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L'Assommoir [Poche]

Emile Zola , Jacques Dubois
4.3 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (21 commentaires client)
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Description de l'ouvrage

7 décembre 1971 Classiques (Livre 97)
Nouvelle édition en 1999
--Ce texte fait référence à l'édition Poche .

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Descriptions du produit

Quatrième de couverture

Qu'est-ce qui nous fascine dans la vie « simple et tranquille » de Gervaise Macquart ? Pourquoi le destin de cette petite blanchisseuse montée de Provence à Paris nous touche-t-il tant aujourd'hui encore? Que nous disent les exclus du quartier de la Goutte-d'Or version Second Empire? L'existence douloureuse de Gervaise est avant tout une passion où s'expriment une intense volonté de vivre, une générosité sans faille, un sens aigu de l'intimité comme de la fête. Et tant pis si, la fatalité aidant, divers « assommoirs » - un accident de travail, l'alcool, les « autres », la faim - ont finalement raison d'elle et des siens. Gervaise aura parcouru une glorieuse trajectoire dans sa déchéance même. Relisons L'Assommoir, cette « passion de Gervaise », cet étonnant chef-d'oeuvre, avec des yeux neufs.

Détails sur le produit

  • Poche: 566 pages
  • Editeur : Le Livre de Poche; Édition : Le Livre de Poche (7 décembre 1971)
  • Collection : Classiques
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2253002852
  • ISBN-13: 978-2253002857
  • Dimensions du produit: 10,9 x 2,8 x 17,5 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.3 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (21 commentaires client)
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Gervaise c'est moi! 15 novembre 2010
Par Arabela
Format:Poche
Personnellement j'ai été choquée à la lecture. J'ai trouvé le style d'une violence inoui et pourtant j'ai fini le livre en quelques jours!
Le titre est court mais nous livre le message attendu. L'assommoir est là.On le voit à presque tous les coins des rues. Il existe encore au XXI-ème siècle.
Je pourrai dire:"Gervaise c'est moi!".Son personnage m'a beaucoup touché.Pour elle et ô combien d'autres d'entre nous la vie n'est autre chose qu'un assommoir. Nous rendons nous vraiment compte ou bien évitons nous d'en penser?!
Ce Paris sombre, misérable, cet univers grotèsque qui entoure cette femme,tout participe à sa déchéance qui est à la mesure de sa force de caractère.Elle se noie dans l'alcool parce que ses efforts de s'en sortir dans ce millieu ouvrier auquel elle appartient n'aboutissent pas. Elle est vouée à l'écheque.Tout en avançant la lecture on le devinne. Personne n'ai là pour l'aider et elle tombe de la hauteurs de ses rêves.C'est une très belle et tragique histoire. Sincèremment je pense que le livre est dûr au point d'en pleurer.Se rendre compte qu'on est que des marionnettes dans une pièce de thèâtre de l'absurde... triste conclusion.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La Goutte d'Or vers 1860 6 avril 2009
Par zybine, amateur éclairé TOP 100 COMMENTATEURS
Format:Poche
L'histoire, tout le monde la connaît : Gervaise Coupeau, née Macquart, s'établit blanchisseuse à la Goutte d'Or et, par faiblesse de caractère, mauvais choix de ses maris et amants, alcoolisme, mange son fonds de commerce pour finir seule, abandonnée de tous et quasi morte de faim, dans une niche immonde qu'on ne donnerait pas à son chien. A la relecture, l'Assommoir (1877) mérite son extraordinaire succès - qui dure. Trois motifs au moins pour cette étonnante longévité.
D'abord, le cadre : c'est la Goutte d'Or du Second Empire, frontière entre Paris et la banlieue, qui s'intègre petit à petit à la ville avec la percée du boulevard Magenta et la construction de l'hôpital de Lariboisière ; c'est un peuple d'ouvriers mal dégrossis (zingueurs, forgerons, orfèvres) et de petits artisans, minés par l'alcool et l'absence de protection sociale, perdus sans les solidarités familiales qui combattent la solitude et suppléent à l'Etat et poursuivant toujours l'espoir d'une promotion sociale. Tableau jamais présenté dans la littérature de l'époque.
Ensuite, la langue. On parle peuple dans L'assommoir, on cause argot, et pas seulement dans les dialogues mais aussi dans la narration de Zola. Cela dégoûta les esthètes et c'est aujourd'hui étonamment moderne. On croirait parfois lire du Céline, un Céline obsédé par le ventre, la bouffe, la digestion.
Et puis, il y a le pathétique terrible de Zola. Il a présenté bien d'autres grandeurs et décadences mais peu sont aussi fortes que la chute de Gervaise et de Coupeau. La distance qu'il maintient avec Gervaise, dont les tares initiales (faiblesse de caractère, indolence) et les mauvais choix sont implacablement pointés, rend sans doute plus juste encore sa déchéance. Ni icône, ni modèle, ce n'est pas une héroïne, c'est la victime des circonstances et de ses propres choix. Libre au lecteur de la juger.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Le nez dans la misère la plus abjecte 6 mars 2013
Par Eminian TOP 500 COMMENTATEURS VOIX VINE™
Format:Poche
Émile François Zola (1840-1902) écrivain et journaliste, est considéré comme le chef de file du naturalisme. C’est l'un des romanciers français les plus populaires, l'un des plus publiés, traduits et commentés au monde. Sur le plan littéraire, il est principalement connu pour Les Rougon-Macquart, fresque romanesque en vingt volumes dépeignant la société française sous le Second Empire et qui met en scène la trajectoire de la famille des Rougon-Macquart à travers ses différentes générations. Les dernières années de sa vie sont marquées par son engagement dans l'affaire Dreyfus avec la publication en janvier 1898, dans le quotidien L'Aurore, de l'article intitulé « J’Accuse…! » qui lui a valu un procès pour diffamation et un exil à Londres.
Dans ce septième volume des Rougon-Macquart, paru en 1877, Emile Zola délaisse les salons et la bourgeoisie pour nous entraîner à l’autre bout de l’échelle sociale, le monde ouvrier et sa face la moins reluisante, ce qui vaudra à l’écrivain de nombreuses critiques lors de sa parution, le livre étant jugé trop cru et trop réaliste. Pour autant, c’est cette boue scandaleuse pour certains, qui en fera un véritable succès public, comme quoi le scandale faisant vendre, ne date pas d’aujourd’hui…
Gervaise est arrivée à Paris avec son amant Lantier, un flemmard de première qui vit sur le travail des autres, en l’occurrence sur la maigre paye de lavandière de sa concubine. Bien vite abandonnée, la jeune femme se voit courtisée par Coupeau, un couvreur-zingueur, travailleur honnête et fidèle. Dans un premier temps ils se mettent en ménage dans un misérable immeuble où habitent les Lorilleux, sœur et beau-frère de Coupeau, puis ils décident de se marier. Lentement le ménage prospère grâce à leur travail, leur sérieux et la bonne gestion de leurs maigres revenus. Un enfant naît, Nana. Gervaise avait déjà eu deux autres enfants, des garçons expédiés rapidement par Emile Zola qui les envoie en province.
La lavandière devient amie, en tout bien tout honneur, avec Goujet, un jeune forgeron timide secrètement amoureux de Gervaise qui vit avec sa mère, près de chez eux. Après que Coupeau tombé d’un toit, se soit grièvement blessé, Goujet prêtera une forte somme à Gervaise pour qu’elle ouvre un commerce de blanchisseuse, ses affaires marchent bien et elle engage des ouvrières repasseuses. Gervaise ne le sait pas encore mais elle est arrivée à son zénith et dès lors la descente va commencer. Elle sera inexorable et terrible.
Coupeau devenu invalide découvre les bons côtés de la fainéantise, il traîne à droite et à gauche et finit par se laisser entraîner à boire par des amis peu recommandables. L’Assommoir, un troquet où trône un alambic, devient leur quartier général. Petit à petit, les quelques économies du couple sont converties en coups à boire par Coupeau. Là-dessus, retour de Lantier qui devient copain avec Coupeau et finit par s’installer chez le couple où il fait son nid en évinçant le mari abruti par l’alcool. La dégringolade s’accélère, Coupeau boit de plus en plus, Lantier mange leurs économies, Gervaise sombre à son tour et doit se séparer de son commerce pour éponger une partie de ses dettes. Retour à la case départ dans une misérable chambre. Nana, jeune délurée pas farouche quitte le domicile et disparaît – du moins dans ce roman. La misère n’en a jamais assez et s’acharne sur Gervaise qui maintenant boit aussi. Les évènements les plus sordides s’enchaînent, Coupeau décédera alcoolique au dernier degré et Gervaise crèvera de faim, comme un chien, dans un cagibi sous un escalier qui lui servait de dernier logis.
S’il y a des romans noirs et éprouvants, L’Assommoir en est le plus parfait modèle. Tout est épouvantable dans cette histoire car Gervaise, l’héroïne, n’est pas foncièrement mauvaise, elle fait montre d’un beau courage quand elle trime dur pour élever son niveau de vie, tout le monde apprécie son travail et elle ne manque pas de cœur on le voit tout au long du roman ; toujours prête à pardonner ses incartades à son homme ou à se réconcilier avec son entourage, voire à tenter d’intervenir pour sauver la petite Lalie des violences de son père alors qu’elle-même est déjà bien bas. Certes elle n’est pas prudente, dépensant aussi sans compter (un chapitre extraordinaire sur le gueuleton qu’elle organise pour sa fête, un repas comme on les faisait au XIXe siècle avec une multitude de plats et de bouteilles vidées, intérêt sociologique et mise en appétit garantie) et n’hésitant pas à emprunter plus que de raison.
Mais ce qui est réellement éprouvant dans ce roman, c’est la violence causée par l’alcoolisme. Les hommes qui frappent leurs femmes et leurs enfants jusqu’à la mort, la perte de tous leurs repères, le moindre sou chèrement gagné qui finit en chopine alors qu’épouse et marmots attendent un quignon de pain à la maison. A cela s’ajoute, la promiscuité, on vit à plusieurs dans une pièce, les commérages de quartier, les alliances et mésalliances qui vont et viennent en fonction d’intérêts mesquins.
Comme toujours Emile Zola a bossé son sujet, les descriptions liées aux activités professionnelles sont remarquables de précision, qu’il s’agisse des repasseuses, du couvreur ou du forgeron et la langue truffée de termes d’argot ou de mots grossiers met le lecteur en condition. Zola qui avait été journaliste, livre ici un roman en forme d’enquête in vivo, très moderne en somme. D’autant plus que la pauvreté, la faim et la misère, l’alcoolisme et les violences familiales, restent hélas, des sujets d’actualité.

« Tous deux se regardèrent. Ah ! mon Dieu ! Ils en étaient là, le père Bru mendiant, Mme Coupeau faisant le trottoir ! Ils demeuraient béants en face l’un de l’autre. A cette heure, ils pouvaient se donner la main. Toute la soirée, le vieil ouvrier avait rôdé, n’osant aborder le monde ; et la première personne qu’il arrêtait, était une meurt-la-faim comme lui. Seigneur ! n’était-ce pas une pitié ? Avoir travaillé cinquante ans, et mendier ! S’être vue une des plus fortes blanchisseuses de la rue de la Goutte-d’Or, et finir au bord du ruisseau ! Ils se regardaient toujours. Puis, sans rien se dire, ils s’en allèrent chacun de son côté, sous la neige qui les fouettait. »
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Commentaires client les plus récents
1.0 étoiles sur 5 j'adore
Cela fait deux fois que je lis ce livre. Il est super Zola à fait un trés bon roman. A Lire absolument
Publié il y a 1 mois par HURTEBIZE
5.0 étoiles sur 5 +++++++++
Vous pensez que les naturalistes sont ennuyeux, que Zola est has been?! Vous vous trompez! Plongez-vous dans cette série et vous serez transportés avec plaisir.
Publié il y a 3 mois par Anaïs
4.0 étoiles sur 5 un bon roman de chez zola
Ce livre nous narre la vie de Gervaise,qui s'installe à Paris avec son amant et ses deux fils. Lire la suite
Publié il y a 4 mois par florent bantignie
3.0 étoiles sur 5 parfait
Très bien, si vous ne l'avez pas lu.Lisez -le vite. à lire et relire du zola dans toute sa splendeur!
Publié il y a 6 mois par mehdi101
4.0 étoiles sur 5 L'enfer c'est les autres!
Je ne suis ni vieux,ni etudiant forcé a lire zola. J'ai voulu me rendre compte moi même de ce livre dit "assomant". Lire la suite
Publié il y a 7 mois par Brian
5.0 étoiles sur 5 super
la vie au temps de zola... quoi de mieux que de lire (ou relire) cet écrivain de talent pour découvrir ce qu'était la vie à cette époque...
Publié il y a 18 mois par mina4951
5.0 étoiles sur 5 A LIRE!
Il y'a d'ordinaire beaucoup de préjugés sur ce livre. J'ai longtemps entendu dire que L'assommoir était assommant! Eh bien non pas du tout. Lire la suite
Publié il y a 20 mois par steffinette
5.0 étoiles sur 5 Noir
Zola nous entraine avec brio dans la spirale de l'alcoolisme et de la déchéance. On s'y croirait !
Publié le 14 août 2010 par noémie
3.0 étoiles sur 5 OCCASION
Il y a certainement plusieurs degrés dans l'état d'un objet que l'on dit d'occasion. J'ai déjà acheté plusieurs fois des livres d'occasion sur... Lire la suite
Publié le 6 juin 2010 par Solveig
5.0 étoiles sur 5 Dans les méandres de la détresse humaine
Rarement la déchéance n'aura été rendue d'une manière aussi pathétique. Lire la suite
Publié le 29 décembre 2009 par Jeff le frisé
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