Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Le Gendarme chez Molière ou l'Avare incarné,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Avare (DVD)
Brillante adaptation de cette pièce de Molière... Pour les inconditionnels de Molière aussi bien que pour ceux que le théâtre ennuie et qui seraient plus inspirés par De Funes, un Avare à ne rater sous aucun prétexte on ne s'ennuie pas... Les decors préservent la touche-théâtre du film, les acteurs, connus (dont Galabru, Claude Gensac, Bernard Menez)et moins connus donnent à l'ensemble une saveur croustillante...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Louis de Funès c'est fun à en pardre la raison,
Par Jacques COULARDEAU "A soul doctor, so to say" (OLLIERGUES France) - Voir tous mes commentaires (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Avare (DVD)
Molière est un génie tout le monde le savait, mais en plus quand on ose le mettre au grand écran du cinéma, il devient prophétique. C'était un génie du cinéma tout autant que du simple verbe comique ou poétique. Louis de Funès s'efforce de supprimer le statique du décor unique et fait évoluer l'action dans l'entier de la ville. Puis il ose projeter des scènes ou des apartés de simple pensée dans des séquences qui sont comme des dépaysements et des divagations. Il va même jusqu'à réécrire de simple scène de salon en procès dans une cour de justice ou bien encore en scène de café. Rien ne lui résiste, surtout pas l'absurde du coq à l'âne et de la queue de poisson. Il ose même développer certains points de rupture ou de montage avec des ruminations qui révèlent encore plus son réalisateur que son auteur, comme la quête d'une messe dans une quelconque église qui devient un fil rouge du début à la fin pour caractériser l'obsession paranoïaque de cet Harpagon, qui n'est même plus aujourd'hui un simple nom propre. Mais au-dela du deus-ex-machina qui fait surgir un père d'un chapeau de magicien, une mère, une fille et un fils, un frère et une saeur d'une malle de prestidigitateur, il n'en reste pas moins que cette pièce a deux immenses et éternelles dimensions. D'une part la charge contre l'avarice, mais bien comprise comme la perversion de la possession fétichiste de l'argent qui pousse l'avaricieux à chercher des profits faciles dans l'usure qui exploite la misère et les urgences des autres, y compris les propres membres de sa famille, ses propres enfants. La charge est impitoyable même si certaines singeries de Louis de Funès, pour lequel le film a été de toute évidence fait par lui-même, narcissisme ombilical s'il en est, font que ce vice apparaît plutôt comme une distraction mondaine et une plaisanterie de mauvais goût et sans importance. D'autre part la question du mariage libre des enfants. Là, la bataille ne sera gagnée, officiellement, qu'avec la Révolution Française de 1789, et dans les faits elle n'est pas encore complètement gagnée, loin s'en faut, même en France. Molière prend un malin plaisir à créer un imbroglio invraisemblable, et d'autant plus efficace parce qu'invraisemblable, qui lui permet de mettre face à face les arguments des parents tyranniques contre ceux des enfants revendiquant leur droit de choisir librement leurs époux et épouses. L'argumentaire est impitoyable, tant pour que contre, tant d'un côté que de l'autre, car de telles conquêtes humaines, sociales et culturelles, nécessitent un consensus qui n'a donc pas de raisons d'être justifié car cela devient naturel comme de boire quand on a soif, de manger quand on a faim, de respirer quand on manque d'air et de rentrer chez soi quand on veut un peu de solitude, du moins si on a un chez soi, même si c'est une clairière dans quelque forêt, ou une tente sur un trottoir. Mais même ces versions réduites du chez soi sont parfois remises en cause. C'est là que nous avons besoin de Molière. Il savait tourner en dérision les égoïsmes humains sans pour autant ne pas voir les travers des générosités humanistes. Louis de Funès ajoute beaucoup de plaisir visuel et immédiat à une comédie qui en plus est source pour nous d'un plaisir intellectuel et même spirituel immense. Redemandez-en un peu plus, du moins si cela est possible.
Dr Jacques COULARDEAU, Université Paris Dauphine, Université Paris I Panthéon Sorbonne Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Du théâtre bien servie par le DVD,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Avare (DVD)
De Funès interprète avec brio le fameux personnage d'Harpagon, ne concevant le bonheur - y compris celui de ses enfants - que dans et par l'argent. Tout en respectant l'esprit et le texte de Molière, la réalisation de Girault parvient à libérer l'intrigue du carcan théâtral, en évitant le huis-clos et jouant les scènes sans trop de pompe.Une remasterisation réussie pour une image propre et équilibrée. Apprenant donc vos classiques avec plaisir.... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|