Le Cycle :
L'Assassin Royal (The Farseer Trilogy et The Tawny Man) ou l'art de faire du neuf avec du vieux. Robin Hobb n'est plus à présenter, elle est rapidement devenue et à raison une figure dominante de la littérature fantasy moderne.
L'Assassin Royal est un cycle complet en six tomes. A partir du tome 7, c'est une autre histoire qui commence et qui prend fin au tome 12. Entre le tome six et le tome sept, l'écrivain a écrit « Les aventuriers de la mer » qui se passe dans la même monde mais avec des protagonistes différents.
L'histoire
Tout au long du livre nous allons suivre la vie de Fitz, jeune batard de Chevalerie Loinvoyant héritier du trône des Six-Duchés. Fitz doit survivre sans père (qui abdique dès le début du récit) dans le château de Castelcerf. Il est confié à Burrich, homme bourru au c½ur tendre et maitre des écuries.
Un beau jour Fitz va faire la rencontre d'un énigmatique vieillard qui va très vite commencer sa formation d'Assassin à la solde du vieillissant roi Subtil. Un parcours tout tracé en sommes, mais c'était sans compter sur les attaques des mystérieux pirates rouges et la haine que lui voue Royal, le cadet des Loinvoyants.
Personnages et Style
Pour ma part je trouve que nous touchons là le point fort de ce cycle, la richesse des différents personnages et l'écriture à la première personne. Rapidement nous allons nous identifier à Fitz, nous allons aimer avec lui, nous sentir libre ou asservis et haïr Royal et ces pirates rouges qui font souffrir la population des Six-duchés. La psychologie et le caractère des personnages sont souvent mis en avant sans pour autant être caricaturaux : La Belle Molly, le paternel Umbre, l'abnégation de Vérité, le Fou mystérieux, l'inflexible Kettricken. Et j'en passe ! Chaque protagoniste est d'une grande richesse sans pour autant oublier de nous étonner de temps en temps.
Ici le narrateur c'est Fitz, tacitement nous scellons avec lui un pacte implicite, nous lui accordons le droit de nous conter son histoire. Le style à la première personne est souvent un risque de taille, nous avons l'impression que le narrateur nous raconte une histoire ancienne et nous cache gauchement les éléments important de l'intrigue. Dans l'Assassin Royal, rien de tout ça, l'écriture est riche sans être complexe, et la narration à la première personne est une réussite !
Traduction
Un point dont on ne parle pas souvent mais qui a son importance. Très souvent les traductions laissent à désirées pour les livres de Fantasy. Ici rien de tout ça, la traduction du Cycle est tout simplement parfaite. Un travail très soignée qui mérite d'être salué !
Bref, si vous êtes un fan du genre, tout ce que je viens d'écriture plus haut est sans importance puisque vous avez lu depuis longtemps ce classique de la Fantasy.
A tous ceux qui recherchent l'aventure et surtout l'évasion, je ne peux que vous conseillez l'Univers de Hobb. Un livre à mettre entre toutes les mains, et ce dès le plus jeune âge.