autres rédigés depuis 20 ans, et à l'érection d'une figure.... déjà bien fissurée. La "philo" comme rente, avec des titres simples: réussir sa vie, l'amour etc.. C'est anticonformiste en ce sens que les universitaires, traditionnellement, écrivent des livres plus "universitaires". Inutile d'évoquer le fait que pour un auteur qui a toujours critiqué les penseurs critiques, le titre de l'ouvrage n'est pas des plus adaptés. Pour conclure, ce n'est pas un vrai livre.
Non seulement les théories de Ferry sont brillantes et optimistes, mais de plus la rencontre ici autour de sa propre vie et du parcours de ses idées est remarquable !
Une quintessence de la philosophie de Luc Ferry avec au passage son enfance, ses jeunes années, ses débuts en philosophie et son expérience de Ministre. Un homme avec ses convictions, sa philosophie propre, un Républicain, Gaulliste, par dessous-tout. Le livre nous fait le portrait d'un homme sincère, touchant, plein de bonnes intentions... parfois un peu "piquant" et péremptoire. Pour ceux qui ont suivi ses livres, et en particulier le dernier, la révolution de l'amour, ils retrouveront les thèmes de prédilection de Luc Ferry. Luc Ferry est un personnage original dans le paysage intellectuel français, qui travaille vraiment, "qui est connu parce qu'il a écrit des livres" et non l'inverse comme il le dit fort bien, et qui développe, selon moi, une analyse souvent pertinente et intéressante du monde dans lequel nous vivons.