Présentation de l'éditeur
Cest à celle qui eut le privilège détreindre le Christ vivant quest accordé celui de témoigner la première de sa résurrection. Mais elle ne reconnaît pas le Ressuscité lorsquil se présente à elle. Le Christ lappelle alors par son nom, et Marie reconnaît son Seigneur. Mais elle ne devra plus le toucher.
Pour méditer cet épisode capital et en restituer la profondeur, trois auteurs réunissent ici leur voix : un écrivain, un exégète et un historien de lart.
Triple douleur induite par labsence de lêtre aimé, le cadavre enlevé de son tombeau, le corps glorieux qui se refuse au toucher ; mais aussi vase, crâne, parfum, grotte, reliquaire, tous les objets du deuil et du miracle : Marianne Alphant dresse la scène du Noli me tangere, cette longue histoire dun contact interdit. Guy Lafon montre comment la parole du Christ ressuscité apprend à voir et plonge dans un autre temps, celui de la montée du Fils vers son Père, contact indéfiniment différé, délai accueilli comme la vérité du temps. Daniel Arasse, analysant le Noli me tangere de Titien (1512), et les oeuvres de Corrège, Bronzino, Barocci, Holbein, met laccent sur les limites de la figuration : incapable de représenter le corps du Christ ressuscité, la peinture a eu tendance à faire de cette scène ineffable un épisode de séduction.
Pour méditer cet épisode capital et en restituer la profondeur, trois auteurs réunissent ici leur voix : un écrivain, un exégète et un historien de lart.
Triple douleur induite par labsence de lêtre aimé, le cadavre enlevé de son tombeau, le corps glorieux qui se refuse au toucher ; mais aussi vase, crâne, parfum, grotte, reliquaire, tous les objets du deuil et du miracle : Marianne Alphant dresse la scène du Noli me tangere, cette longue histoire dun contact interdit. Guy Lafon montre comment la parole du Christ ressuscité apprend à voir et plonge dans un autre temps, celui de la montée du Fils vers son Père, contact indéfiniment différé, délai accueilli comme la vérité du temps. Daniel Arasse, analysant le Noli me tangere de Titien (1512), et les oeuvres de Corrège, Bronzino, Barocci, Holbein, met laccent sur les limites de la figuration : incapable de représenter le corps du Christ ressuscité, la peinture a eu tendance à faire de cette scène ineffable un épisode de séduction.
L'auteur vu par l'éditeur
Marianne Alphant, romancière et essayiste, est directrice des Revues parlées au Centre Georges Pompidou. Elle a publié plusieurs livres, dont LHistoire enterrée (P.O.L., 1983), Claude Monet, une vie dans le paysage (Hazan, 1990), ou Pascal (Hachette-Littératures, 1997).
Guy Lafon, agrégé de Lettres, ancien professeur de théologie à lInstitut catholique de Paris, curé de la paroisse Saint-Marcel, est notamment lauteur de Esquisses pour un christianisme (Cerf), Abraham ou linvention de la foi, Le Dieu commun (Seuil), LAutre-roi (Nouvelle Cité) et Lesprit de la lettre (DDB).
Daniel Arasse est directeur de recherches à lEcole des Hautes Etudes. Il est lauteur de très nombreux ouvrages, dont Le détail (Flammarion, 1996), La Renaissance maniériste (Gallimard, 1997), LAnnonciation italienne (Hazan, 1999), On ny voit rien ! (Denoël, 2000).
Guy Lafon, agrégé de Lettres, ancien professeur de théologie à lInstitut catholique de Paris, curé de la paroisse Saint-Marcel, est notamment lauteur de Esquisses pour un christianisme (Cerf), Abraham ou linvention de la foi, Le Dieu commun (Seuil), LAutre-roi (Nouvelle Cité) et Lesprit de la lettre (DDB).
Daniel Arasse est directeur de recherches à lEcole des Hautes Etudes. Il est lauteur de très nombreux ouvrages, dont Le détail (Flammarion, 1996), La Renaissance maniériste (Gallimard, 1997), LAnnonciation italienne (Hazan, 1999), On ny voit rien ! (Denoël, 2000).