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le 8 avril 2007
« La terre était riche, belle, émaillée de rizières, piquetée de temples. C'était un pays d'élection pour une vie simple et paisible ». Telle est la première description du Cambodge que nous livre François Bizot, arrivé au pays Kherm en 1965. L'ethnologue venait y étudier le bouddhisme d'Asie du sud-est dont les temples d'Angkor constituent à la fois un mystère architectural et une splendeur dédiée à la vie spirituelle, aujourd'hui menacée par les trafiquants et pillards au service de l'avidité des touristes et des collectionneurs (1). Arrêté et enchaîné le 10 octobre 1971, interné 3 mois dans le camp d'Omleang, il sera l'un des 3 rares survivants de ce lieu de détention et de tortures, commandé par Douch, responsable de la mort de plusieurs milliers de personnes, actuellement jugé pour crime contre l'humanité, et auquel il doit pourtant la vie.
Trente années plus tard, il décrit avec mesure, et une précision souvent poétique, la chute de Phnom Penh en 1975, le jeu des regards et des comportements d'hommes et de femmes pris dans la tourmente pour laquelle ni vainqueurs ni vaincus n'étaient préparés, la dérision des prétentions et simulacres des organisations diplomatiques. Toujours, respectueux des différences culturelles « [...] parce que ce ne sont pas seulement les mots qui diffèrent d'une langue à l'autre, ce sont aussi les idées qu'ils traduisent, les façons de penser et de dire », il prend grand soin de dépeindre, au travers d'une écriture splendide mais sans emphase, les mécanismes de transformation brutale des êtres confrontés à des événements qui les dépassent, à l'idéologie comme religion, à la mort omniprésente. « Il est des expériences qui nous contraignent à tout réviser ».
Cité comme témoin à décharge au procès du professeur de mathématiques Douch, communiste engagé, du responsable consciencieux et instrument du génocide de son propre peuple, il décrit ces circonstances extrêmes où l'adaptation humaine se retourne comme un doigt de gant : « La mort était si proche que nous nous étions accoutumés à son haleine fétide, sa figure hideuse, et si familière que personne n'en supportait longtemps avec le même haut-le coeur, l'omniprésence aux quatre coins de notre camp : comme eux, comme Douch, comme l'homme sur la terre, j'avais secrètement apprivoisé l'épouvante ».
La position de l'auteur ne sera pas sans évoquer celle d'Annah Arendt vis-à-vis d'Eichman, et peut-être pouvons nous espérer en l'établissement d'un contrat philosophique pour une éthique de la joie (concrète et non mercantile) pour lutter contre la barbarie (2).

1. Les temples d'Angkor, National Geographic France, Aout 2000, vol. 3.2., N°11 : 84-111.
2. Misrahi, R., Martin, N., Un combat philosophique, LASTRENNE : Editions Le bord de l'eau, 2000, 190 pages
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le 11 février 2008
Vous ne lirez pas 10 livres comme celui-ci dans votre vie. Dans une langue exceptionnelle, Bizot questionne le bourreau épris de justice qui sommeille en chacun d'entre nous. Singulier renversement des rôles dans ce dialogue d'un professeur de mathématiques cambodgien devenu bureaucrate de la mort pour que s'accomplisse la fin de l'histoire décrétée par un philosophe occidental, et d'un ethnographe-aventurier, amoureux érudit du bouddhisme khmer et d'un temps, d'un pays, d'une sagesse immémoriales. Chacun des deux risqua sa vie dans le moment de cette rencontre. Chacun vécut plus tard l'anéantissement de son illusion: le Cambodge immémorial disparut à jamais en même temps que l'utopie d'un ordre juste, tous deux noyés dans le même fleuve de sang. Bizot nous livre, en même temps qu'une méditation d'une rare profondeur sur la part du Mal qui nous est co-substantielle, un témoignage d'ethnologue sur les camps khmers rouges de la première heure, sur la chûte de Pnomh-Pen. Décidément, un très grand livre.
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6 sur 6 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
50 PREMIERS REVISEURSle 22 octobre 2013
"J’ai écrit ce livre dans une amertume sans fond. Un sentiment désespéré le traverse".

Comment pourrait-il en être autrement ?

François Bizot était installé au Cambodge depuis des années, pour y étudier les monuments et traditions boudhiques.
En 1971, sa route croise celle des Khmers rouges qui vont le détenir durant 3 longs mois. Là, il verra se mettre en place ce qui sera appelée la "machine de mort" faite d’interrogatoires, mauvais traitements, tortures et exécutions, sous couvert d’une idéologie criminelle et folle.

Libéré, il assistera en 1975 à l’arrivée des Khmers rouges à Phnom Penh. Servant d’interprète au Comité révolutionnaire dans ses relations avec les autorités françaises sur place, il sera encore un témoin privilégié. Il est un des rares prisonniers du tristement célèbre Douch (ou Duch) qui soit sorti vivant d’un des camps qu’il dirigeait.

Ce livre est admirable, même si je ne l'ai pas trouvé sans défauts (j'y reviendrais).

Bizot retrace parfaitement le climat de ce moment charnière et il ne cache aucune responsabilité. Les régimes politiques corrompus, la brutalité policière et militaire des forces gouvernementales, la "méthode grossière des Américains, leur ignorance crasse du milieu dans lequel ils intervenaient, leur démagogie maladroite, leur sincérité déplacée… " sont autant de facteurs expliquant la victoire des Khmers rouges sur "un ennemi en pleine déroute physique et morale".

Au cours de sa détention il voit ses camarades prisonniers "cesser de croire" à leur propre innocence (" peut-on être innocent quand on a des chaines ?") ou se figer docilement avant le choc fatal car les Khmers rouges connaissaient cette loi du fond des âges : "l’homme s’occit plus facilement que l’animal".

Il côtoie ces révolutionnaires "issus pour la plupart, de petits commerçants ou d’employés frustrés", qui n’ont "jamais fait la rizière", mais qui se représentent "idéalement le paysan Khmer comme un stéréotype de la révolution permanente" …qui doit "servir d’étalon à l’homme nouveau". Ce paysan devient un "héros dont tout le monde se moque, dans une guerre qui n’est pas la sienne".

Bizot avait tout compris dès 1971, de la nature de cette "nouvelle religion" inspirée des mythes et des règles de la religion boudhique : renoncer aux attaches matérielles, aux liens familiaux qui fragilisent, quitter parents et enfants, se soumettre à la discipline et confesser les fautes…des "10 commandements moraux" appelés "sila", comparables aux "10 abstentions" (sila) boudhiques. Il y a aussi la division de la population entre "initiés » et novices".

Il avait tout compris de la volonté des dirigeants communistes Khmers de "soumettre la nation à une mort initiatique", de réfléchir à "une méthode qui rende l’homme heureux malgré lui."

Il s’agit donc d’un livre important et terrible. C’est l’homme nu, avec ses faiblesses, ses contradictions, sa volonté de comprendre, de rechercher en permanence la part d’humanité chez le tortionnaire, pour connaître la sienne propre.

Et pourtant, je n'ai pas été aussi bouleversé que je l’aurais cru, car plusieurs aspects m’ont dérangé.

Il y a d'abord le sujet des relations entre Bizot avec Douch.
Je sais bien que l’homme par définition, ne peut être qu’humain avec ses forces et faiblesses, qu'il y a une part d'humanité dans chaque monstre...mais à un moment, la "compréhension" de l’auteur pour Douch m’a gêné.
Attention, j'ai bien conscience que Bizot ne confond pas la tolérance avec le pardon. Mais voir décrire Douch comme quelqu’un qui se livrait à "une recherche passionnée de droiture morale qui ressemblait à une quête de l’absolu" m'a été difficile.
Idem quand il avoue courageusement qu’il se surprend à éprouver pour Douch, de l’affection, au moment précis où se révèle sa cruauté, qu'il sent chez lui, une "souffrance constante" et voit dans leurs rapports, comme "une tension de l’âme, une sympathie élargie au-delà de la fraternité de circonstance".

D'ailleurs, quand Bizot retournera au Cambodge 30 ans plus tard, il se demandera comment "l’homme épris de justice" a pu devenir le "chef des tortionnaires", comment son "malheureux ami n’a subi aucune transformation. Rien n’a changé : en bon élève et sans faillir…il a continué le même travail".
Son libérateur était devenu bourreau et cette situation le trouble toujours.

Par ailleurs, quand Bizot parvient grâce à une ruse, à manipuler ses gardiens, il a cette phrase étonnante "Je retirais de ce petit jeu une vive satisfaction. Et de cette jouissance que j’éprouvais me vint l’idée que j’avais, moi aussi, les qualités pour à sa place, faire un bon bourreau".

Cette position consistant à préjuger que chacun peut devenir un bourreau, me dérange. On parle de quelqu'un qui a fait torturer et tuer systématiquement au moins 20000 personnes dans son camp du S21, sans jamais chercher à refuser ce rôle. Qui a obligé Douch à afficher cet absurde et horrifique commandement sur les murs du S 21 : ""Commandement no 6 : Il est strictement interdit de crier pendant qu'on reçoit des coups ou des décharges de fil électrique" ?

D'ailleurs, Douch joue de cette idée du monstre qui sommeille en chacun de nous, pour fuir ses responsabilités (lire à ce sujet, le remarquable L'Élimination.

Je n'arrive pas à adhérer à cette idée qu'il n'y aurait que des bourreaux qui s'ignorent et je suis plus à l'aise avec la position de Primo Levi selon laquelle toutes les zones grises du monde peuvent exister, mais les victimes sont les victimes, et les bourreaux bourreaux, un fleuve de sang et de souffrance les sépare à jamais.

Autre réserve : le style.
Il est souvent brillant, mais il empêche aussi parfois le souffle de l’émotion. Certaines tournures sont curieuses et donnent l’impression d’une "traduction" dans un style oriental qui déconcerte. Par exemple :(p 270) "D’épais coups de pinceau d’encre sombre interceptèrent le soleil, faisant monter dans l’air lourd des flèches électriques, qui zigzaguèrent en grondant dans le lavis du ciel".

La retranscription des dialogues m'a semblé parfois artificielle, comme dans ce long dialogue sur 12 pages,entre Douch et Bizot.
Qu’on retranscrive l’idée, bien entendu, mais l’exhaustivité…Comment qui que ce soit pourrait se souvenir de dialogues aussi précis ?

Dernier point, anecdotique sans doute.
Bizot a des silences troublants.

Ainsi, s’il parle souvent de sa fille Helen pour laquelle il s’inquiète, il ne semble guère faire cas de la mère de cette dernière. Qui est cette inconnue jamais appelée autrement que "la mère d’Hélène" ou "la mère de la petite" ? Pourquoi n’a -t-elle pas droit à un nom, là où tant d’inconnus sont partis sans laisser de traces ? Il la laisse partir sur les routes avec les autres forçats de l’exode de 1975. Qu’est-elle devenue ? Mystère*.

Autre cas (p 299) quand il fait l'objet d'avances par une jeune réfugiée : "elle dégagea mon sexe du short. Ses yeux mi-clos se révulsèrent, couvrant pudiquement son regard d’une gaze d’argent. Je traversai rapidement la cour… ". Que s’est-il passé ? Si j'osais, je dirais qu'il manque un bout...

J'ai bien conscience que ce sont là des broutilles, mais elles ont suffi à amoindrir le "plaisir" de cette lecture.

Peu importe. Il n'y a pas tant de réflexions aussi poussées servies par une telle expérience sur cet hallucinant moment de l'histoire.

A lire.

* Il semblerait qu'il soit parti à sa recherche en 1979, l'ait retrouvée et installée en France.
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le 12 avril 2002
La préface de John Le Carré m'avait donné envie de lire le livre. Je craignais de tomber sur le enième journal d'une détention et j'ai découvert un récit fascinant: en plus de la relation d'évènements extraordinaires (la prise de pouvoir au Cambodge par les khmers rouges), le livre nous plonge au plus profond de deux personnages apparemment antinomiques (l'humaniste Bizot et le tortionnaire Khmer). Certaines scènes sont réellement bouleversantes et mériteraient de devenir des classiques.
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le 8 juin 2013
Recit plein d'emotions. L'auteur nous relate son emprisonnement pour rien en 1971...où il côtoyait au quotidien la mort et la torture. Prémices à ce qu'allaient vivre des millions de Cambodgiens quelques années plus tard. Ce livre nous permet de voir d'un point de vu occidental l'évacuation de Phnom Pen par les Khmers rouges, avec horreur, " protégé par les mûrs de l'ambassade ".
Le retour sur explication que l'on découvre à la fin du livre est très intéressant et vient compléter le récit déjà bien riche.
Dans un style fluide, simple et vivant on réalise " l'harmonie " qu' était la vie avant les KR malgré ses travers...et l'horreur de l'après qui attend tout un peuple...
A ce moment là, on ne peut que se dire...tout se gâchis pour rien...
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François Bizot analyse, à travers une écriture littéraire d'une grande érudition, la manière dont il a été fait prisonnier en 1971, ainsi que ses terribles conditions de détention et les immondes exécutions auxquelles il a assisté.
Le responsable de sa détention n'est autre que le terrifiant criminel de masse, Douch, du tristement célèbre lycée de Tuol Sleng transformé en Centre de détention, d'interrogatoires, de tortures et d'exécutions : S-21 à Phnom Penh ; pendant le Génocide par les Khmers Rouges du Peuple Cambodgien, entre 1975 et 1979.

Durant son incarcération François Bizot suscite le dialogue chez son tortionnaire Douch, lui démontrant à travers une subtile argumentation : l'absurdité de son raisonnement et la barbarie engendrées par l'Idéologie, que les responsables Khmers Rouges (Pol Pot, Ta Mok, Von Veth...) lui font appliquer dans le cadre de sauvages exécutions.
Mais pour Douch (inébranlable dans ses convictions), tous les moyens de Terreur (essentiellement par la torture) sont "bons" pour imposer de manière incontournable l'Idéologie Totalitaire Communiste et faire ainsi avouer n'importe quoi à n'importe qui, avant d'exécuter ses victimes. François Bizot dépeint alors la lugubre personnalité de Douch, pages 184 et 185 :

"Dans la nuit, le feu vacilla. Une ombre sinistre dédoubla son visage. J'étais effrayé. Jamais je n'aurais cru que le professeur de mathématiques, le communiste engagé, le responsable consciencieux, puisse être en même temps l'homme de main qui cognait".

Car en effet, François Bizot décrit avec une extraordinaire intelligence : le contexte psychologique effroyable dans lequel se déroulait le monstrueux "rituel" des exécutions individuelles et collectives à coups de bâton, pages 116 117 :

"Le condamné était emmené en forêt, sans avoir jamais eu connaissance du jugement. Si d'instinct il flairait le péril imminent, la consigne était de lui répondre par des mots d'apaisement. Le lieu d'exécution n'était pas très éloigné, mais on n'entendait jamais rien : Thép affirmait que l'arme était un bêchoir ou un gros bâton.
C'était un principe général de cacher la vérité, mais, plus que de mensonge, il s'agissait ici d'un objectif moral : éviter le plus longtemps possible le spectacle affligeant de la panique. Les bourreaux mettaient leur point d'honneur à repousser au maximum le moment de honte où le condamné, pris d'un irrépressible affolement, se laisse aller à des sanglots pitoyables, à des spasmes pathétiques. Ils niaient l'évidence même lorsqu ils faisaient creuser sa fosse au malheureux. Il savaient aussi que, passé ces instants terribles, le sujet, pendant les secondes qui précèdent le choc fatal, se fige docilement. Dans les exécutions collectives, quand les prisonniers, côte à côte, attendent leur tour à genoux, déjà tout est joué. Le corps s'amollit, le cerveau se brouille, l'ouïe se perd. Les ordres sont alors criés ; il ne s'agit plus que de consignes pratiques : "Restez immobiles ! Penchez la tête ! Il est interdit de rentrer la nuque dans les épaules !".
Les Khmers rouges connaissaient instinctivement cette loi du fond des âges et l'utilisaient sans chercher à comprendre : l'homme s'occit plus facilement que l'animal. Est-ce un effet tragique de son développement intellectuel ? Combien de crimes auraient tourné court s'il avait pu mordre jusqu'au bout comme le chat ou le cochon !".

Je conclus cet essentiel témoignage de François Bizot, par ce magnifique paragraphe qu'il nous livre dans l'introduction de son ouvrage, portant sur sa profonde réflexion à propos de l'UTOPIE, page 27 :

"Je hais l'idée d'une aube nouvelle où les HOMO SAPIENS vivraient en harmonie, car l'espoir que cette utopie suscite a justifié les plus sanglantes exterminations de l'histoire.
Pourrons-nous jamais, d'un tel constat, tirer la leçon et nous en souvenir, effrayés, à chaque arrêt sur nous-mêmes ? Notre drame sur terre est que la vie, soumise à l'attraction du ciel, nous empêche de revenir sur nos erreurs de la veille, comme la marée sur le sable efface tout dans son reversement".

Confer également d'autres ouvrages aussi passionnants sur le même thème, de :
- Kèn Khun De la dictature des Khmers rouges à l'occupation vietnamienne ;
- François Bizot Le silence du bourreau ;
- Thierry Cruvellier Le maître des aveux ;
- Malay Phcar Une enfance en enfer : Cambodge, 17 avril 1975 - 8 mars 1980 ;
- François Ponchaud Cambodge année zéro ;
- Claire Ly Revenue de l'enfer : Quatre ans dans les camps des Khmers rouges ;
- Sam Rainsy Des racines dans la pierre ;
- Pin Yathay Tu vivras, mon fils ;
- Livre de Raoul Marc Jennar : "Khieu Samphan et les Khmers rouges : Réponse à Maître Vergès" ;
- Philip Short Pol Pot : Anatomie d'un cauchemar.
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le 2 novembre 2013
Un livre indispensable pour qui veut être éclairé sur une tragédie qui a marqué la deuxième moitié du XXe siècle. Malheureusement, le style parfois étrange, voire ringard (souvent), en parasite la lecture. Navré de ne pas être, ainsi, intellectuellement correct. Ce point - qui n'est pas un détail - mis de côté, lisez ce témoignage-étude-reportage, d'abord une fois, puis une deuxième, cette fois en laissant tomber la forme, juste pour approfondir car cela s'impose.
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le 19 août 2013
Ce livre fait froid dans le dos. Une visite au camp d'Auschwitz m'avait fait connaitre la folie que l'homme peut commettre sur sa propre humanité. Bizot fut réellement impliqué, sa survie est un mystère. Dut-il la vie sauve à sa connaissance des moeurs usage et surput de la langue. On aimerait savoir comment il a pu se reconstruire après avoir subi de telle épreuve?Les cauchemards l'épargnent-il? Se sent-il coupable, a-t-il dunaccepter quelques compromissons. C'est ces confidences que nous aimerions recevoir. Le récit est palpitant mais il est impossible de comprendre comment on peut arriver ainsinà un vrai génocide.
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Un très beau livre par la forme, une écriture superbe et sobre, mais aussi par le fond, une descente aux abîmes.
Le portail, c'est d'abord le portail de l'ambassade de France au Cambodge, qui, du 17 avril au 7 mai 1975, marquait la frontière entre la vie et la mort. C'est aussi le symbole de la traversée du miroir de l'auteur, lui-même passé dans le monde des morts d'octobre à décembre 1971: à la fin du livre, racontant son retour au Cambodge, il apprend d'un paysan qu'il est le seul survivant du camp où les Khmers rouges l'avaient détenu dans la jungle, plus de trois ans avant leur prise du pouvoir.
Le livre raconte ces deux épisodes, avec une honnêteté et une impartialité que je crois absolues. Au passage, les responsables du drame cambodgien apparaissent les uns après les autres: cécité volontaire des intellectuels de gauche (le dîner avec Jean Lacouture au début du livre, l'épisode du couple Steinbach, enseignants communistes français et propagandistes de la gloire de Pol Pot), balourdise des Américains (la visite de Spiro Agnew est un morceau de bravoure), incapacité militaire du régime de Lon Nol, prestidigitations de Sihanouk, soutien vietnamien aux Khmers rouges (le Vietnam ne tardera pas à le regretter), etc.
Le récit du siège de l'ambassade de France et de ce qui s'ensuivit est encore plus émouvant que le récit de la détention de Bizot dans la jungle, mais celui-ci contient l'interrogation qui ne cesse de poursuivre l'auteur: par quelle aberration du destin a-t-il dû la vie sauve à l'un des pires bourreaux de ce temps?
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le 6 novembre 2011
Un livre intéressant et instructif. Il est vrai que l'histoire n'est pas très simple à suivre mais cette histoire vrai vaut la peine de s'arrêter ..
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