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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le centralisme démocratique,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Aveu (Poche)
Dans cette autobiographie bouleversante, Artur London évoque les rouages diaboliques d'un procès purement politique dans un état dont tous les pouvoirs (politiques, économiques, sociaux) étaient monopolisés par un parti unique. De plus, ce parti était dirigé et contrôlé par un parti frère étranger dans l'intérêt de ce dernier.Par les (confessions) autocritiques publiques imposées aux membres et par les rapports que les dirigeants rédigeaient régulièrement sur leurs subordonnés, les personnes au pouvoir (directement ou indirectement) disposaient d'éléments réels et essentiels contre leurs 'ennemis' en cas de règlements de compte. De plus, les accusations contre les inculpés étaient si vastes qu'elles pouvaient être utilisées contre tout l'appareil du parti du plus haut au plus bas. Les interrogations inhumaines parvenaient à transformer les victimes en animaux dominés uniquement par leur instinct de conservation. En fin de compte et même en étant innocents, les inculpés ont avoué d'être coupables ... dans l'intérêt du Parti (qui ne se trompait jamais) et du socialisme. Onze ont été condamnés à mort par pendaison (leurs cendres ont été vidées dans des sacs à pommes de terre) et trois à la peine de privatisation de liberté à perpétuité, dont l'auteur. Le livre démontre brutalement qu'un système politique, basé sur le 'centralisme démocratique' n'est en fait rien d'autre qu'un déguisement pour un 'centralisme bureaucratique pour éliminer la démocratie'. Le Parti n'était pas un moyen pour arriver à la société socialiste, mais un but pour consolider le pouvoir d'une petite clique. Cette autobiographie prouve aussi la désastreuse et mortelle division de la gauche. Des anarchistes, communistes, socialistes, trotskystes et titistes se battaient entre eux et s'entretuaient. Ce livre est un document humain d'une rare intensité émotionnelle. A lire absolument. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
malaise,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'aveu (Broché)
La lecture de cet ouvrage - passionnant au demeurant- me laisse un peu mal à l'aise car l'auteur étale candidement son fanatisme Kominternien et celui de son épouse ; il n'invoque jamais ou pas très clairement les droits de l'homme et les libertés individuelles (notions bourgeoises sans doute) mais surtout la fausseté des accusations et l'incompréhension du fait qu'elles émanent de ses camarades ; ce qui laisse supposer qu'il aurait toléré un traitement identique envers un non communiste pour un délit d'opinion ; de même il ne se révolte pas contre les mauvais traitements mais veut surtout s'expliquer. Enfin il cherche à envoyer sa femme à l'Ouest pour qu'elle fasse intervenir le PCF son beau-frère étant membre du bureau politique; bref tout sauf un dissident; pas la moindre autocritique;
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