Fraîchement sorti d'un hôpital psychiatrique, le narrateur et (anti-)héros se voit offrir la gérance du salon de coiffure de son beau-frère. La séduisante Yvette lui y rend visite non pour une coupe mais pour le charger du vol d'un dossier bleu dans le bureau d'un entrepreneur, Pardalot. Mais Pardalot est assassiné dans son bureau, le soir même où le narrateur commet son forfait. Comme il anticipe qu'il va se retrouver le suspect n°1, ce dernier décide d'enquêter sur le crime.
Entre farce policière et satire sociale, « l'artiste des dames » combine une intrigue, des rebondissements rocambolesques, un héros déjanté, des personnages loufoques, des dialogues truculents et irrévérencieux et certes quelques longueurs. Par son systématisme, le style lasse parfois un peu mais il est le plus souvent source de rire. Des petits magouilleurs et autres canailles aux politiciens corrompus et entrepreneurs véreux, aucun ne résiste à la plume à la fois bouffonne et acerbe d'Eduardo Mendoza.