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5.0 étoiles sur 5
Une perle toujours aussi avant-gardiste, 18 décembre 2003
Une sorte de genre de merveille comme dirait l'autre... D'une beauté redoutable ce premier film américain de Murnau n'a pas pris une ride, ce qui pas loin de 80 ans après sa sortie est un bel exploit. La mise en scène avant-gardiste, le scénario intemporel (le mari, la femme, la maitresse, etc.), le jeu des acteurs tout en retenu (un exploit du temps du muet où surjouer était trop souvent de mise), une partition musicale bouleversante, bref même à la 5463ème vision l'effet coup de poing est toujours garanti. Vivement la 5464ème ! En prime, un superbe boulot d'édition DVD avec bonus et un fac-similé du numéro de L'Avant-Scène de 1974 consacré à cet "Aurore".
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5.0 étoiles sur 5
Murnau en pein midi, 10 décembre 2003
Je ne suis pas sûr que comme le disait Truffaut que ce soit le plus beau film du monde, d'autres méritent également ce qualificatif (La nuit du chasseur, Citizen Kane...) mais c'est une des plus belles étoiles du cinéma muet. Aprés avoir dans "le dernier des hommes en 1924 et avec Emil Jennings" (odyssée d'un vieux portier d'hotel déchu) ,introduit la caméra subjective dans le cinéma, Friedrich Wiihelm Murnau réalise en 1927 une des apogées du film muet qui vit ses derniers instants. Cette allégorie de l'amour pur face à la ville corruptrice réinvente le drame d'amour romantique. Une caméra mobile, des lumières psychologiques , une ville oppressante face à la douce nature, une pureté immense dans l'analyse des entiments et surtout une figure féminime digne de l'éternel féminin (l'immense Janet Gaynor). L'approche du metteur en scène est toute de tendressse et de poésie
En fait oui ce film venu de la nuit des temps est un immense poéme lyrique.
retrouver une copie si bien restaurée, un film si prenant et beau justifie le DVD qui peut être autre chose que la compilation de films insipides et guerriers. Le DVD a une mission aussi de cinémathéque
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5.0 étoiles sur 5
UN FILM D'UNE BEAUTE A COUPER LE SOUFFLE, 2 février 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Aurore - Édition Collector [inclus un CD audio de la BO du groupe Lambchop] (DVD)
L'Aurore (Sunrise, 1927) est considéré par nombre de cinéastes et de critiques de cinéma comme le plus beau film du monde.
Chef-d'oeuvre de Friedrich Wilhelm Murnau, ce film muet est effectivement d'une beauté à couper le souffle.
C'est un film intemporel et universel.
Un homme jeune est marié à une femme aimante. Il est fermier sur une île.
Une femme de la ville passe ses vacances sur l'île. L'homme est pris entre l'amour qu'il porte à sa femme et l'attirance sexuelle pour la femme de la ville qui le pousse à tuer sa rivale en faisant croire à une noyade accidentelle.
L'homme emmène sa femme pour une promenade en barque sur le lac. Il s'apprête à la tuer mais ne peut s'y résoudre. Arrivés sur la terre ferme, la femme s'enfuit vers la ville. Le mari veut se faire pardonner. Leur amour pourra-t-il se reconstruire et le destin laissera-t-il le couple s'aimer à nouveau ?
L'Aurore est un film d'une beauté époustouflante et d'une grande profondeur.
Il est construit sur une série d'oppositions violentes : l'amour idéalisé et l'attirance des sens, la femme aimante et l'aventurière, le jour et la nuit, la campagne et la ville. L'homme pris par ses pulsions cède, résiste et renaît et le couple parvient à reconstruire son amour.
Le scénario met en relief des sentiments extrêmement puissants que la mise en scène de Murnau pousse à l'extrême
Le film comporte des scènes inoubliables : la mise en valeur des attraits de la ville par la femme séductrice, la tentative de meurtre sur la barque, le tramway serpentant dans la ville, la scène du mariage auquel assistent les époux et qui leur permet de se jurer à nouveau fidélité, les gamineries chez le photographe, le baiser qui immobilise la circulation, la poursuite du petit cochon, la danse paysanne, le salon de coiffure où la fidélité de chaque époux est mise à l'épreuve, la tempête, les roseaux éparpillés, le sauvetage de la femme aimée que son mari avait cru morte et le retour honteux de la femme fatale à la ville.
Le jeu des acteurs et leur direction par Murnau est sublime. Les expressions des visages ou de simples démarches traduisent des sentiments d'une intensité violente. Murnau joue habilement de la division de l'écran et du passage entre la gauche et la droite pour symboliser les antagonismes.
C'est un film que l'on n'oublie pas.
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