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Inspiré d'un fait divers, qui a lui-même inspiré la nouvelle d'Honoré de Balzac L'Auberge des Adrêts, L'Auberge Rouge reste un des meilleurs films de son réalisateur. Cette farce truculente sur la cupidité, le hasard et fortune, a d'ailleurs subi les foudres du clergé à sa sortie, et le tournage émaillé de brouilles à répétitions, le producteur, par ailleurs marchand de canons, croyant financer une uvre morale ! Ce film représente à la perfection ce que d'aucuns dénoncèrent comme la "Qualité française" : un solide scénario, des dialogues au cordeau que l'on doit aux duettistes Aurenche et Bost, une distribution irréprochable. Impossible de ne pas se délecter devant ce couple d'aubergistes cupides formé par Françoise Rosay – La Kermesse héroïque – et Julien Carette – La Grande illusion – ; ni de s'esclaffer devant les petits arrangements que s'octroie le capucin – Fernandel – avec la morale. Autre caractéristique du style Qualité française : des seconds rôles campés avec délice, de Jacques Charon à Jean-Roger Caussimon, en passant par Dalibert ou Grégoire Aslan. Une vision caustique du genre humain, qui n'est pas sans rappeler celle d'un Céline, et que le réalisateur portera à son apogée avec La Traversée de Paris. --Sylvain Lefort
Synopsis
Aubergistes, les époux Martin tuent leurs clients pour les voler. A leur actif : cent trois meurtres ! De passage sous leur toit, un moine confesse Marie Martin. Tenu au secret, il va tenter de sauver le groupe de voyageurs tout juste débarqués, sans pouvoir toutefois leur révéler le destin tragique qui les guette.
Synopsis
Les propriétaires d'une auberge des Cévennes ont pris l'habitude de tuer leurs clients pour les détrousser. Un soir d'hiver, n'ayant pas eu le temps d'enterrer leur dernière victime, ils en font un bonhomme de neige. Mais un moine et son compagnon de voyage connaissent la vérité et vont tenter de confondre les aubergistes...
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L AUBERGE ROUGE